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Written by Par Têtê ATTIKOSSIE,
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Thursday, 01 November 2007 03:59 |
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A chacun de jouer maintenant sa partition - La cour constitutionnelle du Togo vient de rendre le
verdict final des législatives du 14 octobre 2007. 50 députés pour le RPT, parti au pouvoir depuis quatre décennies, 27 pour l'Union des Forces du Changement [UFC] et 4 pour le Comité d'Action pour le Renouveau [CAR]. Comme il fallait s'y attendre, le parti au pouvoir, organisateur-vainqueur, vient une fois encore de gagner son pari.
Les milliers de bulletins annulés par la Commission Electorale Nationale Indépendantes [CENI], les votes dits ''achetés'' et les innombrables irrégularités reccueuillies et dénoncées par une frange de l'opposition togolaise n'ont pas fait le poids dans la balance des juges de la cour constitutionnelle. Mieux ces réclamations balayées d'un revers de main s'apparentent aux humeurs du mauvais perdant, qui, en aucune manière, n'a de chance de perturber la sérénité princière du juge. ''Dura lex sed lex'', la loi est dure mais c'est la loi.. Nous sommes en Res publica et nul n'a le droit de contester la chose jugée, surtout quand celle-ci vient de l'instance suprême. Une aube nouvelle vient ainsi de naître au Togo. Chacun à sa place doit pouvoir enfin reconnaître le rôle qui est le sien. Le parti vainqueur doit gouverner. Comme il l'a fait pour gagner ces législatives, il lui faut continuer à mobiliser les hommes et femmes acquis à sa cause et à son option politique pour former un gouvernement et diriger le Togo. Il doit pouvoir mettre à disposition du peuple un programme d'action avec des objectifs précis et connus de tous. A travers ce programme de gouvernement, le vainqueur d'aujourd'hui doit pouvoir situer les Togolais sur les actions qu'il entend entreprendre pour sortir le pays de la misère et du délabrement. Il en sera comptable en fin de parcours. Désormais, les jeux sont clairs et il ne s'agit plus de mettre en place une structure ''fourre-tout'' dénommée gouvernement d'union nationale avec plus de figurants venus s'assurer des fins de mois paisibles que d'hommes d'actions mobilisés pour une cause nationale. Le mérite du 14 octobre 2007 est d'avoir redistribué les cartes et placé chacun à la place qui est la sienne. Les alliances et coalitions d'un autre temps doivent disparaître au profit d'un jeu politique clair et compréhensible à tous les Togolais. L'opposition est maintenant représentée à l'assemblée nationale. Avec 27 députés pour l'UFC et 4 pour le CAR, l'opposition parlementaire togolaise doit être en mesure de se faire entendre si elle sait s'organiser pour se donner les moyens de sa politique. Réduite aujourd'hui à 31 députés, cette opposition doit, avant tout et à tout moment, éviter les pièges. Et ils sont nombreux ces pièges qui pourraient se présenter sous diverses formes dont les plus connues sont les nomminations. Une promesse de fonctions au sein même de l'assemblée nationale ou au gouvernement est vite arrivée qui peut facilement faire changer le jeu politique et dénaturer tout le processus en cours. Pour une fois, le Togo a la chance de vivre une vie politique relativement normale. Celle-ci se jouera au parlement. Face aux grands enjeux auxquels le pays est confronté, l'opposition doit faire preuve de lucidité et de vigilance. Tant les chantiers sont nombreux. Mis à part la misère dans laquelle végète la majorité des Togolais, les institutions et certains textes et actes qui régissent la vie socio-politique nationale ne répondent pas toujours aux normes d'un Etat démocratique. Il va falloir penser à toutes ces carences au cours de cette nouvelle législature. En cela, l'opposition a un important rôle à jouer à l'assemblée nationale. Mieux chacun jouera sa partition, mieux se portera le Togo Par Têtê ATTIKOSSIE,
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