mardi, 17 mars 2015 19:00

Lome, Togo :DECLARATION LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE DES ABLODE VIWO Featured

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Lomé, le 13 mars 2015

Préambule
La situation du pouvoir politique, économique, social et morale au Togo deux mois après le 52-ème anniversaire du « parricide du Père de l’Indépendance Togolaise », au bout de 48 interminables années du « régime héréditaire » togolais qui a été plus long, plus opprimant et moins porteur de progrès que toute la tutelle coloniale française sur le « Pays de nos aïeux », est très malsaine et doit impérativement être assaini sans plus aucune tergiversation.

 

Retarder cet indispensable assainissement de quelques années ou le repousser aux calendes grecques serait irresponsable et criminelle, dans la mesure où une telle démission ne ferait qu’aggraver la domination toxique et ruineuse de ce pouvoir politique et économique et contribuerait inévitablement à créer une situation politique, économique et sociale au bord de l’explosion à éviter à tout prix, comme le laissent déjà présager la grogne sociale et électorale qui gronde actuellement sur tout le territoire national depuis ces dernières semaines.

Compte tenu de la volonté insatiable et irresponsable de confiscation et de la conservation à vie du pouvoir par tous les profiteurs et jouisseurs du « régime héréditaire » togolais, compte tenu de l’impuissance des partis politiques de l’opposition togolaise à obtenir « l’alternance politique » depuis le soulèvement populaire avorté du 5 octobre 1990, notamment malgré la conférence nationale de juillet-août 1991 et la signature de « la paix des braves togolais » de mai 2010, conformément au principe fondamental de la démocratie énoncé par Jean-Jacques Rousseau et selon lequel « Partout où la loi n’est pas l’expression de la volonté de tout le peuple, le gouvernement n’est pas légitime, il faut s’en souvenir », compte tenu de l’illégitimité de la Constitution en vigueur au Togo et par suite de l’illégitimité du gouvernement actuel du Togo découlant de ce prince fondamental, à la suite de la dénaturalisation en 2002 de la Constitution Togolaise plébiscité par le peuple souverain togolais en 1992, compte de l’articles 4 de la Constitution Togolaise de 1992 illégitimement révisée en 2002 posant le fondement constitutionnel de la souveraineté inaliénable du peuple togolais en affirmant : « La souveraineté appartient au peuple, il l'exerce par ses représentants et par voie de référendum. Aucune section du peuple, aucun corps de l'Etat ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice », compte tenu de l’article 150 de la Constitution Togolaise de 1992 invitant avec insistance le peuple souverain togolais à l’exercice de sa souveraineté inaliénable, compte tenu des exemples récents d’exercice de la souveraineté populaire en Afrique, plus précisément en Tunisie, en Libye, en Egypte et au Burkina, nous estimons que c’est au peuple souverain togolais, et non à ses représentants à la tête des partis politiques de l’opposition togolaise, d’opérer sans tergiverser l’assainissement de la vie politique, économique, sociale et morale qui s’impose avec l’extrême urgence au Togo, en exerçant ainsi sa souveraineté.

C’est par l’exercice de cette souveraineté que le peuple togolaise a su mettre fin à la domination coloniale française su le Togo qui a duré 41 ans, de 1919 à 1960, et donc moins que le domination du « régime héréditaire togolais », grâce à l’adhésion massive du peuple togolais au mouvement populaire, citoyen et historique « ABLODE », signifiant « LIBERTE-INDEPENDANCE-SOUVERAINETE », qui fut plus qu’un mouvement politique et qui est jusqu’à ce jour le mouvement populaire le plus puissant qui ait mobilisé le peuple souverain togolais. C’est pourquoi nous espérons ardemment que le mouvement « ABLODE VIWO », c’est-à-dire « LES ENFANTS DE LA LIBERTE » et « LES ENFANTS DE LA SOUVERAINETE POPULAIRE », qui se veut plus qu’un parti politique, un mouvement citoyen populaire, saura suffisamment et puissamment mobiliser le peuple souverain togolais pour obtenir enfin « l’alternance politique pacifique » sans plus tergiverser, comme le mouvement « ABLODE » a le faire pour obtenir « la liberté, l’indépendance et la souveraineté du peuple togolais ».

En effet « ABLODE VIWO (LES ENFANTS DE LA LIBERTE)» est un mouvement citoyen, ouvert à tous les citoyens togolais ou amis du Togo, qui désirent œuvrer pour « ré-enchanter le rêve togolais », le rêve de « la liberté accomplie », le rêve célèbre de « Ablode Gbadja », consistant à « Aimer, servir, se dépasser, faire encore de toi sans nous lasser, Togo chéri, l’or de l’humanité »,  et en vue duquel ils veulent œuvrer pour l’avènement et l’enracinement de « l’alternance politique pacifique » au Togo, gage indispensable comme en Afrique du Sud à la fin du régime de l’Apartheid, de la réconciliation nationale, de la justice et de la paix sociale, et d’une prospérité économique durable et harmonieuse, conformément aux paroles inspirées de l’hymne national togolais et du discours du 27 avril 1960 du Père de l’indépendance togolaise, aux recommandations insistantes de l’article 25 du « Pacte International sur les libertés Civiques et Politiques », et aux sages recommandations de la Commission  Vérité Justice et Réconciliation (CVJR).

A cette fin, les « ABLODE VIWO (LES ENFANTS DE LA LIBERTE)» veulent s’impliquer à divers échelons dans débat public togolais pour faire œuvre de pédagogie et de clarification sur les stratégies et actions citoyennes et politiques nécessaires, comme ils le font depuis octobre 2010. Toujours à cette fin, les « ABLODE VIWO (LES ENFANTS DE LA LIBERTE)» veulent promouvoir des actions concrètes, avec les partenaires adéquats, en faveur de la formation permanente citoyenne ou professionnelle, de l’aide et de l’entraide sociale, scolaire et sanitaire, de la recherche d’emploi, de la création d’emploi, d’entreprises artisanales, agricoles, informatiques, télécom, de nouvelles techniques de l’information et de la communication, du soutien à des centres de santé, des dispensaires, des hôpitaux.

C’est donc pour « s’impliquer à divers échelons dans débat public togolais pour faire œuvre de pédagogie et de clarification sur les stratégies et actions citoyennes et politiques nécessaires » à l’assainissement de la vie politique, économique, sociale et morale togolaise, en ce tournant décisif de la lutte héroïque du peuple souverain togolais pour « l’alternance politique pacifique  maintenant », que les « ABLODE VIWO » ont tenu à organiser la présente conférence de presse, pour exposer au peuple souverain togolais son analyse de la situation politique, économique, sociale et morale actuelle alarmante du Togo, avant de solliciter soutien massif et souverain pour la mise en œuvre des solutions proposées par les « ABLODE VIWO » pour la sortie de la crise constitutionnelle, électorale, politique, économique et sociale dans laquelle se trouve plongé le « Pays de nos aïeux ».

Analyse de la situation politique, économique, sociale et morale actuelle du Togo

 1) La crise institutionnelle, politique et électorale actuelle dans laquelle est plongé le Togo a été créée par le rejet le 30 juin 2014 par la majorité parlementaire togolaise des réformes constitutionnelles auxquelles s’était engagé depuis huit ans le Chef de l’Etat togolais par l’Accord Politique Global de 2006 au lendemain de son accession au pouvoir au prix de plusieurs centaines, voire milliers, de « martyrs de la démocratie togolaise », et sur l’espoir desquelles l’Union Européenne suivie de toute la communauté internationale, s’était imprudemment empressée de lever en décembre 2007 les sanctions internationales prises pour « défaut de démocratie » contre le « régime héréditaire » togolais depuis 1993, sans attendre la concrétisation de la promesse de ces réformes, sachant que « la représentation du peuple n’est pas le peuple, les institutions démocratiques ne se confondent pas avec la démocratie, tout comme la carte n’est pas le territoire », comme peuvent en témoigner les anciens présidents africains Blaise Compaoré, Mouammar Kadhafi, Hosni Moubarak, et Ben Ali,

2) Il est donc nécessaire plus que jamais de tirer à temps les leçons de la chute le 30 octobre 2014 du « parrain africain de la France-Afrique » et des aspirations inextinguibles des peuples africains sous le joug « d’hommes forts » et de régimes de longévité excessive à l’alternance politique autant nécessaire à la démocratie que l’oxygène aux coureurs, comme l’a fait le Président de la République Française en rappelant dans la nuit du 3 au 4 novembre 2004 depuis le Canada « la position officielle de la France, qui consiste en trois règles : les Constitutions doivent être respectées, les transitions doivent se faire, et les élections doivent se tenir »,

3) Ces règles que jusqu’à ce jour la diplomatie française n’a pas vraiment cherché à appliquer au Togo s’imposent pourtant à ce dernier qui détient le triste record de longévité d’un « régime héréditaire » en Afrique battu par le pouvoir en place au Togo depuis bientôt un demi-siècle, et dont la perception par les togolais et la communauté internationale ne peut être atténuée par les progrès démocratiques et économiques encourageants mais insuffisants enregistrés au Togo ces dix dernières années,

 4) C’est la réalité économique de la lente « descente aux enfers » de l’économie du Togo, salué au lendemain de l’indépendance comme « la Suisse de l’Afrique » et « Togo Nation pilote », mais dont le PIB par habitant le place au rang des « derniers de l’humanité », qui milite le plus en faveur d’une « alternance politique pacifique négociée et urgente », pour soulager « la souffrance du peuple togolais » et permettre enfin au Togo de combler le plus tôt possible son retard économique par rapport à ses voisins immédiats, notamment le Ghana, en mettant efficacement à contribution les ressources humaines et naturelles dont ne disposent pas ses voisins (comme le port en eau profonde de Lomé et une matière grise abondante et de qualité), pouvant faire du « Togo chéri l’or de l ‘humanité », selon l’exhortation de son hymne national,

 5) La sonnette d’alarme de la situation constitutionnelle, électorale, économique, sociale et morale alarmante du Togo a été tirée le 1er octobre 2014 par les plus hautes autorités religieuses chrétiennes togolaises par leur appel prémonitoire et préventif lancé au pouvoir togolais en faveur des réformes constitutionnelles avant la prochaine élection présidentielle togolaise, et qui a bénéficié dès le lendemain du soutien appuyé de l’ambassadeur de l’Union Européenne au Togo, et quelques jours après, le 10 octobre 2014, du soutien aussi appuyé du groupe des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne, des Etats Unis d’Amérique, de l’Union Européenne et de l’ONU, après la déclaration scandaleuse du président de la Cour Constitutionnelle togolaise, qui sortant du devoir de réserve imposé par ses fonctions, déclara le 5 octobre 2014 que « la page des réformes est tournée depuis le 30 juin à la suite du rejet par l’Assemblée Nationale du projet de loi sur ces réformes » et que « l’Accord Politique Global est caduque aujourd’hui », foulant ainsi aux pieds les recommandations de la CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation) sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles en vue des applications desquelles a été créé dans le gouvernement actuel du Togo datant du 17 septembre 2013 le ministère « des Droits de l'Homme, de la Consolidation de la Démocratie chargé de la mise en œuvre des Recommandations de la CVJR ».

 6) Contrairement aux responsables religieux et des diplomates accrédités au Togo, par leur  manque d’efficacité et de crédibilité,  les leaders actuels de l’opposition politique togolaise enlisés dans l’impuissance, la division, les compromissions politiques et financières, les calculs politiciens à court terme, à courte vue et dérisoires devant le « savoir faire électoral » du pouvoir togolais ayant jusqu’à présent « verrouillé à double tour » toutes les étapes du processus électoral togolais, se sont montrés incapables de soutenir efficacement ces initiatives de sortie de crise des plus hautes autorités religieuses togolaises et des ambassadeurs au Togo de la communauté internationale, et d’enclencher un processus sérieux « d’alternance politique immédiate », soit par les négociations avec le pouvoir héréditaire togolais, soit par le soulèvement populaire.

 7) Ces responsables actuels de l’opposition politique togolaise se sont montrer en particulier incapables jusqu’à présent de répondre à l’appel public lancé dans « le débat constitutionnel en Afrique » par le conseiller juridique du Président togolais en faveur de garantie pouvant faciliter une solution honorable de sortie de crise au Togo en écrivant le 29 novembre 2014 : « Le troisième pôle essentiel est la garantie donnée aux gouvernants en cas de changement de majorité pour éviter les chasses aux sorcières et les vengeances privées ou publiques. Beaucoup de gouvernants céderaient volontiers la place s’ils avaient  l’assurance qu’une fois libérés du pouvoir, ils ne soient pas mis en cause pour leur gestion passée », comme s’il anticipait déjà la déclaration le même jour du Président de la République Française à l’ouverture du XVe de la Francophonie visant implicitement le Togo : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie ».

 8) C’est sans doute cette faiblesse structurelle de l’opposition politique togolaise qui a encouragé le « pouvoir héréditaire togolais » à déclencher un « n-ème coup de force électoral » en fixant la date de la prochaine élection présidentielle au 15 avril 2015, sans avoir honoré ses multiples engagements officiels à opérer les réformes constitutionnelles prévues par APG et confirmées par les recommandations de la CVJR, sans respecter le code électoral togolais lui interdisant de convoquer le corps électoral togolais avant l’achèvement du processus de sa révision et de sa constitution, et en bafouer les principes élémentaires de la démocratie et de la transparence électorale en faisant interdire par la HAAC les proclamations des résultats provisoires de cette élection par les médias, pour laisser toutes les marges de manœuvre à la CENI et à la Cour Constitutionnelle Togolaise à sa botte de proclamer des résultats « préfabriqués ».

 Plan de sortie de crise proposé au peuple souverain togolais par les ABLODE VIWO

 Compte tenu :

 1) de l’illégitimité de la Constitution en vigueur au Togo depuis le 31 décembre 2002 et de l’illégitimité consécutive du gouvernement togolais actuel, auxquels seul le retour à la Constitution  de 1992 plébiscitée par le peuple souverain togolais peut de nouveau conférer toute leur légitimité aux yeux du peuple souverain togolais

 2) de l’exercice de la souveraineté qui incombe au peuple togolais en ce paroxysme de la crise constitutionnelle, électorale, politique, économique, sociale et morale du Togo, en vertu des articles 4 et 150 de la Constitution Togolaise de 1992

de l’analyse qui vient d’être exposée de la situation politique, économique, sociale et morale actuelle du Togo

 

Les « ENFANTS DE LA LIBERTE ET DE LA SOUVERAINETE » estiment que :

 3) Il est impératif et urgent que le peuple souverain togolais exerce sa souveraineté en refusant de s’associer au « n-ième coup de force électoral » engagé par le pouvoir héréditaire togolais pour confisquer la souveraineté du peuple togolais et perpétuer les avantages des « biens et pouvoirs mal acquis »

 4) Il est impératif et urgent que les partis se réclamant de l’opposition togolaise tout en prêtant main forte à ce « n-ème coup de force électoral » se retirent du processus électoral en cous qui est illégitime aux yeux du peuple souverain togolais, sachant que « se tromper est humain, mais persister dans l’erreur est diabolique »

 5) Il est impératif qu’au terme de ce processus électoral illégitime, le peuple souverain togolais exerce sa souveraineté pour exiger du pouvoir togolais la tenue urgente « des assises de la transition vers l’alternance politique pacifique, de la réconciliation nationale, et du redressement économique », devant déboucher sur la mise en place des nouvelles structures de la transition, au risque de pousser le peuple souverain togolais à exercer sa souveraineté par le soulèvement populaire.

 

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