vendredi, 22 août 2014 07:40

Bénin: Troisième gouvernement de Yayi II : forces et faiblesses de la nouvelle équipe

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http://fr.africatime.com/sites/default/files/styles/large/public/photo-articles/2014/ao%C3%BB/gouvernement_yayi1_0.jpg?itok=H0KTjObRLe troisième gouvernement de Yayi II est connu depuis ce 20 août 2014. 27 ministres dont 4 dames et 23 hommes ; voilà la configuration de la nouvelle équipe gouvernementale de Boni Yayi II qui va l'aider à relever les défis de la pauvreté et des exclusions.



Sept entrées, 4 mutations et 16 maintiens de portefeuilles ministériels, tel est l'aspect du nouveau gouvernement du locataire de la Marina qui sera chargé de poursuivre les actions de la refondation. La particularité de cette nouvelle équipe gouvernementale est la réduction du nombre de femmes. En effet, de 6 femmes dans le gouvernement 2 de Yayi II, le nouveau en compte seulement 4.

 

Ce qui montre que la promotion de la gente féminine a encore du plomb dans l'aile chez le Chef de l'Etat. Par ailleurs, le départ qui attire le plus l'attention est celui de Jonas Gbian qui cède son poste à Komi Koutché. Parmi les nouveaux venus, il y en a qui sont des animateurs de la scène politique. C'est le cas de l'honorable Issa Azizou, très vu au cours des débats concernant le projet de loi pour le retrait du droit de grève aux magistrats et qui occupe maintenant le fauteuil de l'Agriculture. D'autres par contre, sont des inconnus du public ; ce sont les cas de Ruffin Nansounon, l'actuel ministre de l'Economie maritime et de Jean Dansou qui est chargé de la communication.

 

Départs justifiés …

 

Sept anciens ministres du gouvernement 2 de Yayi II ne font plus partie de la nouvelle équipe pour des raisons diverses que confuses. Si le départ de Jonas Gbian étonne plus d'uns, cela ne le devra pas puisque l'homme a été victime de son soutien pour son frère Robert Gbian qui est l'un des présidentiables de 2016. Le chef n'a pas voulu garder les partisans d'un autre homme politique au sein de son gouvernement en tout cas pas avant 2016 alors qu'il ne se passe de jour où les autres membres du gouvernement entretenait les populations sur le fait que le chef de l'Etat n'a pas encore choisi son dauphin. Jonas Gbian prenait appui sur son directeur de cabinet pour fournir les informations en temps réel au présidentiable.

 

L'éjection de Amadou Fatouma Djibril du gouvernement serait probablement due à ses déballages sur la scène publique d'un possible 3ème mandat de Boni Yayi. Les faces cachées de la campagne cotonnière et pour avoir dit haut ce qui est caché, le Président de la République a voulu prendre ses dispositions. Si rien n'a été reproché à François Houessou sur sa docilité vis-à-vis du locataire de la Marina, la gestion du ministère de l'intérieur lui aurait coûté son départ du gouvernement. En effet, sous lui, les malfrats ont véritablement pris son pouls et du grade.

 

Il a mal géré la question de la sécurité. Des flics ont rendu l'âme devant les hors-la-loi et les mesures telles que le port obligatoire de casque en passant par le passage sur les pistes cyclables sans oublier l'immatriculation des engins, sont mal engagés et mal gérés. Par ailleurs, le départ de Martial Souton du gouvernement n'est pas une surprise. En effet, son incapacité à instaurer le dialogue social entre les partenaires sociaux et l'organisation des derniers concours de tous les chaos lui a surement valu son poste.

 

Confiance renouvelée

 

Parmi les 27 ministres de l'ancien gouvernement, 20 ont été maintenus dans la nouvelle équipe. Des 20 ministres, 4 ont connus des permutations et 16 ministres ont gardé leurs portefeuilles de départ. C'est la preuve que le Chef de l'Etat fait confiance à plus de 90% des hommes qui composent son ancien gouvernement. Donc à en croire la nouvelle configuration de l'équipe gouvernementale, l'on serait en mesure de dire que ce sont ceux qui sont contre les idéaux de Boni Yayi qui sont éjectés du gouvernement. Par ailleurs, de toutes les permutations, c'est celle de Komi Koutché qui est une promotion. En effet, le Président de la République a encore une fois renouvelé sa confiance à l'homme en lui confiant les Finances publiques du pays.

 

Cette promotion est due au dynamisme de l'ancien ministre de la communication et porte-parole du gouvernement dans la gestion des dossiers importants de son ministère à savoir les prémices du passage de l'analogique au numérique et les nombreuses réformes opérées dans le secteur des Gsm.

 

Les attentes et défis

 

En général, cette nouvelle équipe gouvernementale sera chargée d'aider Boni Yayi à poursuivre la refondation de la société à travers la lutte contre la pauvreté et la création des emplois aux jeunes. En effet, ce troisième gouvernement de Yayi II devra travailler pour mériter un tant soit peu la confiance des citoyens en général et des jeunes en particulier. Mais les 7 nouvelles têtes qui entrent dans le gouvernement seront sous les projecteurs. Ils doivent mouiller le maillot pour montrer à l'opinion nationale que le Chef de l'Etat ne s'est pas trompé sur leur personne en les plaçant à la tête de leur ministère.

 

Ainsi, Simplicité Dossou l'actuel ministre de l'intérieur devra revoir la gestion des réformes en cours engagées par son prédécesseur. Son baptême de feu sera celui de l'immatriculation des motos dont la phase répressive démarre le 15 septembre prochain. Il en est de même pour le nouveau ministre de la communication, Jean Dansou, qui aura la mission de poursuivre les réformes entrant dans le cadre du passage de l'analogique au numérique.


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Read 589 times Last modified on jeudi, 04 septembre 2014 19:00

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