samedi, 14 juillet 2007 14:56

La sanction de Tata Avlessi interesse l`Afrique

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Suspension du président de la fédération togolaise
Veut-on abattre Tata Avlessi ? s`interroge Le patriote de la cote d`ivoire.
Le verdict de la commission de discipline de la confédération africaine de football (CAF), dans l’affaire de tentative de corruption d’un arbitre par le président de la fédération togolaise de football est tombé. Comme un couperet sur la tête de Tata Avlessi, le principal accusé. Et la sanction qui s’en suit suspend le président de la FTF à huit années d’interdiction de toute activité du football. Une sanction lourde de conséquence qui pourrait éloigner définitivement le président Avlessi du milieu du football togolais, africain et même mondial. D’autant que ce dernier est accusé d’avoir tenté de corrompre l’arbitre gambien, Pa Abdu Sarr, qui a sifflé le deuxième match de poule de la CAN cadets entre le Togo et la Tunisie en mars dernier. L’accusé a de tout temps nié son implication dans cette scabreuse affaire mais la commission de la CAF ne l’a pas suivi. Celle-ci affirme se fonder sur les déclarations de celui qui aurait servi d’intermédiaire et de l’arbitre incriminé pour condamner le président togolais. Une démarche quelque peu bizarre qui a du mal à démontrer clairement la culpabilité de M. Tata Surtout que cette commission a refusé une confrontation entre les différents mis en cause. Attestant que la convocation de la confrontation n’est pas de la responsabilité de la commission discipline. Un comportement qui fait dire à plusieurs observateurs du football africain qu’il y a anguille sous roche. Et les éléments pour l’attester ne manquent pas. Cabale ou règlement de compte ? Ceux qui parlent de cabale pointent du doigt un certain nombre de responsables du football togolais. En effet, la dernière élection à la tête de la fédération togolaise de football n’a pas fait que des heureux. Si Tata Avlessi a pu fêter avec faste son élection, ses adversaires, avec à leur tête le président sortant, Rock Gnassingbé (frère aîné du Président de la République) ont du mal à digérer leur défaite. Ce dernier, qui avait contesté l’élection de Tata Avlessi s’est mis dans le coin du bois pour abattre son successeur à la moindre occasion. Et lors de la CAN cadets, organisée par le Togo, le clan des frustrés tente de mettre les bâtons dans les roues du tout nouveau président de la FTF. Mais les résultas du terrain plaident en sa faveur car le Togo termine second et est qualifié pour son premier mondial des cadets. C’est ce qui aurait poussé les rivaux de Tata a monter cette cabale pour l’abattre. L’autre thèse est que le président de la FTF a des rapports difficiles avec son voisin béninois. Certaines langues racontent que Tata Avlessi et Anjorin Moucharaf se sont empoignés lors de cette CAN des cadets. Et que le béninois, l’un des inconditionnels de Issa Hayatou aurait juré d’avoir la peau de Avlessi. Et quand la crise à l’UFOA éclate et que Tata Avlessi prend le camp de Jacques Anouma, il se met définitivement dans l’œil du cyclone. Combattu à l’intérieur et par certains membres influents de la CAF tels le général Seyi Méméne, Anjorin, Adamu, Diakité et autres proches de Issa Hayatou, les observateurs se demandent comment le président togolais réussira-t-il à retomber sur les pieds. Car il est clair que dans cette affaire, même si certains pensent que le président togolais a prêté le flanc, Tata Avlessi est une cible idéale à abattre. Si toutefois, tout ce qui lui est reproché est faux.
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