Nono FMLiberte - Lome

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Face à la flambée de violences enregistrée dans notre pays au cours de ces dernières semaines, les Evêques se sont, de nouveau, penchés avec beaucoup de préoccupation sur la situation sociopolitique du Togo. Ils condamnent toutes les violences d’où qu’elles viennent et invitent chacun à la retenue pour éviter à notre chère Patrie de sombrer dans le chaos. Dans le même sens, ils déplorent que les événements de ces derniers jours aient pris, de façon très inattendue, une tournure ethnique et religieuse avec l’apparition de milices, le départ en exil de nombre de nos concitoyens, des arrestations, des répressions et de profanation et saccage d’une mosquée.
Se faisant l’écho des nombreuses voix qui invitent à une concertation entre les protagonistes de cette crise, les Evêques plaident en faveur d’une rencontre dépassionnée entre le pouvoir et l’opposition politique, une rencontre sincère et responsable devant l’histoire, qui porte sur les questions de fond, offre des garanties sérieuses de mise en œuvre et conduise vers une solution consensuelle durable.
Par conséquent, ils invitent tous les fidèles catholiques à intensifier leur prière de supplication et d’intercession pour que le Seigneur touche enfin les cœurs des uns et des autres et donne à chacun le courage de renoncer à tout ce qui peut bloquer le cheminement vers une sortie rapide de crise.
Enfin, nos Pères Evêques expriment leur compassion aux familles éplorées ou disloquées en raison des derniers évènements dans notre pays et assurent à tous leur prière et leur proximité dans l’épreuve.

 

TOGO:ATTAQUE D'UNE MOSQUÉE-INTIMIDITATION DES MUSULMANS.

L'UNION ISLAMIQUE MONDIALE POUR LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT condamne avec la plus grande force l'attaque irresponsable perpétrée par des inconnus sur une mosquée au Nord du Togo plus précisément a Kara.
C'est avec indignation et regret que nous avons appris cette réalité de provocations vis avis de la Communauté Musulmane .
Nous appelons tous les musulmans du Togo a l'apaisement et a ne pas répondre au mal par le mal.
Aussi nous interpelons le gouvernement togolais a prendre ses responsabilités face a de telles exactions vis a vis de la communauté musulmane.Le Togo est un pays Laïque et en aucun cas nul n'a le droit d'empêcher quelqu'un de pratiquer librement sa religion .

Nous souhaiterions que Le Gouvernement fasse un communiqué pour condamner ouvertement cette attaque que nous trouvons être< terroriste > qui sape les principes du vivre ensemble et de liberté religieuse.

Chers musulmans togolais ne prenez aucune décision d' aller attaquer une quelconque< église> ,ou une <synagogue>,ou un <lieu de prière > Soyez vecteurs de paix.Les ennemis veulent que vous soyez en confrontation avec eux pour que se déclenche une guerre religieuse .SOYEZ COMME LA PAIX ELLE EST COMME L'EAU ,ELLE EST POUR LA GUERRE CE QUE L'EAU EST POUR LE FEU,ELLE L'ÉTEINT TOUT SIMPLEMENT.
ÉTEIGNEZ CE FEU BRÛLANT ET DANGEREUX CHERS MUSULMANS DU TOGO.VOUS VENEZ D'UNE RELIGION QUI S'APPELLE PAIX
Patientez ,endurez ,n'oubliez pas <ALLAH EST AVEC LES ENDURANTS>

Nous exhortons une fois de plus le gouvernement a prendre ses responsabilités en prenant des mesures idoines et adéquates afin que les responsables soient punis conformément a la loi en vigueur au TOGO.
Aussi nous invitons le monde entier ainsi que ce que nous appelons juridiquement La Communauté internationale a condamner dans son ensemble cette ignominie désastreuse.
Nous implorons LA PAIX D'ALLAH sur le TOGO .
WA SALAMOU ALEIKUM WA RAHMATOULAYE
Ce 21-10-2017

Part 1

Il a suffi de trois jours pour que Blaise Compaoré soit poussé dehors par le peuple. Mais trois jours minutieusement préparés, comme le révèle l'enquête de "Jeune Afrique". Retour, heure par heure, sur la chute de l'ex-président burkinabè.

À compter les berlines carbonisées le long du bâtiment principal, à voir les dizaines de milliers de documents qui, dans la cour, jonchent un tapis de verre, de câbles et de mobilier éventré, à observer les murs noircis par les flammes de ce qui, il y a de cela quelques jours, devait être le lieu du "sacre" de Blaise Compaoré, on imagine aisément la tempête humaine qui a dévasté l’Assemblée nationale le 30 octobre.
Et l’on comprend vite qu’il s’y est passé un miracle ce jour-là : pas de mort, pas même de blessé grave ; au sol, pas une tache de sang. Il y a peut-être eu quelques chevilles foulées dans le sauve-qui-peut, mais aucun des 127 députés et des dizaines de fonctionnaires qui occupaient les lieux en ce jour historique n’a eu à subir dans sa chair la colère du peuple.

Vingt-sept ans et quinze jours après son accession au pouvoir, le jeudi 15 octobre 1987, entachée à jamais par la mort de Thomas Sankara, son frère d’armes, de révolution et (ce fut longtemps une réalité) de coeur, Blaise Compaoré est tombé sans que ni lui, ni ses proches, ni même ses partisans n’aient versé une goutte de sang. Les "martyrs" de l’insurrection (onze selon des sources diplomatiques, une trentaine selon l’opposition) étaient tous des manifestants.

Trahison

Vingt-sept ans et quinze jours donc, et non pas seize. Car s’il a fui le pays le 31 octobre, et si les historiens retiendront que sa démission a été officialisée un vendredi à 11 h 32, c’est bien la veille que Compaoré a perdu le pouvoir. Un jeudi, encore une fois.
La genèse de sa chute remonte cependant à bien plus loin. Ceux qui l’ont côtoyé jusqu’au bout ont bien du mal à la situer, mais tous évoquent le 4 janvier 2014 comme un moment clé. Ce jour-là, trois semaines à peine après qu’il a dévoilé son intention de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en novembre 2015, ceux qui avaient bâti avec lui son régime l’ont lâché. Roch Marc Christian Kaboré, Simon Compaoré, Salif Diallo…
Ce divorce, vécu au palais de Kosyam comme une trahison, a radicalisé le premier cercle de Compaoré : son frère, François, tout-puissant conseiller économique, la "belle-mère nationale", Alizéta Ouédraogo (une femme d’affaires dont la fille a épousé François dans les années 1990 et qui a vampirisé, depuis, l’économie nationale), et les membres du bureau politique de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), devenus de redoutables courtisans. "Si Roch et compagnie arrivent au pouvoir, on est morts", répètent ces derniers à longueur de journée. Ils n’ont pas oublié que leur ascension, en 2012, n’a été possible que grâce à la mise à l’écart des "historiques". Leurs arguments portent. "Si je ne reste pas, je suis foutu", finit par se convaincre le président.

Le goût du pouvoir

Mais le coeur n’y est pas. Compaoré n’a plus le goût du pouvoir – l’ami qui l’affirme raconte : "Un jour, dans l’avion qui venait d’atterrir sur la piste de l’aéroport de Ouagadougou, le regard perdu vers l’extérieur, il m’a dit : "Je suis fatigué de tout ça…"" Un autre compagnon de palabres qui lui rendait régulièrement visite à Kosyam déclare : "Il se donnait deux ou trois ans pour organiser sa succession et s’assurer que ses proches ne seraient pas les victimes du nouveau régime."
C’est pour tout cela – ce mélange de lassitude et d’instinct de survie – qu’il n’a pas écouté les conseils des plus radicaux de ses proches, qui l’exhortaient à revenir aux bonnes vieilles méthodes qui, à la fin des années 1980 et tout au long des années 1990, ont constitué le socle de son pouvoir : la fermeté, l’intimidation, et, s’il le faut, la violence. "Certains lui disaient : "Fais peur à Roch, fais peur à Salif, boucle-les quelques jours." Mais il ne les a pas écoutés", raconte un autre habitué de Kosyam.

Et c’est aussi pour tout cela qu’il n’a pas entendu les nombreuses mises en garde de la France, des États-Unis, de certains de ses pairs africains et même de ses ministres à qui, dans le temps, il faisait confiance. Et qu’il a tenté de modifier la Constitution et de se représenter en dépit des notes alarmantes envoyées par les services de renseignements.

Aux rares personnes à qui il se confiait, et dont il savait qu’elles avaient accès au président, le général Gilbert Diendéré, le bras droit de Compaoré depuis son accession au pouvoir, l’homme clé de son régime, tout à la fois chef d’état-major particulier, patron du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) et coordinateur des services de renseignements, demandait : "Il faut que tu dises au président qu’il a perdu le sens des réalités." Mais le président n’entendait pas. "Il était dans une impasse et n’avait qu’une idée : franchir le mur qui se présentait à lui", explique l’un de ses ministres qui a tenté jusqu’au bout de le convaincre de ne pas y aller.

Désobéissance civile

L’idée qui germait depuis longtemps était de passer par la voie parlementaire, parce qu’un référendum, disait-il, serait "trop cher" et surtout "trop aléatoire". Il a fini par la dévoiler au dernier moment, le 21 octobre. Dès le lendemain, plusieurs organisations de la société civile, dont Le Balai citoyen , mouvement porté par une jeunesse qui n’a connu que Compaoré au pouvoir, appellent à la désobéissance civile.
On érige des barrages éphémères un peu partout dans la capitale, on occupe des places, on sillonne les quartiers pour mobiliser autant que pour mettre la pression sur les députés. Le 28 octobre, une masse indomptable – inimaginable même – prend la rue. Ils ne sont certainement pas 1 million, comme l’affirme l’opposition. Mais ils sont bien plus que les 50 000 manifestants que recense une police aveugle. On n’a jamais vu ça au Burkina, peut-être même dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Compaoré ne peut plus nier l’évidence. Mais plutôt que de revenir à la raison, il fait prendre des dispositions qui, a posteriori, apparaissent bien dérisoires. Les 99 députés censés adopter la révision constitutionnelle sont ainsi "invités" à dormir à l’hôtel Indépendance, à 200 m de l’Assemblée nationale. Il s’agit de leur éviter les pressions populaires, mais aussi de leur permettre de gagner l’hémicycle sans emprunter la voie publique – un discret passage relie l’hôtel à l’Assemblée…

LES IMAMS L’ONT BIEN SIGNIFIÉ AU PM . L’IMAM HASSANE MOLA N’A NI APPELÉ À UNE VIOLENCE CONTRE X OU Y NI APPELÉ À UNE GUERRE SAINTE. ET S’IL L’AVAIT FAIT IL REVIENT À L’UMT ET À L’ENSEMBLE DES IMAMS DE STATUER SUR LE SUJET ET NON PAR UN ENLÈVEMENT QUE LES IMAMS ONT CONSIDÉRÉ COMME UNE ATTEINTE À LEUR DIGNITÉ . CE QUI SUSCITA LE KOUROU DE YARK QUI N’A PAS HÉSITÉ À TAPER LA MAIN SUR LA TABLE ET SORTIR DE LA SALLE DEVANT UN PM PERDU. UN ACTE QUE LES IMAMS ONT TROUVÉ IRRESPECTUEUX DE LA PART D’UN MINISTRE À SON PM. SI TU TE VENDS MOIN CHER, ON T’ACHETERA À VIL PRIX !

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Ces témoignages viennent de la femme et la fille du propriétaire de la maison qui abrite le siège du Parti national panafricain (PNP). Elles relatent aux micros de nos confrères de Kanal K et FM Liberté, ce qu’elles ont vécu la nuit d’hier à Agoè-Orakis, quartier où se trouve le siège du parti de Tikpi Atchadam. Lisez plutôt !


C’est Dieu qui nous a sauvés hier. C'est aux environs de minuit que les forces de l'ordre ont débarqué ici. Ils ont commencé par lancer les gaz lacrymogènes. Ils avaient des bidons d’essence en mains. Ils ont défoncé nos portes. Ce qui s'est passé ici est grave. Ils nous demandaient de sortir. Mais, comme nous n'avons pas obtempéré, ils ont commencé par défoncer la porte sur nous. Ils ont versé de l'essence sur les chaises du PNP. Ils ont brûlé le siège du parti et les ateliers situés aux alentours. Ils voulaient investi le siège, mais le portail était bloqué. Donc, ils ont tout brûlé ici. Voilà ce qui s’est passé à Agoè-Orakis, au siège du PNP. Il faut que les gens viennent voir ce qui se passe ici. Comment on peut vivre comme ça dans un pays ?

Avez-vous réussi à identifier ceux qui sont venus faire ça ?

Ce sont des soldats, parce qu’ils sont en treillis. Ils sont arrivés à bord de trois véhicules banalisés. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes, ce sont des soldats. Toute la maison était remplie de fumée de gaz, mais comme c’est notre maison, nous avons réussi à frayer du chemin, en escaladant le mur. Ils savent très bien que là où ils ont mis le feu, nous ne pouvons pas sortir.

Vous êtes sûr que ce sont des soldats qui sont venus brûler le siège du PNP ?

Nous les avons bien vus. Ils étaient en treillis. Ils ont battu les gens dans la maison voisine. Ils ont même cassé la tête à un enfant dans cette maison. L’enfant se trouve actuellement au CHU Sylvanus Olympio.

Comment vous, vous en êtes sorti ?

C’est Dieu qui nous aidés, moi et mes enfants, mais nous sommes blessés.

Que pouvez-vous dire maintenant aux Togolais ?

On ne vit pas dans un pays comme ça. Nous sommes tous des Togolais. Comment on peut venir incendier le siège d’un parti comme ça ? Nous demandons à Faure de parler. On ne gouverne pas un pays comme ça. Nous sommes en train de mourir.


Témoignage de la fille blessée à la main

Il était minuit quand les soldats sont venus en lançant des gaz lacrymogènes. Ils sont rentrés dans la maison, ils y ont jeté des bidons d’essence et les allumer. Ils ont cassé les portails des maisons, fait sortir les habitants en les tabassant. Quand ils ont cassé notre portail, nous avons voulu fuir. C’est en escaladant le mur que les clous nous ont déchirés les mains. Si nous n’avons quitté la maison, ils pourraient nous tuer. Ils tapaient sur tout le monde, les vieilles personnes et ont même cassé la tête à un enfant.

C’est vraiment déplorable. On ne peut pas nous faire ça dans notre pays. On n’est pas des animaux. C’est inconcevable que nous soyons des esclaves dans notre propre pays. Mais jusqu’à quand ? Mais ils vont le payer un à un sur cette terre avant de partir. Actuellement, je vais à l’hôpital pour qu’on me fasse des sutures à la main.

Sources : Kanal K et FM Liberté/Transcrit par la Rédaction