jeudi, 08 février 2018 07:25

TOGO: Faure face à la colère de rue…  et du monde arabe! Featured

Written by Lettre du Continent
Rate this item
(1 Vote)

Le tropisme pro-israélien de Lomé soulève l'ire de nombreux bailleurs de fonds du pays.
Les représailles se multiplient depuis la 
décision du Togo de soutenir celle des Etats-Unis d'officialiser Jérusalem comme capitale d'Israël.
La Banque islamique de développement (BID) a suspendu sa coopération tout comme le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKD), investi dans l'accès à l'eau potable.
Pour calmer l'hémorragie, Lomé a envoyé des émissaires auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).
Début février, une mission devait se rendre auprès du Fonds saoudien pour le développement (FSD).
Le Togo est par ailleurs dans le collimateur de pays comme la Turquie, hôte, mi-décembre, d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et de l'Egypte.
Au-delà de Faure Gnassingbé, le chef de la diplomatie Robert Dussey est dans le viseur des capitales arabes. Celles-ci lui attribuent cette prise de position.
Réputé proche d'Israël, où il a développé de solides réseaux, cet ex-membre de la communauté des Béatitudes au Congo puis des Franciscains, a convaincu son patron d'organiser le premier sommet Afrique-Israël. Calé pour octobre 2017, cet événement a dû être annulé (LC n°760).
La coopération entre les deux pays est entretenue depuis le régime Eyadema-père. Ce dernier s'est longuement appuyé dans cette relation sur l'homme d'affaires français juif d'origine marocaine, Maurice Assor.

Lettre du Continent N°770 du 07 février 2018

Read 933 times

Commentaire