mercredi, 18 octobre 2017 16:19

Bénin: Fred Houénou revient sur la scène politique avec des ambitions pour 2021 Featured

Written by La Redaction
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Un an après son retrait de la scène politique, le président d’honneur de l’Union des Jeunes Progressistes du Bénin (UJPB), Fred Adriano Houénou a effectué le samedi 24 Octobre 2017 au siège du parti à Atrokpocodji, sa rentrée politique à travers l’organisation du 2ème conseil national extraordinaire du parti.

A en croire ses propos,  il est revenu sur le terrain politique après don retrait d’il y a un an parce qu’il ne peut tout simplement pas continuer à rester indifférent aux maux qui minent le pays notamment la jeunesse béninoise et ses braves femmes.

“Je suis revenu reprendre la lutte là où je l’ai laissé il y a un an” a t-il laissé entendre face aux congressistes.

A en croire Fred Houénou dans sa déclaration, il est revenu avec plus d’ambitions que par le passé.Il invite les jeunes qui croient en ses Idéaux à serrer davantage les rangs. “Le pays que nous voulons reprendre en 2021, nous ne pouvons pas le laisser totalement se détruire” indique t-il pour laisser entrevoir l’étendu de la l’ambition qu’il nourrit pour le développement du pays.

“Si nous travaillons bien, nous pourrons réussir à asseoir les bases du Bénin véritablement nouveau” précise t-il.

Il importe de préciser que les travaux du conseil national extraordinaire de l’UJPB ont accouché d’une conclusion et d’un bureau provisoire de 17 membres présidé par le camarade Fred Houénou lui-même. Lire ci-l’intégralité du discours d’ouverture du conseil national et de la conclusion ayant sanctionné les travaux du conseil national.

Discours d’ouverture du conseil national de l’UJPB:

Monsieur le président de l’UJPB
– Madame la vice Présidente
– Camarades membres du conseil national
– Chers compatriotes
Avant tout propos, je voudrais vous inviter à vous joindre à moi pour une pensée pieuse pour ce grand homme que le décret divin à arracher à notre affection, il y a exactement deux ans le 14 octobre 2015 ; je veux nommer le Général Mathieu Kérékou. Prions pour que le tout puissant dans sa grande miséricorde lui réserve pour l’Eternité un havre de paix et de bonheur en son paradis. Aux absents parmi nous pour cause de maladie j’exprime toute ma compassion et formule des prières pour leur prompt rétablissement et un retour rapide parmi nous.
Chers camarades, un parti politique est une association volontaire des éléments d’une ou de plusieurs classes en lutte pour la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat pour le bien-être des populations. Mais nous voici réunis à un moment où le Bénin connait une crise de confiance sans précédant entre son peuple et sa classe politique. Nombreux sont nos compatriotes qui pensent à tort ou à raison, que la politique, c’est l’art de la séduction verbale, du bavardage stérile, ou de discours pompeux sur des thèmes récurrents de la démocratie, de l’Etat de droit derrière lesquels se cachent en fait des motivations malsaines et inavouées. Cet état de chose est révélateur de l’insuffisance de nos capacités en tant qu’acteurs politiques à donner à notre peuple une éducation politique qui lui permette en toute circonstance de savoir quoi vouloir, quoi accepter, et comment se tenir dans l’échange social et y assumer son rôle. Mais aussi et surtout de notre incapacité à apporter les vraies réponses aux préoccupations légitimes de nos concitoyens. Nous sommes tous invités à un exercice partagé des responsabilités mais surtout à la recherche de réponses à court et moyen terme. Pour les solutions, gardons nous alors de répéter les mêmes erreurs du passé. Nous ne pouvons désormais nous affranchir d’une nouvelle manière de penser et d’agir dans l’animation de la vie politique. Les défis actuels pour notre pays sont à la fois complexes et décisifs, ils appellent forcement des solutions novatrices si vous voulons réussir et nous devons réussir parce qu’il y va du sort de notre peuple, nous avons la responsabilité première de réaliser par nous-mêmes les conditions d’un avenir meilleur.
Nous devons dans nos actions désormais apporter toute la franchise et toute la sincérité que nous impose le devoir de vérité à l’égard des populations de nos villes et de nos campagnes qui aspirent légitimement à savoir et à comprendre, pour mieux se déterminer et faire face en toute connaissance de cause aux exigences nouvelles pour bâtir une nation prospère.
En effet quotidiennement confrontés aux difficultés sans cesse croissantes de notre pays, de nombreux béninois se posent maintes questions auxquelles, ils ne trouvent aucune réponse satisfaisante. Malgré le discours rassurant de ceux qui sont en charge de leur destinée, le présent leur parait insoutenable et l’avenir est incertain. A la grande espérance d’hier ont progressivement succédé, le doute, le désespoir et la déception. Je veux leur dire que je partage entièrement leur préoccupation et leur amertume. Et si j’ai choisi pendant ces derniers mois de me tenir à l’écart de l’actualité politique nationale c’est parce que je voulais me donner le recul nécessaire à une réflexion responsable sur le devenir de notre nation. Aujourd’hui comme bon nombre de béninois, je vois avec consternation se dérouler une politique qui donne l’impression à nos compatriotes d’être victimes et nom des bénéficiaires. Mais à quelque chose malheur est bon dit-on car cette situation à permis d’éveiller chez certains de nos compatriotes bon nombre des valeurs enfouilles dans la conscience de notre peuple qui ne sortent qu’à des occasions de grands défis, des valeurs de patriotisme, d’amour de la liberté et de justice, ce sont ces valeurs qui font de cette partions de terre ce pays extraordinaire qu’on appelle le Bénin. J’ai alors compris que, si nous voulons réellement construire un Bénin Nouveau et préparer l’avenir pour les générations montantes et futures, il nous faut entretenir en permanence la flamme de la liberté, préserver la démocratie, garantir la justice et le progrès pour tous. Je suis convaincu que la pauvreté, la misère et le sous développement ne sont ni une fatalité ni une malédiction, notre pays recèle les ressources et les potentialités nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre une politique de développement, cohérente et réaliste. Cela exige un processus de reformes et d’enracinement de la démocratie, le patriotisme et la volonté politique, l’esprit de sacrifice et d’abnégation pour affronter avec efficacité et succès, les défis du chômage des jeunes, de la diminution continue du pouvoir d’achat des populations et de la lutte contre la corruption au sommet de l’Etat.
Camarades membres de l’UJPB, les béninois éprouvent un besoin profond de changement, et les acteurs politiques doivent s’adresser à leur cœur et à leur intelligence en indiquant leurs objectifs précis et les moyens d’y parvenir. Plus spécifiquement, cela signifie que quiconque aspire à diriger le Bénin doit pouvoir présenter aux béninois un programme économique et social cohérent et réaliste. En effet aujourd’hui plus que par le passé, il faut mettre l’accent sur le social en ayant toujours présent à l’esprit que l’ampleur des tâches ne peut s’accommoder d’amateurisme et de laxisme. Des milliers de jeunes diplômés sont à la recherche d’un emploi. La mévente sévit dans nos marchés l’inflation continue d’éroder le pouvoir d’achat déjà faible de nos populations, une politique économique qui donne aux hommes le sentiment d’être traqués ne peut engendrer que frustration et rejet.
Au-delà des considérations macroéconomiques, importantes certes, on ne doit pas perdre de vue que le développement est fondamentalement un processus humain dont la finalité est l’homme. C’est dire donc que pour rendre à l’action gouvernementale la plénitude de son sens, il faut centrer la politique économique sur les besoins de l’homme. La jeunesse, l’emploi, le logement, la santé, l’éducation, le transport la sécurité etc. Constituent les domaines fondamentaux dans lesquels s’inscrit la vie de chaque béninois. Cela signifie que nos dirigeants doivent mettre l’accent sur le social qui seul pourrait leur permettre de voir en quoi l’action publique améliore la situation des différents groupes sociaux et notamment des catégories les plus fragiles à savoir les jeunes, les femmes, les paysans, les artisans. Pour le peu que je connaisse des Béninois je crois savoir qu’aucune difficulté n’est véritablement insurmontable pour peu que toutes les composantes de la nation soient associées aux réflexions et que les sacrifices soient partagés entre gouvernants et dirigés.
Pour avancer dans cette voie, mes propositions sont les suivantes et tiennent en 9 points :
1- Eradiquer la corruption au sommet de l’Etat
2- Placer l’homme au cœur de l’économie et créer des emplois
3- Préparer les jeunes à la relève
4- Promouvoir la dimension féminine du développement
5- Reformer l’administration pour une plus grande efficacité
6- Soutenir la presse dans un rôle de formation d’information saine du peuple
7- Assurer la justice pour tous
8- Assurer la santé pour tous
9- Promouvoir une diplomatie au service du développement.
Chers camarades, malgré la tourmente des temps actuels, je suis confiant que le Bénin peut s’en sortir et devenir un exemple de réussite en Afrique et dans le monde si nos dirigeants commencent par faire plus attention à ceux qui ne disent pas la même chose qu’eux. Mais qui pourtant ne sont pas moins représentatifs du Bénin authentique et vivant. Si davantage ils développent en eux la crainte de Dieu, l’amour de la patrie et le respect pour les petits gens.
A tous les jeunes, je voudrais dire que nul n’a le droit de cracher sur l’histoire de son pays. Nous devons assumer la nôtre en toute responsabilité pour avancer sur la voie de l’édification d’un Benin Nouveau.
Quant à nous mes chers amis, il est temps de travailler à rendre le Bénin au Béninois, de sorte que chacun se sente copropriétaire de cette nation

Dieu nous bénisse tous
Vive le Bénin
Vive l’UJPB
Je vous remercie

Fred HOUENOU

Conclusion général du conseil national de l’UJPB:

Le samedi 14 octobre 2017, le bureau de l’Union des Jeunes Progressistes du Benin (UJPB) a tenu dans le cadre de la commémoration du 2ème anniversaire de décès du General Mathieu Kerekou, son conseil national extraordinaire sur le thème: Regard sur le Bénin d’hier et d’aujourd’hui; quelle peut être notre contribution à l’avènement d’un Benin nouveau.

A l’issue des débats empreints de solennité et de sincérité sur l’étude et l’analyse des differentes phases de l’histoire politique de notre pays de 1894 jusqu’à 2017, soit 123 ans de l’histoire de notre peuple, nous sommes arrivés à la conclusion que les difficultés liées au sous developpement de notre pays depuis l’ère du renouveau démocratique puisent leurs sources dans le manque de patriotisme et de vision de developpement claire de notre classe politique.

Il nous est apparu que le peuple beninois notre pleuple a, à travers les differentes périodes de sa longue histoire, donné largement la preuve de ce qu’il est “un peuple fier, épris de justice, riche de ressources de son pays et de son esprit, capable de sacrifice et d’héroïsme, impatient de prendre en main et d’assurer son destin.

Mais en même temps que cette longue histoire de notre peuple a engendré des figures de potentialités modernes qui incarnent ses vertus, son patriotisme ardant, son esprit de solidarité, son attachement à la paix et à l’unité nationale, ses aspirations au progrès économiques, social et culturel grâce au travail bien fait, il s’est aussi installé et se developpe dans son élite politique certains travers, certaines tares psychologique, certaines maladies spirituelles sans guérison et éradication desquels le décollage économique, le progrès social, l’emergence dont nous rêvons et que nous appelons de tous nos voeux resteront longtemps encore des voeux pieux, une utopie.

Face à cette menace qui pèse sur l’avenir de la démocratie béninoise et celui des jeunes générations, nous devons, nous jeunes de toutes contrées de notre pays, nous unir, nous organiser sur le plan national, autour des intérêts bien compris de notre peuple et des jeunes générations, pour penser, concevoir, en assimilant les enseignements positifs des expériences passées des générations de nos pères et de nos aînés, une manière nouvelle de faire la politique dans notre pays.

Il s’agit donc d’oeuvrer à l’instauration d’une démocratie nouvelle. Cette démocratie nouvelle, chers compatriotes, nécessite la formation d’une nouvelle classe politique dont l’ambition sera une marche véritable vers le developpement dans le sens affirmé de la satisfaction des besoins de nos populations.

Avançons donc dans la voie de la réhabilitation et de la continuation des riches traditions de luttes patriotiques et progressistes de notre intrépide peuple militant!.

Telle est la substance de la conclusion national extraordinaire de l’UJPB.

Lewis Houenou (Benin Web TV)

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