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lundi, 11 mai 2015 19:00

Burkina: les partis sankaristes veulent désigner un candidat unique pour la présidentielle d’octobre Featured

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Les partis politiques défendant les idéaux du "père de la révolution burkinabè", Thomas Sankara, tué en 1987 lors d’un coup d’Etat, ont annoncé à Ouagadougou leur volonté de désigner un candidat unique pour l’élection présidentielle d’octobre.

Les formations sankaristes "sont en pleins préparatifs d’une convention d’union qui va regrouper neuf partis", a déclaré lundi soir à la presse Nestor Bassière, le vice-président de l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS), l’un des principaux partis de cette famille politique au Burkina.

"L’un des objectifs de la convention c’est d’en sortir avec un seul candidat sankariste pour l’élection présidentielle du 11 octobre", a poursuivi M. Bassière, refusant de donner des noms.
De nombreux observateurs pensent que l’actuel président de l’UNIR/PS, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, deux fois candidat malheureux aux présidentielles de 2005 et 2010 face à l’ancien président Blaise Compaoré, fait figure de favori.

"Nous n’avons pas d’objectif uniquement électoral. Nous avons pour ambition d’aller vers un mouvement unifié de l’ensemble des partis sankaristes", a souligné M. Bassière.
Cette convention prévue samedi et dimanche est placée sous "le haut patronage" de Mariam Sankara, la veuve du président Sankara, arrivé aux affaires par un coup d’Etat en 1983 avant d’être assassiné le 15 octobre 1987 lors d’un putsch qui a porté le président Compaoré au pouvoir.

C’est la deuxième fois seulement que Mme Sankara qui vit en exil en France depuis la disparition de son époux se rendra au Burkina.
Plusieurs partis et associations se réclamant de l’idéal sankariste existent au Burkina Faso.
"L’héritage du président Sankara est lourd à porter. Mais nous prendrons le meilleur candidat qui puisse nous assurer la victoire", a indiqué Germaine Pitroipa, membre de l’UNIR/PS

La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre par une insurrection populaire après 27 ans de règne. (AFP)

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