mercredi, 19 janvier 2011 17:28

Burkina Faso: Fespaco 2011 - Plaidoyer pour une biennale plus forte

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La mission officielle du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui a séjourné du 9 au 16 janvier 2011 en Europe, outre la présentation du scénario de la 22e édition de la biennale, a fait le tour de ses partenaires pour avoir leur caution.

Démarche hautement concluante. Les collaborateurs bruxellois et français ont réaffirmé leur disponibilité à toujours accompagner le Fespaco qui souffle cette année ses 42 bougies.

Lundi 10 janvier 2011. Ambassade du Burkina Faso auprès du Royaume de Belgique, 10h 15, heure locale. Par une matinée glaciale, la délégation du Fespaco avec à sa tête Stanislas Méda, représentant du ministre de tutelle, entreprend, quelques heures seulement après son arrivée dans la capitale Belge, une visite de courtoisie au locataire de la rue 16, place Guy d'Arezzo, 1180 Bruxelles ; SEM Kadré désiré Ouédraogo. Défenseur des intérêts du Pays des hommes intègres en Belgique, la représentation diplomatique burkinabè l'est tout aussi naturellement pour le Fespaco qui y est d'ailleurs très prisé. Pour le diplomate burkinabè, il importe d'impliquer tous les partenaires belges pour la réussite de la grande fête africaine du 7e art.

Le secrétariat du Groupe des Etats Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) est, de ce fait, une bonne adresse pour avoir l'adhésion des 78 Etats membres au Fespaco. Pour le lancement du festival à Bruxelles, l'ambassadeur Kadré Désiré Ouédraogo et ses collaborateurs ont envoyé des invitations à toutes les chancelleries et à toutes les personnalités susceptibles d'enrichir les échanges au cours de la conférence internationale de presse. La sensibilisation, a fait remarquer le plénipotentiaire, est très importante pour faire encore mieux connaître et aimer le Fespaco. L'action des partenaires n'est donc pas à négliger. Africalia a lancé une opération spéciale pour mobiliser des festivaliers, afin qu'ils se rendent nombreux à Ouagadougou pour vivre le festival.


Kadré Désiré Ouédraogo a invité la délégation à les encourager et à tout mettre en oeuvre pour que le rendez-vous soit un succès. Sa conviction est, d'ores et déjà, faite. Le Fespaco 2011 sera bien une réussite. Bruxelles, a-t-il confié, est un carrefour culturel très important. L'Union européenne qui y a son siège a commencé à comprendre que la culture est un élément essentiel de développement. L'ancien commissaire de l'institution, Louis Michel, a même organisé en 2009 dans la capitale belge, un colloque sur « La culture, facteur de développement ».

Le Groupe des Etats ACP sera au Fespaco et la sortie en Belgique a été une opportunité pour discuter avec lui sur sa participation, ce qu'il faut en attendre. Le conseil donné par Kadré Désiré Ouédraogo est alors qu'on l'amène définitivement à être un partenaire privilégié du festival de Ouagadougou et profiter largement des retombées qui en découlent. A Bruxelles, l'ambassade du Burkina, selon son premier responsable, dès qu'il y a un fonds ACP, se bat âprement pour que les actions profitables au Faso soient inscrites dans le programme du secrétariat. Et la promotion du Fespaco en est une.


Africalia, un associé qui convainc

Logé à la rue 170, boulevard Léopold II, 1080 Bruxelles ; Africalia a un programme d'appui à la création artistique africaine contemporaine, de soutien à la diffusion des oeuvres et à la circulation des artistes. Partenaire de choix du Fespaco, il était tout à fait naturel pour la délégation venue de Ouagadougou d'avoir une séance de travail dans ses locaux au cours de son séjour bruxellois. Michel Ouédraogo et les siens ont donc eu des échanges avec la dynamique équipe de la structure : le directeur, Mirko Popovitch ; Dorine Rurasshitse, coordinatrice programme Afrique de l'Ouest ; Wim Oscé, chargé de communication, et Angélique Foucart, assistante de la coordination (stagiaire).

Le DG du Fespaco, qui affirme travailler avec les grands, les moyens et les petits, dit trouver une satisfaction à collaborer avec Africalia. Le partenariat avec l'organisme, qui n'est nullement biennal mais plutôt institutionnel, à son avis, est bien suivi. La tenue de la conférence de lancement du Fespaco à Bruxelles pour la deuxième fois a été possible grâce au dévouement d'Africalia. Une source d'encouragement pour l'administration du festival qui souhaite une collaboration toujours fructueuse.

Parmi les partenaires qui comptent pour le Fespaco, il y a Africalia. Pour son directeur, Mirko Popovitch, le Burkina est à l'avant-garde des activités de sa structure. En plus de son soutien au festival ouagalais, d'autres entités culturelles du pays comme le Cartel, l'institut supérieur de l'image et du son (ISIS)... bénéficient de l'accompagnement d'Africalia. Comme indiqué plus haut, en partenariat avec le FIFF, le Cinéma Novo, Opendoek, l'AFF, Afrique taille XL, FIFA et Wallonie Bruxelles International ; elle a ratissé large pour mobiliser le maximum de festivaliers. Objectif, proposer une aventure culturelle riche en rencontres professionnelles et artistiques lors du Fespaco 2011 qui se tiendra du 26 février au 5 mars.

Outre la découverte des coulisses de « la légendaire des festivals de cinéma d'Afrique », le public, les acteurs et les réalisateurs, Africalia offre aux passionnés belges la visite de projets culturels sur le terrain. Ils pourront ainsi participer activement à un acte de solidarité culturel, visiter l'ISIS, le site de Loango et prendre part à une projection « cinétoile » (une séance de cinéma en plein air animée par des Burkinabè dans un village proche de Ouagadougou en compagnie des habitants).


ACPFilms, une présence qui sera remarquée

Le secrétariat du Groupe des Etats ACP, à travers ACPFilms, n'entend pas être en reste au prochain Fespaco. Son soutien au festival est sans ambages. La délégation de la biennale, avant de peaufiner le calendrier des activités qu'il aura à Ouagadougou dans quelques semaines, a échangé le 10 janvier dernier dans les locaux du Programme avec le chargé de gestion et de communication, Moussa Sawadogo. Avec lui, elle a découvert le menu concocté par l'organisation belge pour le Fespaco 2011.

Sont notamment prévus une visite du Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA), un atelier juridique, une conférence de presse et une communication sur le 10e Fonds européen de développement (FED), un master class avec Raoul Peck d'Haïti, un autre avec Léopold Togo du Mali et Gaston Kaboré du Burkina, des rencontres avec les bénéficiaires sur le terrain...Un stand ACP sera dressé au sein du MICA et du SIAO pour fournir au public des informations sur ACPFilms.

La rencontre, le mercredi suivant, de Stanislas Méda et ses collaborateurs avec la sous-secrétaire générale en charge des questions politiques et du développement humain aux ACP, Mme Michel Dominique Raymond, a fini de convaincre de la volonté du Groupe ACP de demeurer aux côtés du Fespaco pour relever davantage les défis communs.


Une chaîne de relations renforcées

Dans les deux capitales européennes visitées par le Fespaco, plusieurs autres partenaires institutionnels intervenant dans l'organisation de la 22e édition du festival avec des subventions conséquentes ont été rencontrés. Pour le DG du Fespaco, c'est une nouvelle ère de relations, qu'il souhaite très fructueuse, qui est entamée avec ceux-ci. Après l'Union européenne à Bruxelles, la délégation a pu discuter à Paris avec l'UNESCO qui prendra fait et cause pour le colloque. Michel Ouédraogo estime que l'essentiel est fait avec les différents associés. Avec les partenaires médias, un contrat est passé avec CFI et d'anciens collaborateurs tels que TV5, RFI...

La satisfaction est au rendez-vous quant au comportement, à la responsabilité et à l'engagement des uns et des autres. Les responsables du Fespaco qui ont bataillé ferme à travers un plaidoyer bien entretenu promettent de travailler pour consolider les partenariats, gage d'une survie de la biennale.

Certains partenaires, malheureusement, ne donnent pas entièrement des motifs de se réjouir, mais, a souligné monsieur Ouédraogo, il faut faire avec. Chacun donne ce qu'il a. Au-delà de toute considération, il importe de tout mettre en oeuvre pour rassembler les petits et grands partenaires, afin de mobiliser le maximum de ressources pour réussir la fête bisannuelle du cinéma africain.


L'Observateur Paalga


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