Contrairement à Washington, autre allié privilégié du Burkina qui a réclamé ce week-end un retour du pouvoir aux civils, Paris, qui avait salué vendredi le départ sous la pression de la rue du président déchu, était resté silencieux.
Published in LATEST NEWS
Le message publié sur le site de l'aéroport de Ouagadougou le 31 octobre n'a pas été validé par les autorités aéroportuaires. Le site ne leur appartient même pas. Tout comme bien d'autres dans la région.
Published in Afrique
Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo dénonce la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, estimant que l’ex- président burkinabé ne peut pas ‘’s’en sortir à si bon compte’’ en ayant en prime un ‘’exil doré’’ sur le sol ivoirien, indique un communiqué transmis, lundi, à APA.
Published in Politique
L'armée burkinabè a réaffirmé dimanche soir son engagement à mettre en place un régime de transition dans la concertation, dans un communiqué lu lors d'une conférence de presse après des négociations avec l'opposition.
Published in Politique
Le calme est revenu à Ouagadougou après un épisode houleux autour de la radio télévision nationale où deux personnes se sont proclamées chef de l’Etat en moins de trois minutes. Une foule s'était rassemblée devant le bâtiment à la mi-journée, avant d’être dispersée par les forces de sécurité qui ont procédé à des tirs de sommation.
Published in TOP NEWS
Peuple du Faso,

Peuple voisin,

Peuple frère,

Au lendemain de votre victoire historique sur les forces de l’oppression, je souhaite me joindre à vous pour célébrer le départ de cet homme qui pendant 27 longues années vous a tyrannisé.

Il y encore quelques jours, le nom Burkina Faso rimait tout simplement avec la misère et l’on pouvait lire sur les sites d’information et des recherche des phrases du genre : « Burkina Faso, pays enclavé d’Afrique de l’Ouest dont plus de 80% de la population est illettrée et vit en dessous du seuil de la pauvreté ». Mais grâce à votre bravoure, vous avez réussi à restaurer l’intégrité de votre nation qui aujourd’hui est un exemple pour pas seulement l’Afrique mais l’humanité.

Vous peuple du Faso avez énormément souffert de l’impérialisme. Pour avoir osé remettre en cause les systèmes dominants et avoir changé cette fausse identité de voltaïque qui vous avaient été attribuée par les colonisateurs, le père de votre nation Thomas Sankara fut sauvagement abattu. Le meurtre de Thomas Sankara n’était qu’une partie des plans ignominieux qu’avaient dressés les oppresseurs contre vous. La France a voulu punir Thomas Sankara pour son courage, sa bravoure et son patriotisme. Mais au-delà, elle a voulu vous punir pour votre loyauté qui avait permis à Sankara de réaliser en 4 ans, ce qu’aucun chef d’état n’a pu faire en un si petit laps de temps, dans toute l’histoire du monde. Vous étiez les acteurs de la révolution sankariste et la punition pour ce rôle que vous aviez joué est la misère. C’est ainsi que la France, ses complices et sujets ont tout mis en œuvre pour vous maintenir dans une extrême pauvreté et dans l’obscurité intellectuelle en faisant de votre peuple, le moins lettré du continent.

Ce que vos malfaiteurs n’ont pas compris est que la plus grande richesse d’une nation est son peuple. Aussi, ils se sont trompés sur le fait qu’en évitant d’administrer les cours assimilatoires qu’ils imposent dans leurs néo-colonies à vos enfants, ceux-ci ne connaitraient jamais leurs droits et ne sauraient donc pas réclamer leur liberté. Vous leur avez prouvé le contraire car l’attachement que vous avez à vos valeurs morales et à votre culture vous ont permis de sauvegarder une dignité, une intégrité, un sens du sacrifice et un courage sans parallèle que bon nombre de peuples de la sous-région ont perdu.

J’ose vous envier et aurait tant aimé que mes compatriotes soient dotés de ne serait-ce que le quart de votre bravoure. Mais quand je vois des gens éviter les débats politiques par peur de se faire tuer, des gens soutenir la mafia politique juste pour manger et d’autres mentir à longueur de journée pour se faire aduler, je me demande à quand la révolution togolaise et devient démoralisée.

Toutefois, votre victoire me vivifie et me fortifie car elle démystifie l’impossibilité d’un soulèvement populaire en Afrique. Hier on me disait que ce qui s’était fait en Yougoslavie et en Tunisie ne peut se faire en Afrique. Mais aujourd’hui j’ai la preuve, grâce à vous, que ce qui s’est fait au Burkina Faso pourra se produire au Togo quand nous Togolais comprendront que nous ne pouvons pas compter sur des faux-médiateurs comme Blaise Compaoré, des institutions impérialistes comme l’Union Européenne et des puissances coloniales comme la France qui depuis des années nous roulent dans la farine à tel enseigne que notre pain n’est plus digestible. Nous réussirons aussi à mettre fin à 50 années de domination lorsque nous réaliserons que seuls nous, pouvons et devons libérer notre pays et que cette liberté ne pourra être acquise que grâce à notre courage, notre altruisme et notre sens du sacrifice.

Avant de vous dire au revoir chers frères du Faso, je tiens encore une fois à vous féliciter pour votre victoire et à vous remercier pour cette lueur d’espoir que vous redonnez à l’Afrique. Aussi, je vous appelle à beaucoup de vigilance car les prédateurs vous guettent et vous ne pouvez pas vous permettre de dormir ne serait-ce qu’une seconde. Restez éveillés, concentrés, soudés maintenant plus que jamais et ne laissez rien chambouler votre liberté. Vous saurez toujours compter sur le soutien et le concours de vos frères panafricanistes qui comme Thomas Sankara croient en l’unité africaine comme porte de sortie définitive du cycle de l’impérialisme.

Je vous souhaite encore plus de courage et que les ancêtres de l’Afrique toute entière qui doivent être tout aussi fiers de vous, guident vos pas et vous protègent.

Panafricainement, Votre

Farida Nabourema

Citoyenne Togolaise Désabusée

Published in TOP NEWS
« Il n’y pas d’institution forte s’il n’y a pas d’homme fort … l’Afrique a ses réalité », dixit Blaise Compaoré. C’est en ces termes que le monstre fou de Ouaga, en 2014, avait balayé d’un revers de main le discours de Barack Obama invitant les Africains à se doter d’institutions fortes.
Published in TOP NEWS
Le rappeur sénégalais et proche de la famille de Thomas Sankara, Didier Awadi se dit « heureux » de la chute de Blaise Compaoré de la tête du Burkina Faso, mais il estime, sur les ondes de la Rfm que Blaise Compaoré doit être arrêté et jugé devant les tribunaux de Burkina Faso.
Published in Afrique