mercredi, 13 septembre 2017 11:13

Crise au Togo: Koffigoh, lui qui était réputé proche du pouvoir et qui a retourné sa veste après être tombé en disgrâce demande tout simplement au pouvoir de revenir à la constitution de 1992.  Featured

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L’ex premier ministre du Togo, Koffigoh, qui a assuré la transition après la conférence nationale de 1992 est sorti de son mutisme pour se prononcer sur cette crise qui a assez durée. 

Et, il le fait à travers le calme qu’il maitrise le mieux, la poésie. 

Voici l’intégralité de son appel en poésie:


Le passé antérieur 

Au temps où ils marchaient pour que le jour se lève
Il y avait des canons, des fusils et des chars
Qui faisaient barrage sur les grands boulevards,
Et retournaient au camp quand venait la relève.

Au temps où ils marchaient il n'y avait pas le Net,
Ni les réseaux sociaux pour orienter la marche;
Mais de bouche-à-oreille indiquait les démarches
Qu'il leur fallait suivre pour forcer le respect.

Quand ils avaient marché du Palais au Palais,
Aucun d'eux n'avait peur des treillis, ni des casques,
Ni des baïonnettes étincelant, fantasques,
Au bout des bérets verts sur les portails épais.

Ils devaient avancer pour conquérir leurs droits;
Ils devaient avancer pour aller jusqu'au terme,
Pour aller jusqu'au bout de leurs convictions fermes
Tous avaient fait le choix de ce chemin de croix.

Ô, quel chemin de croix, avant la délivrance!
Quand la mort est vaincue; quand la résurrection 
Prépare les esprits pour cette rédemption
Que tout un peuple attend après sa longue errance.

Quand ils avaient marché, on vit le Timonier
Étonné, accueillir pourtant leurs exigences;
Moins d'une année plus tard advint la Conférence
Qui devait faire office de sapeur-pompier.

Après la Conférence il y a eu tant de coups
Depuis les bords de mer jusqu'aux terres lointaines;
Tout le monde a souffert pour les mêmes rengaines;
Après la bourrasque les gens restaient debout.

La suite de l'histoire interroge l'Histoire;
Les historiens diront ce qu'il en est vraiment;
Les chercheurs trouveront les secrets de ce temps
Où ils avaient marché pour décrocher l'espoir.

Quelques-uns trouveront que rien n'a marché;
D'autres découvriront des avancées notables:
Une constitution qu'on remet sur la table
Afin d'en recoller les feuilles arrachées.

Nous voici à nouveau au tournant de l'Histoire;
Les gens marchent toujours sur les grands boulevards
Bien plus larges qu'avant, mais il n'y a plus les chars,
Mais seulement des gaz quand arrive le soir.

Bientôt sera tournée la page des réformes
Les gens pourront vaquer à leurs occupations
Avec un regard neuf sur leur constitution
Revenue du passé pour se remettre aux normes.

Et ainsi va la vie surtout sous les tropiques;
Elle oscille souvent par l'effet des courants
Qui peuvent se muer en violents ouragans;
La paix revient toujours car Dieu aime l'Afrique.

Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit
Lomé le 10 septembre 2017

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ERIC  K.  ALOVOR

L`Afrique, le continent noir, mère des continents, est constamment en proie à des difficultés socio-économiques et politiques qui, à bien des égards, transforment ses fils et filles, chez eux, sur leur propre terre natale, en parias et en êtres bannis ou, en terre lointaine d’asile, en citoyens acculturés et de seconde zone.

L’exil est devenu pour nos peuples, surtout les jeunes, une source nourricière potentielle et un choix de survie. Ce paradoxe crée une frustration qui érode l`Afrique et tend à faire de ses processus de démocratie naissante un Mal plutôt qu’un Bien.

Que ferions-nous d’autres et que nous resterait-il de tant d’années d’efforts et de sacrifices, si nous venions à nous égarer définitivement. De la voie de la démocratie ?

Face à cette question existentielle qui nous interpelle tous, notre compatriote Kodjo EPOU tire la sonnette d’alarme et cite : « La démocratie est loin d’être parfaite mais elle demeure le moins mauvais des systèmes » Nous avons plus intérêt à œuvrer pour l’enraciner dans nos mœurs que de la renier en collaborant, contre gains faciles et immédiats, à tout ce qui est sa négation. De nos jours, la Démocratie est un système incontournable. Au point que toute tentative de l’étouffer se révèlera, tôt ou tard, inopérante.

L’initiative de créer Fmliberte répond à cet esprit. Notre mission se projette dans cette perspective. Elle vise donc à consolider chaque jour un peu plus la démocratie dont le nerf est la parole. Ainsi, sur les ondes de Fmliberte, La radio de la Diaspora, il n’existe pas de propos tabou, à l’exception de ceux qui sont dans l’ordre d’attentats à la pudeur, d’attaques personnelles ou de fausses informations. L'idée de rassembler les africains autant que nous le pouvons constitue la trame de nos émissions. Elle n’exclut nullement les critiques, même les plus acerbes, mais elle impose le respect de l'autre dans sa dignité humaine.

Nous restons convaincus que notre investissement en temps et en matériel ne sera pas vain; que les Communautés africaines de l’étranger et l’ensemble de la diaspora africaine apprécieront nos efforts à leur juste valeur. Notre ardent souhait est que Fmliberte, cet outil majeur de communication et de rapprochement soit un véritable tremplin de la Démocratie sur le beau Continent.La vocation de Fmliberte tient en trois mots:

Divertir. Informer. Rassembler.

FM Liberte, l’autre Son de Cloche

Bonne écoute!!

Le Président/Administrateur
Eric K. ALOVOR

www.fmliberte.com

1 comment

  • Comment Link Marc Sodo jeudi, 14 septembre 2017 08:43 posted by Marc Sodo

    Reaction a un article de Eric K. Alovor
    En effet, à l’époque où M. Koffigoh était chef du gouvernement, la très grande majorité des nouveaux journaux étaient pro-opposition et sont souvent alimentes par cette dernière. Ses journaux de facto sont devenus les principales sources d’informations crédibles aux yeux de l’opinion publique nationale.

    Apres les évènements du 3 décembre 1991, Koffigoh a compris qu’une confrontation frontale avec Eyadema risque de plonger le pays dans une guerre civile. Il avait la responsabilité de faire un choix. Soit prendre le risque de plonger le Togo dans conflit armée ou aller par négociation pour arracher des compris avec Eyadema. Cette vision de Koffigoh n’a jamais été comprise. L’opposition a déformée cette proposition et l’a dépeint comme un traitre.

    Malheureusement jusqu’à ce jour rare sont ceux que ont approches Koffigoh pour avoir sa version de l’histoire. Et des journalistes comme vous, continuez à raconter la même et l’unique fausse version. M. Koffigoh est très accessible aujourd’hui et présent dans les réseaux sociaux. Il serait préférable de vérifier auprès de lui-même la deuxième version de l’histoire et non de continuer celle que ses adversaires de l’opposition ont racontée.

    D’ailleurs qu’est-ce que les leaders de l’opposition ont fait de mieux que M. Koffigoh jusqu’à ce jour.

    Dire que M. Koffigoh est tombe en disgrâce ou avait tourné sa veste est un peu court.

    La méthode que M. Koffigoh proposait est celle que ses détracteurs de l’opposions ont finalement pratiquées depuis 15 ans…

    En tant que citoyens togolais et observateur de la politique togolaise, nous avons l’obligation de faire de temps en temps des mises a jours de nos connaissances pour pouvoir faire une analyse objective et intellectuellement juste.

    Salut



    Marc Sodo

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