lundi, 26 octobre 2015 19:00

Pourquoi les Africains sont soit très riches, soit très pauvres L'émergence d'une véritable classe moyenne tant fantasmée se fait toujours attendre sur le continent.

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Pourquoi n'assiste t-on pas à l'émergence rapide d'une classe moyenne sur le continent africain? C'est une interrogation en forme d'équation dont la réponse n'est pas forcément mathématique.Comme le rappelle la revue économique américaine The Economist, la croissance moyenne sur l'ensemble du continent flirte avec les 5% sur la dernière décennie. Un taux qui est près de deux fois supérieur à la croissance démographique et qui devrait donc déboucher logiquement sur une hausse sensible du revenu par habitant. Mais la réalité ne correspond pas à la théorie.

 

 

Pourquoi les Africains sont soit très riches, soit très pauvres

À lire aussi: L'aide internationale n'est pas forcément bénéfique pour l'Afrique selon Piketty

Selon les chiffres de l'institut statistique de l'Intelligence Unit Canback repris par The Economist, 90% des Africains vivaient toujours avec moins de 10$ par jour en 2014, une somme qui correspond au seuil d'entrée dans la classe moyenne africaine. Excepté l'Afrique du Sud, où une véritable classe moyenne en plein boom existe, la proportion d'habitants dont le revenu s'établit entre 10 et 20$ a grimpé de seulement 4,4% à 6,2% entre 2004 et 2014. Dans la même période, la classe moyenne supérieure (entre 20 et 50$ de revenu par jour) a augmenté de 1,4% à 2,3%.

«Une des raisons à cela est que la croissance économique est partagée de manière très inéquitable. Ces dernières années, les inégalités ont même augmenté plus vite que la croissance dans de nombreux pays d'Afrique», analyse The Economist.

 

L'extrême pauvreté a reculé

 

 Le site d'informations économique Quartz pointait également cette profonde inégalité dans la redistribution des richesses dans un article récent. «Au niveau macro-économique nous sommes en progrès, mais la croissance ne touche pas la population au chômage ou qui vit de l'économie informelle»,confiait un ancien membre du gouvernement tanzanien à Quartz«Je pense qu'il n'y a pas assez de transparence au sujet de la richesse, de qui la possède et de son évolution au fil du temps, dans le monde mais particulièrement en Afrique et en notamment en Afrique du Sud»affirmait pour sa part l'économiste français Thomais Piketty lors d'une conférence donnée récemment à Johannesburg.

Mais il y a aussi une autre raison à la lente émergence de cette middle class tant fantasmée par les multinationales. 

«La pauvreté est si profonde dans de nombreuses régions d'Afrique que même si les revenus de millions d'habitants ont doublé, ces derniers sont aujourd'hui pauvres alors qu'ils étaient avant extrêmement pauvres», note The Economist.

En Ethiopie, le nombre de personnes dont le revenu par jour est supérieur à 10$ a été multiplié par dix entre 2004 et 2014. Mais les Ethiopiens ne sont toujours que 2% à gagner cette somme ou plus par jour. «Ceux qui sont concernés par la croissance économique africaine (...) devront être patient», conclut sagement The Economist.

Read 841 times Last modified on mercredi, 28 octobre 2015 07:53
ERIC  K.  ALOVOR

L`Afrique, le continent noir, mère des continents, est constamment en proie à des difficultés socio-économiques et politiques qui, à bien des égards, transforment ses fils et filles, chez eux, sur leur propre terre natale, en parias et en êtres bannis ou, en terre lointaine d’asile, en citoyens acculturés et de seconde zone.

L’exil est devenu pour nos peuples, surtout les jeunes, une source nourricière potentielle et un choix de survie. Ce paradoxe crée une frustration qui érode l`Afrique et tend à faire de ses processus de démocratie naissante un Mal plutôt qu’un Bien.

Que ferions-nous d’autres et que nous resterait-il de tant d’années d’efforts et de sacrifices, si nous venions à nous égarer définitivement. De la voie de la démocratie ?

Face à cette question existentielle qui nous interpelle tous, notre compatriote Kodjo EPOU tire la sonnette d’alarme et cite : « La démocratie est loin d’être parfaite mais elle demeure le moins mauvais des systèmes » Nous avons plus intérêt à œuvrer pour l’enraciner dans nos mœurs que de la renier en collaborant, contre gains faciles et immédiats, à tout ce qui est sa négation. De nos jours, la Démocratie est un système incontournable. Au point que toute tentative de l’étouffer se révèlera, tôt ou tard, inopérante.

L’initiative de créer Fmliberte répond à cet esprit. Notre mission se projette dans cette perspective. Elle vise donc à consolider chaque jour un peu plus la démocratie dont le nerf est la parole. Ainsi, sur les ondes de Fmliberte, La radio de la Diaspora, il n’existe pas de propos tabou, à l’exception de ceux qui sont dans l’ordre d’attentats à la pudeur, d’attaques personnelles ou de fausses informations. L'idée de rassembler les africains autant que nous le pouvons constitue la trame de nos émissions. Elle n’exclut nullement les critiques, même les plus acerbes, mais elle impose le respect de l'autre dans sa dignité humaine.

Nous restons convaincus que notre investissement en temps et en matériel ne sera pas vain; que les Communautés africaines de l’étranger et l’ensemble de la diaspora africaine apprécieront nos efforts à leur juste valeur. Notre ardent souhait est que Fmliberte, cet outil majeur de communication et de rapprochement soit un véritable tremplin de la Démocratie sur le beau Continent.La vocation de Fmliberte tient en trois mots:

Divertir. Informer. Rassembler.

FM Liberte, l’autre Son de Cloche

Bonne écoute!!

Le Président/Administrateur
Eric K. ALOVOR

www.fmliberte.com

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