jeudi, 07 décembre 2017 17:47

Virée nocturne du président Français à Ouaga : Macron et la beaufort de Lucie Featured

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Dans l’agenda officiel du séjour du président français au Burkina, il ne figurait certainement pas cette virée nocturne, que dire, cette belle surprise faite au maquis Rolls du côté de Wemtenga. Sa gérante, Lucie Oualy, ravie, en garde un très bon souvenir et voit surtout en cette visite une main hyperpuissante, celle de Dieu.

Dans le vieux quartier Wemtenga à l’est de Ouagadougou, face à l’école primaire éponyme, l’endroit passerait inaperçu pour le visiteur d’une matinée. La bâtisse est faite d’un échafaudage de poutres et de paille, à l’image de ces innombrables débits de boissons de la capitale. Il faut y pénétrer pour se faire une idée du confort douillet qui y règne. Mieux, le sable, régulièrement arrosé et qui tient lieu de plancher, offre aux clients un microclimat et une ambiance de plage dans un pays à mille lieues de la mer. L’endroit ne dispose pas de piste de danse. Il s’agit plutôt d’un cadre convivial d’échanges ; tel est le descriptif du maquis Rolls, qui a eu l’insigne honneur d’accueillir un certain Emmanuel Macron dans la soirée du 28 novembre 2017, au 2e jour de son séjour au Burkina Faso.

La patronne des lieux est Lucie Oualy. En cette journée du 7 décembre 2017, et comme tous les jours d’ailleurs, cette esthéticienne de formation, qui a laissé tomber vernis, fond de teint et autres mascaras pour mettre son va-tout dans la gestion de ce cadre de retrouvailles ouvert en 2017 et dont le leitmotiv est l’intégration africaine, est au four et au moulin. Elle nous raconte avec délice cette soirée mémorable du 28 novembre dernier : «Je n’étais pas informée de l’arrivée du président français même si, la veille, des éléments de la Coopération française sont venus échanger avec nous, commandant quelques petites bières, sans nous préciser véritablement l’objet de leur visite. Nous étions donc là comme tous les soirs quand, vers 19 heures, deux éléments du Protocole français se sont présentés à nous. Une vingtaine de minutes plus tard, Emmanuel Macron est arrivé avec sa suite. Nous l’avons servi naturellement du mieux que nous pouvions. Ils ont tous bu dans les mêmes verres destinés aux clients. Ils ont été très coopératifs. Lui a pris une bière Beaufort, d’autres des bières de chez nous et sa sécurité, de la sucrerie. Une vingtaine de minutes plus tard, il est reparti et n’a pas esquissé de pas de danse, contrairement à ce que certains ont relaté. »

La patronne des lieux, qui considère cette visite surprise comme une grâce, ne tarit pas de reconnaissance sur le Bon Dieu et compte même adresser une lettre de remerciements et de reconnaissance à l’ambassade de France. Et comme pour graver d’une pierre blanche le passage du président français et immortaliser l’événement, il est prévu que l’espace qu’il a occupé soit réaménagé. Toujours est-il que, depuis lors, le bistrot jouit d’une certaine aura et que sa renommée a grandi. Beaucoup de clients qui arrivent s’empressent de demander à occuper la table qui avait été réservée à Macron. Ne diront pas le contraire Alain Briand, représentant au Burkina Faso de Schneider Electric, et Aimé Ouattara, coordonnateur général chargé des Projets du groupe Magic System. Entre deux verres, le second apprécie : « En venant ici, nous disions que nous allions au Macron. C’est un geste touchant fait à l’endroit de ce maquis qui peut paraître insignifiant mais a pourtant reçu la visite d’une importante personnalité. C’est un côté positif de l’Afrique que nous partageons et nous en serons les ambassadeurs à Abidjan. »

L'observateur Paalga 

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