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Atsutse Kokouvi Agbobli n'est plus & Les Reactions dans le Monde entier...
Communique - Communique
Written by La Redaction   
Friday, 15 August 2008 05:30

Atsutse Kokouvi Agbobli n'est plus

 

******Résultat partiel du rapport d’enquête********

<< le flou qui entoure cette disparition subite est toujours la au sein de la Diaspora >>

****22 août 2008
COMMUNIQUE C.F.A.

****21 août 2008
DECLARATION UFC : Que cachent les gesticulations du gouvernement autour de la disparition du Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA) ?

****Le procureur de la République, M. Robert Baoubadi Bakai a rendu public le 18 Août, au cours d’une conférence de Presse, les résultats du rapport préliminaire de l’expertise médico-légale.

....  A Suivre.......

 

 

(Envoyez vos temoignages a This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it )

22 août 2008
COMMUNIQUE C.F.A.

COMMUNIQUE

Le Bureau Exécutif de la Convention pour une Fédération Africaine (C.F.A) s’associe pleinement au deuil de la famille de Atutse Kokouvi Agbobli.

Le médecin légiste a conclu à « une intoxication médicamenteuse » sans avoir pu déterminer la composition de ce cocktail médicamenteux. Et de proposer à la famille de faire analyser les prélèvements ailleurs qu’au Togo » . Dont acte !

La tradition démocratique dont se réclame notre mouvement, étant non seulement le respect du suffrage universel avec son corollaire, l’alternance, mais aussi et surtout un certain état d’esprit, une certaine façon d’être et un savoir-faire certain, le peuple togolais attend des gens au pouvoir que pour une fois, ils s’honorent et qu’ils honorent la mémoire de Atutse Kokuvi Agbobli, en reprenant à leur compte et aux frais du Trésor public, les recommandations du médecin légiste pour une analyse des prélèvements ailleurs qu’au Togo. Dans cet ordre d’idées, nous suggérons la désignation d’une équipe de médecins dont le médecin personnel du défunt ou de sa famille, a l’effet de coordonner les travaux d’analyse avec un laboratoire étranger de leur choix, et ce, conformément à la procédure consacrée par la déontologie médicale.

Ce faisant, le « gouvernement » créerait les conditions nécessaires à la manifestation de la vérité et donnerait un gage attendu quant a sa volonté de tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur les circonstances encore inexpliquées qui entourent la disparition de Atutsé Kokouvi Agbobli./.

Fait à Paris, le 21 Août 2008

Pour le Bureau Exécutif de la Convention
pour une Fédération Africaine (CFA)

Le Secrétaire Exécutif
Ayité Maxmibube Sitti



21 août 2008
DECLARATION CDPA.

CDPA : Convention Démocratique des Peuples Africains
2, rue des Cheminots,
BP 8634, Lomé, TOGO ;
Tél/Fax 2217175

La CDPA a appris avec une grande tristesse le décès subit de Monsieur : Atsutse Kokouvi Joachim Agbobli, historien, journaliste, ancien Ministre et actuel Président du MODENA.

Le parti salue la mémoire du disparu dont l’histoire retiendra l’attachement à l’avènement d’un Togo démocratique et modèle de bonne gouvernance. Cet idéal le rapprochait de la CDPA avec laquelle il partageait la solution d’un pacte pour la gestion d’une période transitoire.

La CDPA présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et particulièrement à ses enfants.

Le parti prend acte de ce que la famille ait demandé une autopsie pour apporter la lumière sur les circonstances de sa disparition afin d’éclairer l’opinion sur les causes du décès.

Fait à Lomé, le 16 août 2008
Le Secrétaire Général,
L.M. GNININVI


 

21 août 2008
DECLARATION UFC : Que cachent les gesticulations du gouvernement autour de la disparition du Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA) ? 

UNION DES FORCES DE CHANGEMENT UFC
59, Rue Koudadzé, Lomnava
BP 62168
www.ufctogo.com
Tél/Fax 221 33 32 / 338 01 85 Lomé

Lomé, le 19 Août 2008

DECLARATION

Que cachent les gesticulations du gouvernement autour de la disparition du Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA) ?

Aussitôt le corps de Atsutsè Agbobli retrouvé sur la plage de Lomé le matin du vendredi 15 Août 2008, le gouvernement publie dans la précipitation, un communiqué manuscrit aux conclusions hâtives et sans fondement, cherchant à disculper par anticipation le régime RPT d’une mort dont personne ne l’accuse.

Devant le tollé général d’indignation et de révolte suscité par cette disparition tragique et dont le communiqué du gouvernement a rendu les circonstances absurdes et incohérentes, les autorités judiciaires ont été contraintes de demander une autopsie. Le rapport de cette autopsie, présenté le lundi 18 Août 2008 « à titre exceptionnel » par le procureur de la République, ajoute à la confusion en restant muet sur des éléments d’importance tels que la date et l’heure du décès, la cause exacte du décès, la nature de la substance médicamenteuse ingérée, la relation entre cette substance et le décès, l’origine des blessures et hématomes sur le corps, etc.

Par contre, le procureur de la République donne avec force détail les éléments du rapport de police sur l’emploi du temps chronométré des dernières heures du défunt avant qu’il ne soit porté disparu au petit matin du jeudi 14 Août 2008. Comment conclut-on au suicide lorsque ’’l’enquête’’ passe sous silence le parcours de Atsutsè Agbobli entre le petit matin du jeudi 14 Août 2008 et l’heure de la découverte de son corps sur la plage le lendemain vendredi 14 Août 2008, soit environ 30 heures après.

L’Union des Forces de Changement (UFC) dénonce et condamne la forfaiture des autorités judiciaires qui tentent de corroborer, avant toute enquête sérieuse et crédible, la thèse du suicide avancée par le gouvernement. L’UFC dénonce et condamne également les inepties des pouvoirs publics qui prétendent ne pas disposer d’équipements pouvant contribuer à la manifestation de la vérité alors que les mêmes pouvoirs publics concluent à une mort par intoxication médicamenteuse. Que cache-t-on à l’opinion ? Qui veut-on soustraire à la Justice ? A qui veut-on une fois encore assurer l’impunité ?

Il est inacceptable pour les populations togolaises que la disparition de Atsutsè Agbobli soit classée sans suite au palmarès macabre des crimes politiques non élucidés : tortures, traitements inhumains et dégradants, assassinats de paisibles citoyens, de personnalités politiques et de journalistes, massacres de populations aux mains nues, kidnappings, disparitions forcées et autres violations massives des droits humains.

Au moment où notre pays s’engage dans un processus Vérité, Justice et Réconciliation, tous les moyens doivent être mis en ouvre pour faire toute la lumière sur la mort du Président du MODENA.

En conséquence, l’UFC demande au chef de l’Etat de prendre ses responsabilités en mettant en place sans délai une commission d’enquête indépendante et crédible afin d’élucider les circonstances de cette disparition aux relents criminels.

L’UFC compte sur la vigilance et la mobilisation des populations togolaises pour mettre un terme à l’insécurité et à l’impunité dans notre pays.

Fait à Lomé, le 19 Août 2008

Pour le Bureau National,
Le Vice- Président
Patrick Lawson

Sylvanus E. Olympio, Alexandre Osseyi, Laurent Djagba, Christophe Lanzo, Georges Bayessem Pana, Alfa Wissi, Paul Comlan, Gaston Gnéhou, Antoine Idrissou Méatchi, Théophile Mally, Adoté Aka Omer, Guy Kouassigan, les morts de la lagune de Bè, les morts de Soudou, les massacres de Fréau Jardin, Koffi Kongo, les massacres répétés des quartiers Amoutivé et Bè, les morts de Kodjoviakopé et du 03 décembre 1991, Tavio Amorin, Léopold Ayivi, Gaston Edeh, Prosper Hillah et Martin Agbénou, David Ahlonko Bruce, Koffi Mathieu Kégbé, Djobo Boukari, les massacres des élections présidentielles de 1993, 1998, 2003 et 2005, etc., etc., etc.
 


20 août 2008
MORT DU JOURNALISTE TOGOLAIS JOACHIM AGBOBLI.

Je suis particulièrement touché par la mort brutale et inexplicable de mon ami Agbobli Joachim. J’ai perdu un ami que je connais depuis le collège saint Joseph de Lomé. Nous nous sommes rencontrés plus tard à maintes reprises pour partager notre réflexion et nos inquiétudes quant à la situation de notre pays. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur tout. Cependant, chacun de nous a été sincère dans sa démarche.

Joachim était un grand nationaliste africain et un grand patriote togolais. Il avait une grande idée de notre pays, de son indépendance et de son développement. Sa disparition brutale va nous priver durablement des fécondes pensées qui étaient les siennes. En ces moments difficiles et incertains de son histoire, notre pays a grandement besoin de la capacité de réflexion d’un homme comme Joachim. Paix à son âme.

Compte tenu du grand flou qui entoure les circonstances de sa disparition et des contre-vérités répandues çà et là, je pense qu’il est nécessaire que l’Etat togolais fasse son devoir d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Il doit tout mettre en oeuvre pour que la vérité soit faite sur ce qui s’est réellement passé et qui a causé la mort de mon ami. Le Togo doit la vérité aux Togolais et au monde.

Je demande qu’une autopsie soit faite avec toutes les règles de l’art. J’ai d’ores et déjà demandé à mon conseiller le Docteur Frédéric Atsou Galley, anatomo-pathologiste, ancien médecin hospitalo-universitaire de Lille de prendre immédiatement les contacts et les dispositions nécessaires pour aider l’équipe médicale de Lomé à combler les carences matérielles locales auxquelles celle-ci pourrait faire face.

Fait à Saint Coulitz le 19 Août 2008
Le Président de SURSAUT TOGO
Kofi Yamgnane
Ancien Ministre


20 août 2008
Disparition tragique AKA : Déclaration François BOKO.

Disparition tragique de M. Atsutsé kokouvi Agbobli :

L’ancien Ministre de la Sécurité François Boko exige la mise en place d’une commission parlementaire pour la manifestation de la vérité

Le Togo vient de perdre un de ses plus valeureux fils dont le nationalisme éclairera pour longtemps, les générations actuelles et futures. Que la famille de l’illustre disparu, reçoive ici nos condoléances les plus attristées et la reconnaissance pour l’œuvre immense accomplie au profit de la tolérance, de l’unité nationale et du panafricanisme.

Les circonstances de cette tragique disparition ne sont pas exemptes de doute et de suspicions légitimes d’un peuple longtemps meurtri et habitué à des méthodes qu’on pensait révolues. Les résultats de l’autopsie commanditée par le procureur de la République sont venus conforter ce doute ambiant au lieu de contribuer à la manifestation de la vérité.

Dans ces circonstances d’émoi général et de persistance des signes de l’impunité érigée en gouvernance politique, seule une véritable enquête parlementaire crédible, peut permettre de sonder les voies de la vérité et rassurer le peuple togolais qui doute légitimement des différentes versions servies par les autorités. Il importe instamment donc que les députés à l’Assemblée Nationale, usent de leurs prérogatives constitutionnelles, pour mettre en place, dans les plus brefs délais, une commission parlementaire paritairement composée, assistée d’experts qualifiés, pour faire la lumière sur cette tragique disparition.

Aussi, le gouvernement de Monsieur Faure Gnassingbé, prouvera-t-il sa bonne foi en dotant cette commission parlementaire de moyens nécessaires à son fonctionnement et en garantissant sa liberté d’investigation afin d’éclairer le peuple togolais.

Fait à Paris, le 19 Août 2008

François Akila-Esso BOKO
Avocat à la Cour, 78 Avenue Henri Martin
75116 Paris - France 

 


Au terme de cette autopsie, le médecin légiste, Napo Koura Gago a exclu systématiquement les hypothèses d’une mort par noyade violente mais que les blessures que porte le front résultent d’une chute.


En conclusion, feu Atsutsè Agbobli serait mort « d’une intoxication médicamenteuse, mais que la composition chimique des médicaments qui serait à l’origine de sa mort n’est pas connue puisque les appareils dont nous disposons ici (au Togo) ne permettent pas de déterminer exactement la composition chimique des produits. »
Néanmoins, a  nuancé M. Robert Bakai, dans le souci d’aller jusqu’au bout de son travail, le médecin a fait des prélèvements nécessaires pour que des analyses puissent continuer à l’extérieur du pays si la famille et le procureur estiment cela nécessaire afin de connaître la nature précise des produits à l’origine de cette mort.
Toutefois, le procureur a tenu à préciser que le rapport d’expertise tel qu’il se présente actuellement n’est pas définitif en ce sens que le procureur ou la famille peuvent le contester et demander une contre-expertise.
Notons enfin que la procédure se poursuit avec une enquête judiciaire, pour identifier avec précision les causes exactes du décès..........  A Suivre.......

 

 

 

Le procureur de la République près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source. 

Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté 

 La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".

La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.

Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.

« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.

Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.

Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.

APA-Lomé (Togo)
NT/mn/APA
17-08-2008

 

LE POLITOLOGUE ATSUTSE AGBOBLI RETROUVE MORT A LA PLAGE
(ACP Inter 15/08/08) L’Historien, politologue, ancien ministre et Président du parti politique MODENA est retrouvé mort à la plage de Lomé ce matin a appris ACP-Inter de source proche de la famille. La découverte du corps ensanglanté du politicien a été faite par les habitants du quartier avant que les autorités ne soient saisies. Le corps est actuellement à la morgue de Lomé. 
 
Atsutsè AGBOBLI, 67 ans souffrait d’une intoxication  et hospitalisé dans une clinique de la place. D’après les informations recueillies auprès de la famille, il aurait appelé son chauffeur très tôt ce matin et lui aurait demandé de le déposer à l’Hôtel mercure Sarakawa où il devrait rencontrer quelqu’un. Le personnel soignant de la clinique aurait, par ailleurs, constaté la disparition du malade alors qu’il était sous soins intensifs.

C’est peu avant l’Hôtel en longeant la plage de Lomé que l’ancien Ministre aurait demandé à son chauffeur de le déposer.

Le chauffeur serait reparti.

Ce n’est qu’à l’aube ce matin que les habitants du quartier ont été alertés par la découverte.

Pour l’instant aucune piste sur la cause de la mort n’a été officiellement annoncée. L’autopsie du corps est par contre envisagée.

Atsutsè Agbobli a été Ministre de la Communication sous Feu Président Eyadéma. Aujourd’hui, avec son parti le MODENA, il est très critique à l’endroit du régime actuel. Proche de l’UFC, il  a souvent occupé une place de choix dans les activités du parti de Gilchrist Olympio.

Il est marié et père de Famille.

 


    

 

Les Reactions des auditeurs 


Communiqué de presse

(Relatif à la disparition tragique du confrère Atsutsè
AGBOBLI)

L’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), a appris avec
consternation et tristesse, la tragique disparition survenue dans des
circonstances troubles, du confrère Kokouvi Atsutsè AGBOBLI, Directeur
de publication du bi-mensuel togolais d’informations générales et
d’analyse, « Afric’ Hebdo » et Président National de la formation
politique, Mouvement pour le Développement National (MO.DE.NA).

L’UJIT estime qu’il s’agit là d’une grande perte pour la presse togolaise.
Elle adresse ses condoléances les plus sincères à la famille éplorée.

« L’UJIT salue la mémoire de l’illustre disparu et déplore la publication
le 15 août 2008, d’un communiqué du Ministre de la Sécurité et de la
Protection Civile, reprenant des rumeurs en guise d’explications des
causes de la tragédie », a déclaré le Secrétaire Général, Augustin Koffi
AMEGA.

L’UJIT invite prestement les autorités à tout mettre en œuvre pour faire
la lumière sur la tragique disparition du journaliste Kokouvi Atsutsè
AGBOBLI.

Lomé,
le
18
Août
2008


  Atsutsè Kokouvi AGBOBLI : Chronique d’une Correspondance interrompue

« La mort ne surprend pas le sage : il est toujours prêt à partir » Jean de La Fontaine La Mort et le Mourant

Après la sortie tumultueuse du gouvernement Mally sur la lutte contre la corruption au Togo et après avoir lu le discours du premier ministre sur la corruption au Togo, l’idée me trottait la tête de tendre le micro de Togoforum à une personnalité forte. Une personne qui pensait au civisme des gouvernants et des gouvernés et dont la pertinence des réponses ne souffrirait pas de lisibilité. Je sortis mon carnet d’adresses.Tiens Agbobli pourquoi pas ? J’appelai sur les numéros fixes de son domicile à Lomé. En vain ! J’essayai le numéro de son téléphone portable. Le numéro de votre correspondant est momentanement inaccessible (message d’un répondeur d’une société de téléphonie mobile au Togo).

Je découvrirai l’absence d’Atsutse Agbobli au Togo avec le congrès de l’UFC, congrès pour représenter par son parti le MODENA et où le président qu’il était avait brillé par son absence. Je laissai un courriel à la date du 20 juillet pour savoir où il se « cachait ». Au bout de 8 heures de temps Agbobli que j’appelai amicalement mon « Vieux »me fit signe de vie. Camus, je suis du côté de Varsovie en Pologne. Je suis arrivé le 14 juillet et je repars le 31 juillet où j’arriverai à Lomé à 17heures 35mn.

Très pointueux et rigoureux, mon vieux me laissât tous ces numéros où je pouvais le joindre. J’appelai instantanément. Une voix féminine m’accueillie. J’apprendrai par après que c’était sa femme il renchérit : je marie une angolaise avant d’ajouter que je l’avais fui. Je m’excusai et lui promis de ne plus jamais le fuir. Il demanda d’après la santé de mon directeur de journal Joseph Takeli. Après quelques mots sur ces vacances en Pologne, je lui fis part que je voudrais au nom de Togoforum connaître son avis sur la lutte contre la corruption, son parti le Modena et les problémes socio-économiques que traverse le Togo.

Rendez-vous fut pris pour l’interview pour le 23 juillet. Je n’arriverai pas à honorer mon engagement. En voyage dans un pays, j’oubliai de prendre les numéros du « vieux » pour m’excuser. Furieux de n’avoir pas fait signe de vie, Agbobli le 25 juillet me trouvera pas rigoureux il pris même soins de me dire qu’il ne savait pas si (j’étais aussi l’un de ces journalistes dont le pouvoir envoie tout le temps à Lomé lui dire qu’il voulait s’encquérir de son point de vue sur une situation pour enfin disparaître). Je le ravisai et l’expliquai les causes de mon voyage.

Mon « vieux » qui tenait beaucoup à la rigueur savait aussi être humoriste. Il me raconta comment il connu sa première femme à 22ans, comment à cet âge il arriva en France pour les études et pour la petite histoire il finit par me laisser ces mots « Sois désormais rigoureux ». Le 26 juillet lors de son retour de Dansk (Ville portuaire en Pologne), le « vieux ma écrit un courriel dans lequel il a tenu à m’expliquer davantage les contours de sa méfiance envers les journalistes, les hommes politiques. Lui qui a travaillé avec l’un des plus grands dictateurs des temps modernes laissera un petit testament que j’ai voulu partager avec les lecteurs. Je le rappelai et nous fîmes plus de 70 minutes au téléphone.

Homme bavard, cultivé voire très cultivé je l’écoutai attentivement me parler de ces 30 années passées à parcourir le monde et de sa décision de rentrer s’installer définitivement en 1990 au Togo. Il partagea avec moi quelques discussions qu’il eu avec feu Gnassingbé Eyadema. Il regrettait que Togoforum très lu en ligne ne soit pas une presse écrite. Il prit soin de me demander si je savais que moins de 5% de togolais ont accès seulement à l’Internet. Il me donna toutes les directives pour créer un journal respectable et former des journalistes d’investigation. Il me parla de Dimas Dzikodo qu’il voyait comme le seul au Togo à être un journaliste d’investigation qui dû lui aussi jeter l’éponge depuis que les sicaires à la solde des hommes de l’ombre ont intenté à sa vie. Il rajouta que les enqûetes n’aboutiront jamais avant de renchérir : les Togolais ne savent même plus si il y’a une police chargée de leur protection. Le 27 juillet je rappelai mon vieux. Nous discutâmes des voyages de Faure.Il ne comprenait pas pourquoi Faure s’interessait si tant au Vatican. Je lui parlai des loges présentes au cœur même du Saint Siège et le rôle joué par le vatican pour faire reculer le communisme dans les pays d’Amériques Latines. Ce que j’ai retenu du « vieux » est que, plus vous êtes cultivé sur une histoire et plus il en voulait davantage savoir. Il me demanda de lui parler des loges implantées au cœur du Vatican. Je débutai par la loge P2 la plus importante qui á des tentacules aujourd’hui même dans les pays du tiers monde. Je lui parlai de l’Opus Dei et de l’histoire du jeune Cédric, d’origine suisse qui sacrifia sa vie pour être garde de corps du pape. Il mourût dans des conditions non élucidées et j’ajoutai que toutes les lettres écrites par la maman de Cédric au pape sont restées jusqu’à nos jours sans réponses. Abasourdi par ma petite histoire il renchérit : Si ces jeunes au pouvoir togolais sont si proches de l’Italie il faudrait désormais que les journalistes ouvrent grandement les yeux. Je lui rappelai que Norbert Zongo n’a pas vécu longtemps ! Il m’ajouta, Zongo n’aura pas vécu inutilement. Le 28 juillet au soir Agbobli qui tenait tant au rendez-vous sur l’interview décrocha le téléphone une fois qu’il venait de sonner. Au bout de quelques minutes nous finissâmes l’exercice des questions de Togoforum et les réponses de Mr Atutsè Agbobli. Il me demanda d’après son collègue politogue Comi Toulabour et que si je pouvais l’aider à retrouver les traces de ce dernier.

Je répondis par l’affirmative. Le 29 juillet après la publication de son interview je lui laissai un courriel. Le 30 juillet la veille de son départ pour le Togo, nous fîmes plus de 50 minutes au téléphone.Il voulait savoir si j’avais un programme de venir à Lomé. Il rajouta que désormais chez lui était chez moi. Il me demanda d’après mon âge. Après qu’il eu réponse á sa question sur mon âge il me fit savoir que j’avais le même âge que sa premiére fille aînée. L’homme qui m’appelait par mon nom « Camus » désormais m’interpellait en disant mon « fils ». Je lui souhaitai un bon retour á Lomé et promis de l’appeler aussitôt qu’il sera à Lomé. Le 2 août je le revellerai de son lit pour savoir si il était bien arrivé à Lomé. Sa réponse : mon fils je me porte comme un charme.

Je laissai un courriel à Mr Toulabour pour lui dire que son ami Joachim Atstutsè voudrait avoir de ces coordonnées. Le 5 Août je reçus un courriel de Mr Toulabour me demandant de remettre toutes ces coordonnées à son collègue. Le même jour je l’envoyai un courriel et l’ajoutai que ce dernier avait répondu aux questions de Togoforum. Le 6 Août je découvris le dernier courriel de mon « Vieux » Atsutsé au matin à 7heures 34mn me disant qu’il était fier d’avoir les coordonnées de Mr Comi Toulabour et lira son interview et qu’on garde le contact. Le 8 et 9 comme le 10 Août je passai quelques coups de fils sporadiques sans plus jamais l’avoir au bout du fil. Moi qui croyais recueillir son avis sur les inondations ! C’est le 15 Août que par hasard en naviguant sur un site je découvris la nouvelle que d’ailleurs j’avais pris pour une blague à ne pas lire. Plus loin une idée me taraudait à plus de curiosité. J’appelai Mr Nadim Michel Khalif au soir du 15 Août à Paris qui me confirma qu’il avait auparavant appris dans l’après midi la nouvelle. Je venais de perdre mes forces dans l’espoir toujours que les médias se seront trompés.

Atsutsè Kokouvi Agbobli que j’ai connu et découvert dans les derniers jours de sa vie ne m’a sembler avoir le spleen, le mal de vivre.Quand je l’avisai que je voulais seulement une photo de lui pour le site, il me dit : je t’envoyerai plusieurs pour d’autres interviews si Togoforum venait de nouveau à m’interviewer.

Durant son séjour dans sa famille en Pologne l’homme reluisait d’un optisme sur sa vie d’homme politique. Il me parlait des échéances de 2010 et des tactiques que Abdoulaye Wade avaient utilisées pour en finir avec le long règne d’Abdou Diouf. Serein, il m’informa qu’il se pourrait qu’il soit de nouveau dans 3 mois en Europe. Il me dit qu’il y avait tellement à faire au Togo pour son parti le MODENA, son journal Afric Hebdo lequel journal disait t-il roulait à perte. Agbobli fut un homme comme nous tous avec des hauts et des bas.Militant panafricaniste de première heure il m’ajoutai qu’il est rentré en politique à l’âge de 12 ans sous l’ombre de son père qui ne lésinait pas sur le mot « indépendance ».

Au plus fort des relations tendues entre le Togo et l’Union Européenne pour déficit démocratique il était un de ces rares politiques de l’opposition à crier que les sanctions ne touchaient point les dirigeants togolais mais que la grande victime était le peuple. Ce peuple que mon « vieux » laissera seul dans sa lutte pour un ordre plus juste et plus digne au matin du 15 août. Par cette correspondance interrompue entre celui qui m’appelait désormais son « fils » et moi qui l’appelai mon « vieux » j’ai voulu au nom de Togoforum présenter nos condoléances à la famille Agbobli, à sa femme et à ses enfants et à tous ceux qui l’ont cotôyés et aimés de par le monde.

 

Camus Ali


Organisation De Developpement En Faveur De La Jeunesse ..
Nous, Association des jeunes pour le développement (devjeunestogo), nous sommes au regret de la disparition de notre Cher Compatriote Mr AGBOBLI Atsutse Kokouvi, Président de MODENA.
Nous aimerions apporter nos soutiens morale à toute la famille AGBOBLI, ses ami(es) et à tout le peuple Togolais et à tous nos frères de la diaspora.
Nous les humains nous n'avons aucune puissance sur la mort.
Que Dieu l'accorde dans son paradis et qu'il lui donne le repos éternel
Que la terre lui soit légère !!!
 
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Une demande de contact a été formulée par e-mail via http://www.fmliberte.com de la part de
Christian Agbobli < This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it >

Ainsi donc tonton Jojo comme nous l'appelions familièrement a décidé de tirer sa révérence. Que de douleurs, d'émoi et de tristesse!
Il est venu, il a semé et il est parti. Mais au fait qu'a-t-il semé?

En tant que neveu ayant souvent discuté avec lui lorsque l'occasion s'y prêtait, j'ai retenu plusieurs leçons de Joachim Atsutsè Kokouvi Agbobli.

Un nationalisme convaincu...

Bien que ses parents l'aient appelé Joachim et que toute la famille l'appelait Jojo ou tonton Jojo, il tenait mordicus à signer tous ses écrits par Atsutsè Kokouvi Agbobli. Un jour, je lui ai demandé "Mais tonton, pourquoi insistes-tu tant sur Atsutsè Kokouvi?" Sa réponse m'édifia. Par une analyse pointue, il m'expliqua que les Togolais devraient porter avec fierté leur prénoms autochtones car ces prénoms ont une signification; et leur signification est inscrite dans leur histoire, une histoire riche, pleine de courage, de confiance et de volonté. Ainsi, porter et faire connaître nos prénoms togolais devrait être un devoir pour tout togolais. Lorsque je lui fis remarquer qu'il rejoignait là les affirmations du président Eyadema, il soutint qu'effectivement Eyadema avait décidé d'une politique d'authenticité mais que celle-ci n'avait pas les mêmes sources que lui ni les mêmes vues. En effet, selon tonton Jojo, le président Eyadema, tout comme plusieurs dirigeants d'Afrique, qui sont
arrivés au pouvoir par un coup d'État ne pouvaient être soutenus que par les puissances étrangères qui voulaient tirer profit de leur soumission pour exploiter les masses laborieuses africaines. On est bien loin des pères de l'indépendance du Togo, notamment le président Sylvanus Olympio qui restait et demeurait à ses yeux un nationaliste convaincu malgré les dérives qu'a connu son régime. En effet, Sylvanus Olympio a su montrer la fierté et la droiture qui est ancrée dans le cœur et l'esprit des Togolais. Comme tonton Jojo le disait si bien, le Togo a arraché son indépendance, on ne la lui a pas donné.

Le nationalisme de Atsutsè Kokouvi Agbobli ne remonte pas uniquement à l'ère de l'indépendance mais porte sur les époques anciennes du Togo et de l'Afrique.

Un panafricaniste dévoué...

Il va sans dire que tonton Jojo partageait les vues de Cheikh Anta Diop sur la grandeur de l'Afrique et sur les origines négroïdes de l'Égypte pharaonique. Ce panafricanisme explique son rapprochement controversé avec Jonas Savimbi. Alors journaliste pour l'hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il fut un des plus grands critiques du leader révolutionnaire angolais Savimbi avant de s’en rapprocher. Il explique ce changement par les échanges et les discussions avec Savimbi qui à ses yeux a été grossièrement peint par les médias occidentaux, en s'y incluant. Il finit par voir en Savimbi un véritable leader africain de la trempe des panafricanistes convaincus qui luttent pour la fin des liens de domination entre l'Afrique et l'Europe représentée ici par l'Angola et le Portugal. Il voyait en Savimbi un symbole: pour lui une victoire de Savimbi en Angola signifiait la possibilité pour l'Afrique d'en finir avec les suppôts du colonialisme caché.

Un élitisme dérangeant...

Pour Atsutsè Kokouvi, l'Afrique se doit de conjuguer ses efforts pour la maîtrise de son avenir par le biais d'une industrialisation. Le mot est lancé. Il croyait fortement au salut de l'Afrique par le biais d'une industrialisation de masse qui pourrait, à l'instar de la révolution industrielle qu'a connu l'Europe, entraîné le décollage économique du continent noir. Néanmoins, il soutenait que cette industrialisation passait par le travail des masses, elles-mêmes éclairées par une élite clairvoyante. En effet, Atsutsè Kokouvi Agbobli croyait fortement dans le rôle des élites pour sauver l'Afrique et les populations de leurs misères. Cette élite devait être un aiguillon pour la jeunesse et être un exemple de droiture. Cette prise de position le rapprocha de ses amis que sont ou furent Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso ou Amath Danshoko du Sénégal et l'éloigna d'autres. Pourtant bon nombre de ses concitoyens se sont sentis heurtés par ces affirmations, lui reprochant même d'être trop
déconnecté de la réalité. Qu'à cela ne tienne, il persistait à donner son opinion, espérant jusqu'au bout être la voix dans le désert qui serait enfin entendue.

Le doute religieux...

La spiritualité d'Atsutsè Kokouvi Agbobi est méconnue de ses compatriotes togolais. Comme tout intellectuel qui se respecte, tonton Jojo avait de sérieuses réserves quant aux religions révélées qu'il considérait comme des moyens détournés visant à manipuler les populations et à leur ôter toute velléité d'interrogation sur leurs conditions d'existence. Il tenait la religion pour responsable de la relative passivité des populations à prendre leur destin en main puisque tout ou presque relevait de l'espoir en des lendemains meilleurs, dénonçant en cela les espérances chrétiennes.

Un politicien naïf... et qui le savait...

AKA n'est pas entré en politique. Il est né en politique et l'adorait. Malheureusement, la politique fut l'une de ses plus grandes tristesses. Il a très bien rappelé le rôle que sa famille et notamment son père a pu jouer dans le sillage des nationalistes togolais tel que Sylvanus Olympio. Il est entré en politique par accident, fort à la fois de la notoriété qu’il avait acquise en étant journaliste mais aussi de l'opposition que lui vouaient plusieurs caciques du régime Eyadema, ce qui l'a contraint à un exil qui l'empêcha d'assister aux obsèques de son père décédé. Rentré au Togo, il voulut s'impliquer pour faire triompher les idées qui étaient les siennes, il fut même nommé ministre dans le premier gouvernement sorti des premières élections véritablement démocratiques qu'a connu le Togo. Mais ses choix, ses alliances le déçurent et pour faire entendre sa voix, il décida de créer un parti politique. Lorsque je lui demandai s'il n'était pas un peu trop tard pour créer un parti
politique, il me répondit "Neveu, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Puisse ce parti politique contribuer à éclairer les populations pour un prise de conscience de leur avenir. Ce n'st pas à mon âge que je vais prétendre à quoi que ce soit." Paradoxalement, cette volonté d'éduquer ses concitoyens était ancrée dans son engagement politique, mais elle a aussi contribué à sa volonté de créer son journal panafricain Afric'Hebdo, où il faisait des analyses percutantes de la situation en Afrique et dans le monde. Cela ne l'a pas empêché d'être cet éternel empêcheur de tourner en rond. Ainsi, lorsqu'on questionna un ministre actuel du gouvernement togolais sur les propos tenus par cet éveilleur de conscience qu'était Atsutsè Kokouvi Agbobli, il répondit: "Dites-moi ce que celui-là a apporté à son pays à part certains articles incendiaires!» La réponse vient de vous être donnée M. le ministre!

L'éducation de ma fille...

Pour terminer, voici l'un des derniers courriels reçus en provenance de mon oncle à qui j'annonçais la naissance de ma fille Eva Mawuena. Elle résume si bien sa vision de la vie et le combat qu'il a eu èà mener: "Je ne doute pas qu'en parents heureux, vous l'entourez déjà de tous les soins qu'elle mérite et la préparerez bien pour mener avec succès le combat de la vie qui l'attend dans notre monde de compétition, de concurrence et de combat."

Maintenant, tonton Jojo a fait sa part de combat et il laisse la place aux autres. Ses paroles sont destinées à la relève.


Christian Agbobli, Ph.D
Professeur
Université du Québec à Montréal

 

Le President du MODENA, Atsutse Kokouvi Agbobli a ete retrouve mort a la plage de Lome..Fmliberte est en train d'investiguer sur cette triste nouvelle..