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samedi, 11 avril 2015 19:00

Burkina Faso: la musique pour sensibiliser les jeunes à la politique Featured

Written by RFI
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Au Burkina Faso, le rappeur Smockey est de retour sur la scène musicale après l'insurrection populaire avec un triple album dénommé Pré-volution. La sortie de cet album est l'occasion pour l'artiste de mener une campagne de sensibilisation pour inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales. C'est la campagne « Après ta révolte, ton vote ». Et hier soir, il était face à des milliers de spectateurs sur la place de la Révolution à Ouagadougou en compagnie de nombreux autres artistes, dont Smarty, le prix découverte RFI 2014, Didier Awadi du Sénégal, et Soum Bill de la Côte d’Ivoire.

C'est la première fois que Smockey se retrouve sur la place de la Révolution pour un concert géant après l'insurrection populaire à laquelle il a activement participé. Et son message s'inscrit dans la continuité de ce vaste bouleversement politique. « Jeunesse du Burkina Faso, lance-t-il, c’est enfin à vous de décider sur votre avenir, de prendre les rênes de ce développement ».

« Donc, poursuit Smockey, on ne peut pas avoir fait tout cela pour rien. Avoir sacrifié autant de nos frères et finalement laisser les choses se faire. Le message c’est ça : Jeunesse, continuez à rester mobilisés, continuez à croire en la possibilité de se développer, continuez à croire et à oser inventer cet avenir-là ».

« Ce n'est que le début »

Plusieurs artistes musiciens burkinabè et des pays voisins ont participé à cette campagne de sensibilisation. Pour Didier Awadi du Sénégal, c'est maintenant que la lutte commence pour la jeunesse burkinabè : «  On est là aussi pour dire merci à la jeunesse burkinabè. Ce n’est que le début ; donc, il s’est passé de belles choses. Quelqu’un est parti, maintenir le cap, c’est le plus dur. Et ce n’est pas gagné. Le vote, c’est le premier acte révolutionnaire dans un pays qui n’a pas connu de vote sérieux ».

Ce concert de Smockey a été retransmis en direct sur une trentaine de radios publiques et privées du pays. Une première au Burkina Faso. Abissi Charlemagne, président de l'Union nationale de l'audiovisuel libre du Burkina (Unalfa) : « C’est une aube nouvelle qui se lève dans ce pays, une dynamique qui doit amorcer l’expression démocratique dans ce pays ».

Read 800 times Last modified on dimanche, 12 avril 2015 13:24