mercredi, 02 décembre 2015 18:00

L’AFRIQUE FACE AUX DEFIS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DU BARRAGE DU GRAND INGA Featured

Written by
Rate this item
(0 votes)
L’Afrique contribue à peine à 4% à l’émission de gaz à effet de serre, mais subit plus que d’autres continents les effets pervers du changement climatique, dont les plus marquants sont la fonte des neiges du Kilimandjaro, la baisse et l’irrégularité du niveau des réserves d’eau de plusieurs barrages hydro-électriques dans plusieurs pays africains,
ajoutant aux problèmes aigus de coupure de l’électricité dans 30 des 48 pays de l’Afrique subsaharienne, comme en Algérie. L’Afrique doit donc faire entendre sa voix, non seulement au Sommet Mondial de Paris sur le Climat, mais aussi longtemps qu’il le faut, auprès des décideurs politiques, économiques et industriels, pour que de tels sommets ne restent pas des réunions de discussion et de diagnostic sur le défi du changement climatique, mais débouchent pour l’Afrique, non pas sur des promesses jamais tenues, comme ceux des sommets du G8 et du G20, mais sur des actes concrets, technologiques et économiques, afin de permettre à l’Afrique de passer du sous développement au développement durable, en tirant les leçons des expériences passées et actuelles des grandes puissances économiques et des puissances émergentes. La Chine, au rythme de la construction d’une centrale au charbon par semaine, a déjà supplanté les Etats-Unis en tant que premier émetteur de CO2 depuis 2009. Or l’Afrique, avec son potentiel démographique d’une population qui a franchi depuis 2014 au plus tard le seuil du milliard d’habitants dont la moitié a moins de 15 ans, pour dépasser inéluctablement la population de la Chine et de l’Inde d’ici 20 ans, peut faire mieux grâce à ses ressources stratégiques et énergétiques, notamment avec le potentiel hydro-électrique du barrage du « Grand Inga », à l’embouchure du fleuve Congo, en République Démocratique du Congo, doté d’une puissance installée de 40 GW, soit le double du plus grand barrage hydro-électrique mondial actuel situé aux « Trois Gorges » en Chine, ce qui est aussi puissant qu’un parc de 40 centrales nucléaires de taille moyenne ou un parc de 25 centrales nucléaires de type EPR comme à Flamanville. Selon le projet panafricain du « Grand Inga » de la « Compagnie Pour l’Energie en Afrique », une initiative technologique, industrielle, africaine et ambitieuse, la production électrique du « Grand Inga » alimentera tous les pays africains, et même ceux du Proche-Orient et de l’Europe du Sud, grâce à son réseau de lignes de haute tension, contrairement au projet sud-africain et anti-panafricain du « Grand Inga » consistant à exporter toute la production électrique du « Grand Inga » uniquement en Afrique du Sud. En plus du projet pan africain du « Grand Inga », la « Compagnie Pour l’Energie en Afrique » a l’ambitieux écologique d’exploiter le potentiel géothermique de l’Ile de Bioko en Guinée Equatoriale au profit d’une production électrique propre en faveur des pays et populations du Golfe de Guinée, et d’exploiter les causes de la grave érosion des côtes atlantiques africaines qui est une des manifestations les plus préoccupantes du changement climatique à la fois pour la protection environnementale de ces côtes et pour une production électrique propre et abondante d’origine marine au profit de tous les pays de la côte atlantique africaines victimes du changement climatique par l’érosion côtière. L’intérêt écologique du projet panafricain du « Grand Inga » est de la plus haute importance puisqu’il contribue efficacement à la lutte contre le gaspillage énergétique, la pollution industrielle et la déforestation, et donc contre le réchauffement climatique et l’effet de serre. En effet, la réalisation de ce projet éviterait de laisser une production d’énergie de près de 300 TWh/an se perdre indéfiniment dans l’océan, de brûler en Afrique plus de 100 millions de tonnes de fuel par an pour produire de l’électricité, d’en rajouter ainsi aux effets dévastateurs des « champions pollueurs » de notre planète et de laisser la grande majorité des africains continuer à utiliser comme principale source d’énergie le charbon de bois obtenu en coupant le bois vert et donc en accélérant la déforestation. De plus, le projet panafricain du « Grand Inga » contribuera efficacement à l’industrialisation propre et à la croissance verte de l’Afrique pour un développement durable de tout le continent africain, appelé à devenir « le futur géant économique » dans l’ère de la mondialisation, après le règne de la Chine et de l’Inde. C’est pourquoi nous estimons que l’acte le plus utile et le plus fort que la Conférence de Paris sur le climat puisse poser en direction et en faveur de l’Afrique, en guise de contribution décisive à son développement durable, c’est de donner l’impulsion historique attendue depuis plus de cinquante ans d’études techniques dormant dans des tiroirs, à la concrétisation du « rêve du Grand Inga », la source d’énergie la plus propre, la plus abondante et la moins chère dont à la fois l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient pourraient bénéficier, conformément au classement du projet panafricain du « Grand Inga » par le panel de haut niveau du sommet du G20 de Cannes 2011 comme le projet de développement le plus important au monde, conformément à la recommandation 27 du communiqué final de ce sommet du G20 et à la recommandation 75 de sa déclaration finale, et conformément la conscience hautement écologique que « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, mais nous l’empruntons de nos enfants à qui nous devons la rendre dans le meilleur état possible », en complétant ainsi une formule attribuée à Léopold Sédar Senghor ou à Antoine de Saint-Exupéry, comme tout habitant de la terre en sera intimement et absolument convaincu au terme de sa vie sur la terre. Par Pascal Kossivi ADJAMAGBO Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) Promoteur du projet de la Compagnie Pour l’Energie en Afrique
Read 717 times

Commentaire