lundi, 21 janvier 2019 19:03

Namoin, la méthodique.  Featured

Written by Yolande Sokpoh
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Enseignante-chercheuse en communication, présidente de l’Association des professionnels de la communication du Togo (APROCOM-TOGO), présidente du conseil d’administration de l’association canadienne d’évangélisation ‘GAIN’. Namoin YAO, de son nom de jeune fille et BAGLO nom d’épouse est mère de deux enfants. Elle organise, met de l’ordre dans tout ce qu’elle fait et ne perd jamais de vue celui pour qui elle vit : JESUS. Elle est responsable de la Cellule d’Information Pédagogique (CIP) à l’Institut des Sciences de l’Information de la Communication et des Arts (ISICA) de l’Université de Lomé. 


Après son baccalauréat G1, elle rejoint la France en 2002 où elle a fait ses études de communication à l’Université de Dunquerke côte d’Opale, à l’Université de Lille3 puis à celle de Bordeaux3, l’actuelle université Bordeaux Montaigne. Elle a pris fonction à l’ISICA en octobre 2011 après avoir soutenu sa thèse de doctorat en septembre 2011 en France tout en étant Attachée Temporaire à la Recherche (ATR) en France dans sa maison de formation, l’Université Bordeaux Montaigne. Elle s’intalle véritablement à Lomé en 2014. 

Une determination

Namoin, a choisi de faire carrière en communication bien qu’ayant fait une série technique, sans savoir pourquoi et ce que c’est au départ, la seule chose qu’elle savait c’est qu’elle ne voulait pas être journaliste. « Mes parents me demandaient, tu veux être journaliste ? Je répondais NON ! Je veux faire la communication. Je n'ai jamais su ce que c’est moi-même, je savais juste que les communicateurs, ce sont des gens qui aimaient le beau et travaillaient à l’image des organisations. Mais, c’était très flou dans ma tête», explique-t-elle. Ce choix s’est métamorphosé en de multiples défis que la Docteur a relevé: la solitude, la vie à l’extérieur, et  le manque de moyens. Elle y a puisé plutot une source de motivation à réussir pour que les sacrifices que ses parents ont consenti ne soient pas vains parce que, confie-t-elle « je suis sortie d’une famille très modeste et dans le temps l’on croyait que c’était seulement les enfants de riches qui pouvaient partir en France pour faire leurs études».

Une femme pleine de foi

Fervente chrétienne avec une foi inébranlable en Dieu, Namoin, professe cette foi chez les Assemblées de Dieu. Ce Dieu qu’elle a connu en 2005 est l’essentiel qui motive et donne un sens à sa vie et fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui « C’est Dieu qui donne un sens à nos vies, et sans Dieu tout ce que l’on fait n’a pas de sens. Et comme je suis tout le temps préoccupée par le sens, ma communion avec le Christ me permet de dire que si je fais quelque chose même si je ne vois pas le bout, c’est que Dieu est d’accord, voilà pourquoi j’aime bien cette chanson de Sinach ‘I KNOW WHO I AM’. Tout ce qu’elle fait a un lien avec sa foi, même la musique qu’elle écoute : « Mon media préféré c’est la Radio et quand je veux écouter la radio sur une longue période c’est la Radio Evangile ». 

Une rigueur professionnelle

L’enseignante-chercheuse qui aime le beau et les découvertes, fait partie de ceux qui mettent une ligne de démarcation entre la vie professionnelle et la vie privée et savent consacrer leur vie à Dieu et à leur famille. Dire que le travail est une fin en soi est désagréable malgré qu’elle porte plusieurs casquettes. « Je ne vis pas pour travailler mais, je travaille pour vivre. Je suis loin d’être une working-woman. J’ai deux faces de vie, quand je suis au boulot, je suis à fond dans mon boulot et quand je rentre à la maison je suis à fond à la maison. Mes heures libres je les passe avec mes enfants Béroukhia et Bartimée ». Namoin, qui paradoxalement, aime la discrétion, est intrasiga=eante sur sa franchise et sa manière de voir les choses. « J’ai horreur du mensonge et de l’hypocrisie. Si je t’aime, je te le dis. S’il y a quelque chose qui me dérange chez toi je t’accepte mais, je ne te ferai pas des éloges. Tout ce que je dis je le pense. Mais je pense que ce qui me brise plus le cœur c’est l’injustice ». 

Méthodique

 C’est ainsi que l’enseignant-chercheuse Sabin SONHAYE, celui avec qui elle partage ses heures de pause et s’entend bien à l’ISICA la définit, cet esprit méthodique qu’elle a s’interprète par d’autres comme de la sévérité : « Elle est très méthodique dans sa façon de travailler, très rigoureuse. Les étudiants interprètent cette rigueur comme une sévérité, ce qui est faux d’ailleurs. Dans notre boulot, en communication quand on n’est pas rigoureux on n’y arrive pas. Sa méthode fait que moi je l’imagine bien dans les métiers d’administration, diriger une structure etc.» Bien qu’elle-même s’estime bien dans la peau d’une avocate. A part le fait qu’elle aime les projets de communication, elle intervient dans les conférences, salons, les colloques etc. Qui ont un lien avec le domaine de la communication pour partager ses expériences et son savoir-faire à la jeune génération. Imprévisible et démesurément modeste, Namoin est une personne franche, qui aime vivre épanouie et simplement dans la crainte de Dieu. 
 

Yolande Sokpoh
 

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