lundi, 03 novembre 2014 18:00

Revolution au Burkina: Les présidents à vie ont du souci à se faire Featured

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Pendant que Boni Yayi réaffirme qu’il ne fera pas plus de deux mandats au pouvoir, son voisin togolais Faure Gnassingbé ne veut pas entendre parler de limitation du mandat présidentiel et compte se maintenir au pouvoir à tout prix comme son père Gnassingbé Eyadema qui a régné d’une main de fer sur le Togo pendant 38 ans jusqu’à sa mort en février 2005
.

Le père et le fils totalisent à eux deux 50 ans de règne alors que le Togo n’est pas un royaume des Gnassingbé, mais bien une République. N’étant pas repu, Faure Gnassingbé veut prolonger la jouissance du pouvoir jusqu’à mourir au trône...comme son géniteur. Fin juin, il s’est opposé de toutes ses tripes aux réformes constitutionnelles et institutionnelles, notamment la limitation du mandat présidentiel à deux. L’appel des hommes de Dieu et des diplomates accrédités au Togo pour un sursaut national pour faire aboutir ces réformes politiques est resté sans suite. Bref, Faure Gnassingbé se montre impassible à tout ce qui peut permettre au pays de se mettre sur les rails de la démocratie et du développement.

Ayant horreur des principes démocratiques, son seul souci est de demeurer au pouvoir et de se ménager une présidence à vie comme son prédécesseur. Mais les Togolais seront-ils disposés à accepter un autre règne au long cours après celui du vieux dictateur après le vent de révolte qui vient de souffler au Burkina Faso ? Tous ces satrapes à l’instar d’un Faure Gnassingbé qui ne cachent pas leur envie de passer le restant de leurs jours au pouvoir, auront fort affaire avec leur peuple. Plus rien ne sera comme avant. Cinquante (50) ans de règne sans partage pour une seule famille ! Un peu de quand même !

A propos, les « vuvuzéla » de Faure Gnassingbé croient dur comme fer que ce qui est arrivé au Burkina Faso ne peut pas arriver ici au Togo. Tout bien réfléchi, ils n’ont pas tort. Puisqu’au Togo, à la place d’une armée républicaine, le père et le fils ont bâti une armée clanique prête à tout, même zigouiller les 7 millions de Togolais pour conserver le pouvoir sous le giron de la famille Gnassingbé. La preuve, en 2005 à la mort du dictateur Eyadema, la soldatesque à la botte de la famille aryenne n’a pas hésité à massacrer 500 Togolais d’après le bilan établi par l’ONU pour imposer son fils au trône. Apparemment, ces troufions seraient prêts à rééditer leur exploit macabre !

Source : Liberté N° 1816 du 03 novembre 2014

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