mercredi, 04 octobre 2017 17:56

Un journaliste arrêté à cause de "On m'a dit que la plupart de vos slips ne sont pas en bon état, donc venez prendre aujourd'hui ce qui vous a été alloué. “J’ai rencontré la Première dame et elle m’a donné ces vêtements pour que je vous les remette"

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La police zimbabwéenne a arrêté un journaliste qui avait écrit dans un article que la Première dame du pays, Grace Mugabe, avait donné des habits d’occasion, dont des sous-vêtements, à des sympathisants du pouvoir, a rapporté mardi une ONG.

Kenneth Nyangani, journaliste du quotidien privé NewsDay, est en garde à vue depuis lundi soir à Mutare (est), selon l’Association des avocats des droits de l’Homme du Zimbabwe (ZLHR).

Il est susceptible d‘être poursuivi pour “diffamation”, a ajouté la ZLHR dans un communiqué.

Selon le journal NewsDay paru lundi, un député du parti au pouvoir, la Zanu-PF, a distribué pendant le week-end à des sympathisants des habits donnés par Grace Mugabe.

J'ai rencontré la Première dame et elle m'a donné ces vêtements pour que je vous les remette. J'ai des slips pour vous. On m'a dit que la plupart de vos slips ne sont pas en bon état, donc venez prendre aujourd'hui ce qui vous a été alloué.
“J’ai rencontré la Première dame et elle m’a donné ces vêtements pour que je vous les remette. J’ai des slips pour vous. On m’a dit que la plupart de vos slips ne sont pas en bon état, donc venez prendre aujourd’hui ce qui vous a été alloué”, a expliqué le député Esau Mupfumi, cité par NewsDay.

“Nous avons des chemises de nuit, des sandales, des habits, venez et servez-vous. Cela vient de la Première dame Grace Mugabe”, a ajouté le parlementaire.

De nombreux Zimbabwéens sont contraints d’acheter des habits d’occasion en raison de la crise économique dans laquelle le pays est plongé depuis plus d’une décennie.

Ces habits proviennent généralement de pays occidentaux et transitent par le Mozambique, avant d‘être importés au Zimbabwe.

En 2015, Harare avait interdit la vente de vêtements d’occasion afin de protéger l’industrie textile locale, mais était ensuite revenu sur cette décision.

Amnesty International a appelé mardi à la libération “immédiate et inconditionnelle” de Kenneth Nyangani, dont la détention est “une tactique délibérée pour l’intimider ainsi que les autres journalistes”.

L’objectif des autorités zimbabwéennes est, selon Amnesty, “d’envoyer aux journalistes le message (…) qu’ils doivent s’autocensurer plutôt que d’exposer la vérité”.

Le Zimbabwe est dirigé d’une main de fer par Robert Mugabe, 93 ans aujourd’hui, depuis l’indépendance du pays en 1980. Son épouse Grace Mugabe défraie régulièrement la chronique, notamment pour son goût du luxe et ses accès de colère.

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ERIC  K.  ALOVOR

L`Afrique, le continent noir, mère des continents, est constamment en proie à des difficultés socio-économiques et politiques qui, à bien des égards, transforment ses fils et filles, chez eux, sur leur propre terre natale, en parias et en êtres bannis ou, en terre lointaine d’asile, en citoyens acculturés et de seconde zone.

L’exil est devenu pour nos peuples, surtout les jeunes, une source nourricière potentielle et un choix de survie. Ce paradoxe crée une frustration qui érode l`Afrique et tend à faire de ses processus de démocratie naissante un Mal plutôt qu’un Bien.

Que ferions-nous d’autres et que nous resterait-il de tant d’années d’efforts et de sacrifices, si nous venions à nous égarer définitivement. De la voie de la démocratie ?

Face à cette question existentielle qui nous interpelle tous, notre compatriote Kodjo EPOU tire la sonnette d’alarme et cite : « La démocratie est loin d’être parfaite mais elle demeure le moins mauvais des systèmes » Nous avons plus intérêt à œuvrer pour l’enraciner dans nos mœurs que de la renier en collaborant, contre gains faciles et immédiats, à tout ce qui est sa négation. De nos jours, la Démocratie est un système incontournable. Au point que toute tentative de l’étouffer se révèlera, tôt ou tard, inopérante.

L’initiative de créer Fmliberte répond à cet esprit. Notre mission se projette dans cette perspective. Elle vise donc à consolider chaque jour un peu plus la démocratie dont le nerf est la parole. Ainsi, sur les ondes de Fmliberte, La radio de la Diaspora, il n’existe pas de propos tabou, à l’exception de ceux qui sont dans l’ordre d’attentats à la pudeur, d’attaques personnelles ou de fausses informations. L'idée de rassembler les africains autant que nous le pouvons constitue la trame de nos émissions. Elle n’exclut nullement les critiques, même les plus acerbes, mais elle impose le respect de l'autre dans sa dignité humaine.

Nous restons convaincus que notre investissement en temps et en matériel ne sera pas vain; que les Communautés africaines de l’étranger et l’ensemble de la diaspora africaine apprécieront nos efforts à leur juste valeur. Notre ardent souhait est que Fmliberte, cet outil majeur de communication et de rapprochement soit un véritable tremplin de la Démocratie sur le beau Continent.La vocation de Fmliberte tient en trois mots:

Divertir. Informer. Rassembler.

FM Liberte, l’autre Son de Cloche

Bonne écoute!!

Le Président/Administrateur
Eric K. ALOVOR

www.fmliberte.com

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