mercredi, 26 juillet 2017 15:22

Burkina: Mandat d'arrêt lancé contre François Compaoré le frère cadet de l’ancien chef de l’Etat burkinabè, Blaise Compaoré Featured

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L’affaire Norbert Zongo continue de hanter l’ancien pouvoir au Burkina Faso. Selon la presse burkinabè, un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de François Compaoré, le frère cadet de l’ancien chef de l’Etat burkinabè, Blaise Compaoré, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du célèbre journaliste.

À en croire les médias du pays, c’est depuis mai 2017 que ce mandat a été lancé contre l’ancien conseiller à la présidence, forcé à l’exil depuis l’insurrection de 2014 qui a chassé son frère du pouvoir.

Avec ce mandat d’arrêt, François Compaoré se voit acculer d’une nouvelle pression pour cette sombre histoire qui a fait connaître au régime Compaoré ses premiers soubresauts. En décembre 1998, Norbert Zongo et trois de ses compagnons ont été retrouvés criblés de balles puis calcinés à bord d’un véhicule.

Le journaliste fondateur de l’hebdomadaire l’Indépendant – très critique à l‘égard du pouvoir – menait alors une enquête sur l’incarcération “arbitraire” et la mort de David Ouédraogo, ex-chauffeur personnel de François Compaoré, accusé de vol à l’encontre de Salah Compaoré, l‘épouse de ce dernier.

Sous la pression de la société civile et de l’opposition, une Commission d’enquête indépendante est créée. Mais, seul un militaire sera inculpé pour ces assassinats avant de finalement bénéficier d’un non-lieu en 2006 après la rétractation de l’un des témoins, clôturant à l’occasion l’enquête. Même si, la même année, Reporters Sans Frontière affirme que l’enquête regorge d‘éléments accablants pour François Compaoré.

Avec l’arrivée au pouvoir du régime Kaboré en novembre 2015 et la pression de la société civile, l’affaire a été rouverte et est en voie d‘être jugée. Le souci, c’est que François Compaoré, tout comme son frère Blaise détient à présent la nationalité ivoirienne. Difficile de parier que la justice ivoirienne acceptera de l’extrader vers le Burkina.

Read 451 times Last modified on lundi, 31 juillet 2017 08:06
ERIC  K.  ALOVOR

L`Afrique, le continent noir, mère des continents, est constamment en proie à des difficultés socio-économiques et politiques qui, à bien des égards, transforment ses fils et filles, chez eux, sur leur propre terre natale, en parias et en êtres bannis ou, en terre lointaine d’asile, en citoyens acculturés et de seconde zone.

L’exil est devenu pour nos peuples, surtout les jeunes, une source nourricière potentielle et un choix de survie. Ce paradoxe crée une frustration qui érode l`Afrique et tend à faire de ses processus de démocratie naissante un Mal plutôt qu’un Bien.

Que ferions-nous d’autres et que nous resterait-il de tant d’années d’efforts et de sacrifices, si nous venions à nous égarer définitivement. De la voie de la démocratie ?

Face à cette question existentielle qui nous interpelle tous, notre compatriote Kodjo EPOU tire la sonnette d’alarme et cite : « La démocratie est loin d’être parfaite mais elle demeure le moins mauvais des systèmes » Nous avons plus intérêt à œuvrer pour l’enraciner dans nos mœurs que de la renier en collaborant, contre gains faciles et immédiats, à tout ce qui est sa négation. De nos jours, la Démocratie est un système incontournable. Au point que toute tentative de l’étouffer se révèlera, tôt ou tard, inopérante.

L’initiative de créer Fmliberte répond à cet esprit. Notre mission se projette dans cette perspective. Elle vise donc à consolider chaque jour un peu plus la démocratie dont le nerf est la parole. Ainsi, sur les ondes de Fmliberte, La radio de la Diaspora, il n’existe pas de propos tabou, à l’exception de ceux qui sont dans l’ordre d’attentats à la pudeur, d’attaques personnelles ou de fausses informations. L'idée de rassembler les africains autant que nous le pouvons constitue la trame de nos émissions. Elle n’exclut nullement les critiques, même les plus acerbes, mais elle impose le respect de l'autre dans sa dignité humaine.

Nous restons convaincus que notre investissement en temps et en matériel ne sera pas vain; que les Communautés africaines de l’étranger et l’ensemble de la diaspora africaine apprécieront nos efforts à leur juste valeur. Notre ardent souhait est que Fmliberte, cet outil majeur de communication et de rapprochement soit un véritable tremplin de la Démocratie sur le beau Continent.La vocation de Fmliberte tient en trois mots:

Divertir. Informer. Rassembler.

FM Liberte, l’autre Son de Cloche

Bonne écoute!!

Le Président/Administrateur
Eric K. ALOVOR

www.fmliberte.com

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