Alors que le processus se déroulait normalement et que quatre candidatures avaient été déposées, le Chef de l’Etat, a ordonné à l’ancien ministre de la Sécurité, de mettre un terme au processus.
Le Gal Séyi Mémène après avoir vainement tenté d’expliquer les risques que le Togo prendrait vis-à-vis de la CAF et de la FIFA en prenant cette option, a adressé une requête à l’association mondiale, pour demander un report, pour raison de ‘ « santé ».
Préalablement au Général, le ministre des sports, Christophe Tchao, également a adressé une lettre aux mêmes fins à Sepp Blatter. La FIFA décide ensuite nonobstant ces deux demandes, de maintenir la date du 16 octobre.
Visiblement déçu de l’attitude du pouvoir et pour ne pas avoir à servir de bouc émissaire, le Gal. Séyi Mémène, aurait donc remis sa démission. La FIFA a déjà désigné trois observateurs pour se rendre à Lomé, en vue de suivre la régularité des élections. On ignore si Faure Gnassingbé, au risque de provoquer des sanctions de la FIFA contre le Togo, va opter pour une logique de bras de fer.
La décision de faire arrêter le processus électoral est intervenue après de vaines tentatives du pouvoir, de faire démissionner des candidats sur la liste de Gabriel Améyi. Ce député du parti au pouvoir, avait provoqué par le vote d’une motion de censure, la chute du précédent bureau exécutif conduit par le Lt-Col. Rock Balakiyèm Gnassingbé (frère aîné de Faure Gnassingbé), qui leur avait été imposé par un scenario rocambolesque initié par les ministres Pascal Bodjona et Christophe Tchao, à la veille des élections de janvier 2009.
Facteur par excellence d’union nationale, le football est actuellement l’objet de considérations ethniques de la part des tenants du pouvoir, qui visiblement, cherchent à mettre la main sur tous les secteurs financiers, et stratégiques du pays. Une conception du pouvoir que redoutent certains observateurs, qui ne se privent pas de l’exprimer. Bien qu’étant un des causes du malaise socio-politique qui alimente la lancinante crise que traverse le pays, la démesure du clan qui confisque le pouvoir d’Etat, est un tabou.
Les Togolais n’aiment pas aborder publiquement et surtout pas sur les médias, la problématique de la répartition des responsabilités dans le pays, en tenant compte des différentes composantes ethniques notamment. Mais depuis les tentatives de Faure Gnassingbé et des officiers supérieurs des Forces Armés togolaises (FAT), d’imposer Essoyaba Boukpessi sur une base ethnique à la tête de la FTF, le sujet est abordé sur les médias, non sans susciter une polémique. Des adeptes de la langue de bois, s’en prennent aux journalistes, accusés de chercher à provoquer une situation chaotique
(source Koaci.com)
« Suite à une confirmation de la date du 16 octobre pour la tenue des élections à la FTF, le Gal. Mémène a remis sa démission », nous a confié une source proche du président du Comité intérimaire mis en place par la FIFA, pour faire office de bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football.


