lundi, 07 août 2017 07:57

Togo: LE NŒUD DE L’ALTERNANCE : CAP 2015, Les Réformes sont-elles la Panacée ? PNP, 1992 dans sa lettre est–elle le Sésame ? Featured

Written by Michel KINVI
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La revendication populaire et légitime d’alternance politique au Togo agace fort et terrifie le régime RPT/UNIR. Le régime refuse, use de ruse et sème la confusion dans le paysage politique pour s’en échapper. Oui, le malhonnête n’opère mieux que dans la confusion et l’opacité.

Mais il est du devoir de l’honnête citoyen de dissiper l’enfumage politicien et d’éclairer la cité à la lumière du flambeau des patriotes. Sur ce plan, quelle voie la raison nous dicte-elle? Et que recommande l’oracle?

 

Evitons  LES fausses PISTES

 

Il n’est pas besoin ici de rappeler les tours et détours du RPT/UNIR pour repousser à l’infini l’avènement de l’Alternance au Togo. Passons. Allons droit au but pour évaluer les solutions proposées par l’opposition démocratique.

 

  • Commençons par le PNP.

 

En guise de solution attractive en faveur de l’alternance démocratique au Togo le PNP (Parti National Panafricain) de Tikpi ATCHADAM ravive la ferveur populaire depuis un temps avec son discours percutant, concis et franc pour un retour pur et simple à la constitution de 1992. Mais  est-ce le sésame contre le mal qui ronge le Togo? À bien voir, cette option de recours à la constitution de 1992 ne sera pas la clé pour obtenir l’Alternance au Togo en 2020. Car le passé enseigne autrement. Nous devons tirer des leçons de l’histoire récente du Togo.

 

Le contredit passé que nous pouvons opposer au recours de Tikpi ATCHADAM n’est pas très lointain. En effet, le 21 juin 1998 c’était belle et bien la constitution de 1992 qui était en vigueur et qui dictait les dispositions légales de l’élection présidentielle au Togo. Mais cette constitution là, celle que réclame à corps et à cri le PNP n’avait pas pu empêcher le régime RPT et son président dictateur de voler aisément l’élection. Le président d’alors vola grossièrement la victoire, tel un corbeau vole du fromage, à l’opposant principal en ce temps, Gilchrist Olympio de l’UFC… avec cette constitution de 1992 bien en vigueur.

 

Précisons tout de même et rapidement que ce n’était pas la faute à la constitution de 1992. Mais la faute provient de la mauvaise foi politique, du refus de la vertu républicaine, de l’aveuglement mégalomane. Le malheur est dans le caractère du Tyran, non dans l’esprit de la loi. Donc quelle que soit la loi, probe ou inique, si la volonté de tricher existe, l’escroc commettra son forfait et ira son chemin aussi longtemps que la force restera de son côté, au mépris de la loi qui souvent est juste.

 

Ainsi donc en 1998 le Tyran au Togo, dans son désire de rester plus longtemps au pouvoir contre la volonté du peuple, avait simplement  pris une feuille de papier blanc et avait écrit dessus des chiffres fictifs d’un résultat qu’il souhaitait et les avait fait proclamer par un bon valet, le Général MEMENE. Le débat fut clos, Eyadema resta indûment au pouvoir, avec la constitution de 1992 bien en place.

 

Alors, vu ce précédant grotesque, profitable au tyran,  le régime RPT/UNIR actuel n’est t-il pas capable de juste répéter le même tour de force, même si la constituions de 1992 se restaurait en loi suprême ? Oui, le RPT/UNIR peut bien répéter en 2020 le forfait précédant commis en 1998. D’ailleurs ce qui fut fait il y a juste deux ans, le 27 Avril 2015, devant les caméras par Taffa TABIOU, président de la CENI, sous les yeux exorbités de son vice président Pedro AMOUZOU n’est pas différent de ce que fit Seyi MEMENE en juin 1998. Seulement l’autre était officier militaire et sûr de lui-même tandis que celui-ci, civile sans grande étoffe sociale ni académique, hésitait et cafouillait dans la veulerie devant les caméras.

 

2- Revenons au CAP 2015

 

Le CAP 2015 parle de réformes. Le RPT/UNIR aussi parle de réformes. On nous fait croire que tout le monde veut les réformes. Mais gardons nous bien de tomber dans le piège de l’un, savamment tendu à l’autre.

 

Le piège dis-je ? Oui le piège insoupçonné est qu’à la fin de ce mois d’août le RPT/UNIR peut revenir de sa tournée de consultation populaire actuelle sur les reformes avec une vraie et très bonne petite surprise. Une surprise agréable qui mettra du sourire naïf sur la face du peuple togolais.

 

La probable et agréable surprise serait que la commission Awa Nana conclurait son rapport de tournée en des termes qui réaffirmeront les recommandations de l’Atelier du HCRRUN tenu en juillet 2016. L’essentiel de ces recommandations serait conforme à l’esprit de la constitution de 1992, spécialement les articles 59 et 60. A savoir la limitation du mandat présidentiel à 5 ans, renouvelable une seul fois ; un scrutin uninominal à 2 tours, une élection à la majorité absolu.

 

Et ce faisant, la commission Awa Nana donnera satisfaction du coup, en bonne partie, à la demande des réformes que CAP 2015 et ADDI font à tue-tête avec leur proposition réglementaire d’une loi introduite à l’Assemblée le 28 juin 2016. Proposition que la majorité RPT/UNIR a ajournée. Précisons que lorsque le RPT/UNIR avait ajourné cette proposition à l’Assemblée le 13 juin dernier c’était juste par anticipation à la tournée d’Awa Nana ; une autre ruse et malice.  

 

Comme dit un paragraphe plus haut, le rapport de tournée déposant par surprise un contenu qui reflète l’avis réel de l’opinion générale, l’évidence persuadera et obligera Tikpi ATCHADAM du PNP, Brigitte Adjamagbo JOHNSON, Jean Pierre FABRE du CAP 2015 et Aimé GOGUE du G6 à se taire. Ils n’auront plus rien à réclamer de substantiel. Sauf des menus fretins qui seront non pris en compte (vote de la diaspora, redécoupage communal consensuel, reliquats de l’APG etc.) que le régime mettra en renvoi à la prochaine législature.

Le RPT/UNIR bénéficiera par ce biais d’un petit crédit additionnel auprès de l’opinion. Crédit d’avoir accédé à l’essentiel des réclamations populaires. CAP 2015, PNP, G6 seront forcés d’aller aux élections législatives et locales suite à ce tour de prestidigitation de Réformes à Minima menée de mains roublardes par le RPT/UNIR.

 

En conséquence, au cours des élections législatives et locales prochaines en 2018 et 2019, le RPT/UNIR se targuera de son petit crédit additionnel, fruit des réformes à minima acceptables, pour s’octroyer une bonne tranche frauduleuse et suffisante pour continuer à dominer l’Assemblée à venir. Qui protesterait contre les résultats des législatifs probables de 2018 ? Sur quel argument et avec quels moyens? Personne !

La vie continuera. Le processus aboutira à l’élection présidentielle de 2020. Et là, le grossier holdup de juin 1998, repris en 2005, ramené en 2010 et renouvelé en 2015 se répétera… avec moins de rugosité peut être. Mais quand même la fausse victoire reviendra toujours au RPT/UNIR.  

Tiens ! Voyez la logique ! La petite histoire affligeante sait et saura toujours se répéter en face de ceux qui ne savent plus faire la grande Histoire glorieuse. « Tête qui ne pense ne portera que faix.» PNP, CAP 2015, G6 que pensons-nous, resterons-nous toujours les porteurs du faix politique au Togo? Sommes-nous des portefaix psychotiques en devenir ?

 

Deux autres questions harassantes : et la rétroactivité de la loi ? Demandera-t-on. Et la rumeur entretenue sur un projet de réformes ahurissantes pour un mandat de 7 ans renouvelables ajoutera-t-on? Ledit projet serait déjà prête et n’attendrait que le retour de la Tournée Awa Nana pour sortir du manteau et trouver son chemin vers l’Assemblée.

 

 

3- Réponse aux deux questions désagréables

 

Oui, les deux questions précédentes sont désagréables, énervantes. La première, celle de la rétroactivité de la loi.  Si les réformes probables se faisaient à la bonne lettre ou du moins se faisaient dans l’esprit initial de la constitution de 1992, les malins génies jetteront sur le feu la poudre de la rétroactivité en vue d’attiser la bagarre. La volonté sulfureuse de demander que le chef de l’Etat actuel, qui aura déjà fait 15 ans au pouvoir, soit trois fois le mandat raisonnable, ait encore la permission légale de se présenter comme candidat, défit toute morale en politique.

 

Prenons soins ici d’avertir qu’en litige politique le droit froid est bien mais que l’éthique de conciliation est mieux. La victoire judicaire rigide nourrit l’orgueil de l’intellect égoïste, mais l’entente amiable sauve la dignité commune. Sur ce sujet, les experts en droit constitutionnel sortiront à nouveau pour ergoter. Ce fut fait une fois déjà en 2014. Ce débat se répètera encore dans quelques mois. Il se fera malheureusement dans la vanité des grands diplômes et titres universitaires et non dans l’esprit du vivre ensemble dans la cohésion et la poursuite de la prospérité collective et durable.  

 

A quoi bon ? Se demanderait le sage. Mais le mauvais hasard fait que la sagesse n’est pas souvent l’ami de ceux qui aiment le pouvoir. En défaut de sagesse, c’est plutôt une petite bête grisâtre que ceux qui aiment le pouvoir préfèrent élever leurs âmes. Par exemple cette bête avait habité, grandi et aliéné le législateur togolais en décembre 2002 et en février 2005 et l’avait poussé à semer la discorde récalcitrante au sein de la nation togolaise. Elle n’est pas morte, cette bête là. Elle s’appelle gloutonnerie. Elle vit encore en symbiose avec les caciques du régime de dictature.

 

Si Faure Gnassingbé et ceux qui l’encadrent aimeraient transmettre paisiblement, dans la vertu le pouvoir en 2020, l’opinion le saurait déjà à travers leurs faits et gestes. Ils pourront toutefois nous démentir en 2020. Tant mieux ce serait. Dans ce futur proche de 2020 si notre pronostique est perdant, nous nous en réjouiront plutôt, nous ne nous en sentiront pas confondus du tout.  Ce sera le Grand Haleluya de Haendel en chœur  dans les cœurs. L’Haleluya peut même venir avant 2020.

Par ailleurs, parmi les conditions d’Alternance, certains acteurs comme le bouillant Abass Kaboua du MRC évoquent en envolée perdue une amnistie spéciale pour Faure et sa cour. Pourquoi pas ? Si Faure Gnassingbé demandait en homme avisé une amnistie raisonnable pour sa cour, beaucoup de citoyens d’envergure prendraient cette défense afin qu’il ait tôt sa retraite tranquille avec avantages sur mesure et afin que son départ honorable ouvre la voie à un horizon politique plus large et sain au Togo. Cette éventualité a besoin d’une prompte élévation d’esprit de part et d’autre.

 La deuxième question, celle des réformes supposées pour un mandat de 7 ans renouvelable. Ce serait à notre avis une ‘vraie fausse’ idée. Elle semble plus une rumeur crée dans le but de mieux mettre en exergue le « petit cadeau apaisant» que ramènera la  Tournée Awana Nana. Mais si en éventualité elle se confirme comme option prise par le régime RPT/UNIR, ce sera un revers simple de la médaille. Elle constituera une autre preuve de vigueur de la bête grisâtre que nous nommons gloutonnerie en symbiose avec le RPT/UNIR. Et cette option ne sera qu’une provocation primaire et grossière à l’endroit du peuple dans les circonstances actuelles.

Dans ce cas les partis politiques du CAP 2015, le PNP, du G6 trouveront du grain solide à moudre. Mais ces partis d’opposition auraient-ils la meule assez tranchante face à cette corvée probable ? Laissés à eux mêmes, les expériences récentes ne les y qualifient pas.

 

En définitif que dit l’oracle ?

 

Ni la restauration de la constitution de 1992 dans sa lettre pour apaiser le PNP, ni les réformes à minima en extrait de l’APG suivant l’esprit de 1992 pour contenter CAP 2015 et le G6, ni une volonté politique feinte, hypothétique et bien tardive du régime RPT/UNIR pour endormir le peuple ne constitueront pas un gage pour l’alternance au Togo en 2020. Or cette alternance est devenu un impératif politique existentiel au Togo. Les évêques du Togo l’ont même classée sur la liste des droits naturels. Mais le droit naturel ne succombe-t-il pas souvent à la raison du plus fort ?

Alors, s’il est évident que cette Alternance nécessaire pour la dignité nationale ne nous est pas garantie en 2020 par les politiques d’opposition qui manquent de force, ni par le régime réprouvé qui rêve de s’éterniser, où se trouve donc notre salut au Togo?

L’oracle dit « Colombe victime et meurtrie, change d’esprit. Fais ta mue, renais dans un autre corps, deviens Aigle ! Deviens ce que tu es, reprends ta destinée,  force céleste».

Le chemin du salut passe sans détour par les mouvements citoyens indépendants et unis. Et eux doivent être au rendez-vous de l’expertise de rédemption. Y sont-ils déjà ?

La question mérite d’être posée. Eventuellement, s’ils sauront capitaliser chaque grain de sable, chaque goutte d’eau et chaque bulle d’air pour massifier le vent qui sonnera le cor de l’Alternance au Togo, ils pourront drainer les politiques dans leur sillage. La force de basculement viendra de la masse. La diaspora indépendante en marche pour la renaissance, en appui aux forces vives civiles engagées sur le territoire doivent faire face au temps compté avec exigence et tact.

A défaut, rien ne bougera ! Mais tout doit bouger pour l’Alternance sans délai.

 

New York, 7 Août 2017

Michel KINVI

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Read 479 times Last modified on lundi, 07 août 2017 10:09

2 comments

  • Comment Link Michel KINVI mardi, 08 août 2017 12:49 posted by Michel KINVI

    Salut a tous,
    Merci a Brigitte pour ses remarques.
    Chez nous au Togo les choses commencent par bouger du coté de la société civile dans le bon sens. Mais lentement, trop lentement a notre gout. Espérons le mieux en restant dans l'effort de veille et de mobilisation. Nos jeunes frères et soeurs, nieces et neveux, nos enfants qui n'ont pas vu le 05 Octobre et La Conference Nationale ont grandi et prennent conscience. Ils ont investi les réseaux sociaux, WhatsApp surtout au pays. Mais ils n'y trouvent que divertissement et recreation la plupart du temps pour le moment. Je suppose que nous les aînées nous devons nous y mettre aussi sérieusement pour leur apporter de la matière d'instruction civique et politique, historique. Cela pourra aider.

    Merci encore
    Michel

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  • Comment Link Brigitte Ameganvi lundi, 07 août 2017 17:16 posted by Brigitte Ameganvi

    Bonjour à tous,

    Je m'étais promis de ne plus perdre mon temps à lire la logorrhée des intellectuels togolais ; ceux-là qui savent si bien se donner bonne conscience en camouflant leur tétraplégie citoyenne sous une incontinence verbale qui noie sous un torrent d'injures, les politiques qui osent encore s'opposer au régime dynastique cinquantenaire, sur le terrain.

    Et pourtant, j'ai commencé à lire ton texte, cher Michel et je me suis prise au jeu ; très agréable, bien écrit (rassures-toi, c'est toujours celui qui n'a pas écrit qui voit les coquilles !) ; avec une pointe d'humour qui incite à rire, rire jaune peut-être, de ce que nous ne pouvons hélas changer en un claquement de doigt, comme les togolais le désirent, depuis des décennies.

    J'aurai néanmoins deux petites remarques, si tu me le permets :


    1) D'abord à l'attention des constitutionnalistes spécialistes de la non rétroactivité de la loi, qui font mine d'ignorer que ce principe s'applique en matière pénale, parce que la loi ne serait pas juste si elle sanctionnait plus durement un crime qui n'en serait pas un ou qui serait moins sévèrement puni, au moment où il a été commis par son auteur. A ces doctes juristes, je voudrais simplement demander où ils étaient le 31 décembre 2002, lorsqu'a été commis le charcutage de la constitution de 1992 au profit du clan Gnassingbé. Cette modification de la constitution était d'application immédiate à l'aller, et nul n'avait à l'époque intimé à Gnassingbé père, l'ordre de respecter la constitution de 1992 en quittant le pouvoir à la fin de son 2ème mandant au non de la non rétroactivité des lois. Pourquoi diable ne serait-elle plus d'application immédiate au retour ?


    2) Cher Michel, je te trouve d'une douce indulgence à l'égard de la société civile togolaise en général, des intellectuels en particulier. Est-ce cette indulgence qui te fait omettre qu'avant que le Général Mèmène en proclame les résultats frauduleux en 1998, il a fallu que Mme Awa Nana rende son tablier ? Celle-là même qui après avoir fait égorger poules et cabris innocents aux carrefours de nos villes, se pavane sur les routes du Togo pour gongonner une reconciliation-oukase décrétée par le rejeton de la seule famille qui aurait le privilège divin de diriger le Togo !

    La société civile togolaise attend tout des partis politiques. Et pourtant, elle sait mieux que quiconque ce que ces partis politiques devraient faire pour libérer le Togo. Mais paradoxe, elle met un tel point d'honneur à s'autoproclamer apolitique qu'elle renonce à ses droits citoyens. Aah!!!! moi je ne fais pas de politique !!! Aaah, moi je suis un électron libre... Mais je pense que Jean-Pierre Fabre devrait faire ci et ça et puis comme ceci et comme cela, ou alors il n'a qu'à dégager...


    Mais qui nous empêche de prendre nos responsabilités, tous autant que nous sommes ?


    J'observe, avec admiration et une pointe d'envie la détermination , la ténacité des organisations de la société civile congolaise (Brazza et RDC) , camerounaise, gabonaise, nigérienne , tchadienne ... au sein de la campagne Tournons la Page. Elles ambitionnent de bâtir ce grand mouvement citoyen panafricain que tous appellent de leurs vœux, qui puissent tenir tête aux syndicats de dictateurs que sont devenus nos organisations régionales ou sous-régionales. Je rêve que des organisations de la société civile togolaise, solides et crédibles en soient, celles du terrain aussi, pas seulement celles de la diaspora . Mais je sais que je rêve !

    Réfléchir, discourir et joindre en même temps les actes à la parole seraient-ils au dessus de nos forces ?


    Merci à toi, cher Michel, d'avoir fait ta part en ce jour.


    Bien cordialement.

    Brigitte Ameganvi

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