samedi, 04 février 2012 06:20

TOGO: REVUE DE PRESSE HEBDO DU VENDREDI 3 FEVRIER 2012

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La semaine du lundi 30 janvier au vendredi 3 février 2012 a été marquée auTogo par  les cinq sujets suivants : encore des réglages mais à quand l’ouverture ou fermeture définitive de Radio X Solaire, le rapport de la CNHD sur les tortures à l’ANR toujours attendu, les raisons du report de la  dissolution annoncée du RPT et l’expectative de la naissance du nouveau parti de Faure , l’ANC pour un dialogue sur mesure  en attendant le verdict de la CEDEAO renvoyé au 13 mars prochain, et les échos de la 17ième séance du CPDC.

 

Radio X-Solaire : encore des réglages mais à quand l’ouverture ou fermeture définitive ?

 


Depuis la réception du récépissé par l’Association ‘La Cigale’, beaucoup d’encre a coulé pour demander la levée des scellées posées par l’ART&P. Jusqu’où ira ce bras de fer, surtout que M. Massina et son institution ont été assignés en justice et que la HAAC demande à X Solaire d’introduire un nouveau dossier.
A en croire Forum de la semaine n°1113 du 30 janvier 2012, « il reste certaines exigences techniques et certaines démarches administratives pour la réouverture de Radio X Solaire. » Avis que ne partage pas Golfe Info n°767 du même jour  qui soutient que « la HAAC ferait mieux de démontrer sa protection et sa promotion de la liberté de presse en bousculant son agenda pour s’attaquer à chaud à ce dossier. »

 


Les publications du 31 janvier 2012 en ont fait leurs choux gras. C’est ainsi que suite au report du procès entre l’Association ‘La Cigale’ et l’ART&P au 6 février  prochain, « SOS Journalisme menace encore, la HAAC fait une mise au point », titre Agni l’Abeille n°367. La HAAC convie  les responsables de X-Solaire à la formulation d’une nouvelle demande d’autorisation à émettre. Le communiqué de la HAAC est publié dans Togo-Presse n°8715 mais  traitée dans Forum de la semaine n°1114. Liberté n°1140 revient sur les raisons du report du procès. Il s’agit « des raisons de procédures conformes à la loi » afin de permettre à Me Botokro représentant l’ART&P pour prendre connaissance du dossier. « En attendant que ce procès ait lieu, avance L’Alternative n°115, les Organisations de défense des Droits de l’Homme et l’association SOS Journalisme en Danger comptent maintenir leur pression pour la réouverture de la radio. » Crocodile n°865 pointe du doigt la HAAC qui, selon le journal,  « confirme sa politisation et soutient l’injustice de l’ART&P.»

 


Dans leurs livraisons du 1er février 2012, les journaux ont encore mis la pression pour essayer de forcer la main à l’ART&P et la HAAC. SOS Journaliste en Danger propose une nouvelle stratégie : la création d’une Coalition pour la Sauvegarde de la Liberté de Presse (COSALIP). Elle aura pour mission de se pencher en urgence sur les menaces multiformes pour porter entrave à la liberté de presse. La déclaration est publiée par Le Changement n°31 et Liberté n°1141. Ce dernier quotidien rapporte que, « certaines indiscrétions avaient laissé entendre que cette fermeture de X Solaire participait juste d’une stratégie visant à retirer définitivement la fréquence et à l’attribuer à des suppôts du pouvoir.  » Même son de cloche dans Le Triangle des Enjeux n°179 qui parle des mêmes indiscrétions : Radio X Solaire ferait l’objet de convoitise par la nouvelle génération de parvenus proches du chef de l’Etat. » La Dépêche n°607   salue pour sa part le courage de SOS Journaliste en Danger qui a fait fléchir le ministre de l’administration qui a finalement délivré le récépissé à  Radio X Solaire. « Seule face au rouleau compresseur du pouvoir », note le journal. « En clair, s’exclame L’Indépendant Express n°195, la délivrance du récépissé le 18 janvier dernier à l’association ‘La Cigale’ par le Ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation n’est donc pas le bout du tunnel pour les journalistes de cette radio qui ont poussé un ouf de soulagement  et qui croyaient naïvement à la bonne foi de l’ART&P qui conditionnait la réouverture de la radio à la délivrance de cette pièce. »

 


En refusant de rouvrir X-Solaire pour des raisons farfelues qu’ils brandissent, l’ART&P et la HAAC affichent à la face du monde leur volonté de museler la presse togolaise », déplore Flambeau des démocrates n°261 du 2 février 2012.  «Ce n’est pas tant le seul tort de la radio qui préoccupe, note L’Alternative n°116 du 3 février 2012,  mais celui de toute la presse privée ‘non alignée’ que le pouvoir tente de museler par tous les moyens. »


Mais que font les organisations de presse pour témoigner leur confraternité à Radio X Solaire ? Liberté n°1143 du 3 février 2012 s’en prend au Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) et l’Union des Journalistes Indépendants (UJIT) pour leur silence. « La presse togolaise est devenue un milieu déshumanisant où prime l’intérêt, une véritable jungle. Le reste, on s’en fout royalement », conclut-il. « Vivement que les cris des défenseurs de la presse ‘Massina Palouki, Démission ; Kokou Tozoun, Démission’, soient entendus pour que vive la presse togolaise », renchérit pour sa part Le Canard Indépendant n°370 du même jour. Le chien aboie, la caravane passe, dit-on. Pendant que SOS Journaliste en Danger manifeste dans les rues, la HAAC s’est emmurée pour connaitre des textes régissant la profession de journalistes à la lumière d’un atelier de formation. « Les hommes des médias en formation à la HAAC pour la bonne application des textes », titre Nouvelle Expression n°259 de la même date.

 


CNHD : le rapport sur les tortures à l’ANR toujours attendu

 


Annoncé pour le 27 janvier dernier, le rapport sur les prétendues tortures à l’ANR sur les coaccusés de l’atteinte à la sûreté de l’Etat a été reporté sine die. Argument avancé, l’adoption par le collège des 17 membres de la CNDH, et la primeur à donner aux commanditaires avant toute publication. A rappeler aussi à l’occasion la présence au Togo d’une mission du Centre des Droits Civils et Politiques du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme conduite par M. Patrick Mutzenberg.

 


Qu’en disent les journaux du 30 janvier 2012 ? « Très bientôt, la soif de vérité de l’opinion sur ce dossier sensible, devrait s’étancher, pour peu qu’on attachera le minimum de crédibilité au travail abattu par la CNDH », soutient Nouvelle Opinion n°309.  « Un report de publication et une batterie d’étapes à suivre qui ne rassurent guère », s’inquiète en revanche Forum de la semaine n°1113. Liberté n°1139 a une autre lecture du communiqué de la CNDH. Pour le confrère, il s’agit plutôt de « tentatives d’intimidations pour réduire au silence la CNDH. Selon certains analystes que rapporte le quotidien privé, « la CNDH aurait les mains liées et n’aurait pas le cran  nécessaire pour confondre ni le gouvernement ni les tortionnaires. » Et de conclure qu’il est à craindre que « ce document ne soit jamais publié, ou du moins, si jamais il l’était, qu’il ne soit totalement tronqué. Dans ce cas, un rapport de la CNDH qui nierait en bloc toutes les accusations de tortures que Massina et ses hommes auraient infligées aux détenus dans la scabreuse affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, ne ferait plus l’effet d’une bombe. Tout le monde aura compris le jeu du pouvoir. »

 


« Pourquoi ce revirement à 180° de Koffi Kounté ? », s’interroge Le Perroquet n° 166 du 2 février 2012. Selon les indiscrétions du confrère, « des pressions fusent de toute part pour ne pas dénuder les principaux tortionnaires décriés dans cette affaire. Il se susurre par ailleurs que le nom de Massina et plusieurs éléments de l’ANR figureraient dans ce rapport. »

 


Agni l’Abeille n°367 du 31 janvier 2012 s’interroge : « une lenteur qui donne l’occasion au régime RPT de bidouiller le contenu, de tordre le coup à certaines informations ? Difficile de se prononcer. » Selon L’Indépendant Express n°195 du 1er février 2012, « la publication d’un rapport  tronqué serait un camouflet au respect des droits de l’Homme et au caractère sacré de la personne humaine et à la politique de consolidation de l’Etat de droit que le gouvernement ne cesse de clamer sur tous les toits. » Regrettant le flou qui entoure la publication du rapport L’Alternative n°116 du 3 février 2012 se console avec l’adage qui dit « Le mensonge a beau se lever tôt, la vérité finit toujours par le rattraper, un jour. Et on devait en arriver là. »

 


RPT : les raisons du report d’une dissolution annoncée et dans l’expectative de la naissance du nouveau parti de Faure

 


Le Congrès du RPT aura-t-il lieu ? Où et à quelle date ? D’aucuns pensent qu’il est reporté sine die mais que la naissance du parti de Faure pourrait être imminente.
Que retenir des publications du 30 janvier sur ce sujet ? « Le rôle de Faure sera déterminant dans ce qu’il en sera de la percée et du rayonnement du nouveau parti. De la manière dont il fera son lit, il se couchera », relève Courrier de la République n°263. « Pourquoi un nouveau report ? », s’interroge Nouvelle Opinion n°309 qui laisse croire que « le report tel que survenu est l’expression d’une volonté du président de la République qui a choisi de mettre au devant ce qui engage tout le pays, que de privilégier les intérêts d’une formation politique qu’elle soit la sienne ou pour tout autre citoyen.» « Le congrès de nouveau prévu au 5 février, la date du coup d’Etat constitutionnel de Faure Gnassingbé», avance Liberté n°1139 ui pense que « de toutes les manières, le RPT ou le nouveau parti de Faure Gnassingbé, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. » Puis d’ironiser pour conclure : « A priori, rien ne changera sur les 56 000km2 où, selon la Banque Mondiale, il y a eu 500 000 nouveaux pauvres en 2011. » Le Correcteur n°317 renchérit en laissant entendre que « le Togo est en danger sous Faure,  en témoignent la croissance de la misère ambiante et la grogne quotidienne dans presque tous les secteurs. »

 


Les publications du 31 janvier 2012 ont eu leurs mots sur ce dossier. « Il est désormais clair que le RPT va être dissout. Ce n’est ni un décret présidentiel, ni un référendum, encore moins une décision militaire qui fera disparaitre le parti à nous tous », croit savoir L’Union pour la patrie n°468.  Crocodile news n°865 ne croit pas vraiment. « Malgré les missions qui ont sillonné vallées et montagnes pour convaincre, la mayonnaise n’a pas pris », relève-t-il.  Le confrère parle d’autres facteurs, notamment la position des députés RPT à l’assemblée après la dissolution. « Somme toute, pense le journal, la manœuvre pour dissoudre le RPT et créer un nouveau parti sur ses cendres devient de plus en plus périlleuse pour Faure Gnassingbé et sa horde de jeunes loups et de personnalités hétéroclites aux dents longues. » « Que Faure Gnassingbé ait envie de gouverner avec ses hommes à lui réunis dans un  parti politique est toute somme légitime. Mais qu’il veuille enterrer le parti qui l’a porté au pouvoir avant de créer le sien, avec ses amis les nouveaux riches, cela paraît incompréhensible » renchérit L’Alternative n°115. « Pour éviter de mettre au monde un enfant hémiplégique, Faure, entre dilemme et prudence, se donne le temps de la réflexion, ce qui a engendré le report du congrès », croit savoir Tribune d’Afrique n°93. L’Eveil de la nation n°258 avance une date : « le congrès du RPT pourrait se tenir le 18 février 2012. »

 


Plusieurs journaux sont intervenus dans leurs colonnes dans la même veine le 1er février 2012. Dans son analyse de la face cachée du revirement précipité, Le Triangle des Enjeux n°179 voit trois conséquences  en cas de la dissolution du RPT : la perte des législatives pour le parti de Faure,  la haine que le Chef de l’Etat va attirer sur lui au sein de son propre camp, et le scandale qui peut se créer à l’Assemblée Nationale. » Faure aura du mal à diriger le pays avec un nouveau parti dans lequel se trouveront des caciques de celui de son papa », pense l’hebdomadaire.  Justement pour diriger  sans les caciques, « des femmes se font entendre de près ou de loin dans l’initiative de la création du nouveau parti », pense L’Indépendant Express n°195. Le journal épingle sur le même registre Victoire Tomégah Dogbé, « la cheville politique de l’initiative », Ingrid Awadé, vivement critiquée et mal aimée par les barons du parti ». « A part les deux dames, relève  encore le journal, la plupart des conseillers à la présidence sont emballés dans le ballon du ‘Oui’. » Dans le sillage, sont cités Gilbert Bawara, Guy Lorenzo. Dans le camp de la résistance, le confrère avance des noms : Voulé, Abass Bonfoh, Dama Dramani, …  « Le nouveau parti promettant de compter avec des conseillers de la trempe de M. Edem Kodjo et d’autres leaders ou sous leaders de l’opposition, ministres et ancien ministre, arrivistes et arrivés est une  véritable salade russe », s’exclame le journal.

 

« Faure et ses amis veulent dissoudre le RPT pour avoir les mains libres pour imposer leur parti. La tâche ne sera pas facile », avertit La Dépêche n°607. Et le journal de conclure : « si le RPT disparait, ses 50 députés n’existeront plus à l’Assemblée nationale. Quelle que soit l’issue qui sera donnée au prochain congrès, Faure en sortira très affaibli. » « A vouloir régler tous les problèmes avant la naissance du nouveau parti, les choses seraient toujours plus compliquées pour nous tous et principalement pour les opposants du nouveau parti. Personne sur cette terre n’aimerait perdre des privilèges qu’il a mis des années à avoir», avance Tingo-Tingo n°632. « Le congrès extraordinaire aura bel et bien lieu dans les prochains jours, n’en déplaise aux détracteurs », regrette Le Messager n°294.

 


Qu’en disent les journaux du 2 février 2012 ? Selon certains analystes que rapporte Forum de la semaine n°1116,  l’après RPT équivaudrait à résoudre l’épineuse question du contrôle des députés de la majorité, la base pour le nouveau parti de Faure pour mériter la confiance des Togolais. « Devant cette série d’équations que pose la dissolution du RPT, que reste-t-il à Faure Gnassingbé ? Question que se pose le confrère pour conclure.  Le Rendez-vous n°168 semble lui répondre avec cette image : « Faure Gnassingbé estime que le RPT est devenu un vieux lion édenté qu’il faut envoyer à l’abattoir. » « Certains se demandent, écrit Flambeau des démocrates n°261, si le nouveau parti en germe peut venir à bout de l’esprit du RPT. Pour répondre valablement à ces interrogations et se jeter dans l’aventure, il faut du temps aux chantres de la rénovation au sein du RPT. » « A qui le RPT lèguera-t-il ses biens ? », question que se pose Le Changement n°312. Pour le journal, « Faure est conscient que dissoudre le RPT n’est pas la panacée. C’est un véritable risque qu’il prend. »

 


Le 3 février les journaux ont eu la dent longue pour critiquer certains barons du parti. « Dissoudre ou ne pas dissoudre le RPT, prévient Le Contemporain n°78, les tergiversations sur la question laisse dubitatifs les observateurs de la situation politique. » Ils s’appellent Ingrid Awadé, Arthème Ahoomey-Zunu, Gilbert Bawara et Victoire Tomegah. Leurs photos font la une de L’Alternative n°116 accompagnés du titre « Voici les visages des nouveaux cadres du parti de Faure. Pour le journal, tout porte à croire que la messe de requiem du RPT sera dite et que « les amis de Faure qui souhaitent sa disparition s’impatientent. » Inquiétude,  croit savoir Le Canard Indépendant n°370 à propos de certaines personnalités du parti RPT qui craignent pour leurs postes. » «Parmi elles,  écrit le journal, le président de l’Assemblée nationale qui devra céder son fauteuil à une personnalité de l’UFC, en cas de dissolution du RPT. »

 


ANC : pour un dialogue sur mesure en attendant le verdict de la CEDEAO renvoyé au 13 mars prochain
Pour un retour à la table de discussion, l’ANC pose des conditions. L’ANC exige que les 9 députés UFC envoyés pour remplacer les 9 autres qui ont rejoint les rangs de Jean Pierre Fabre soient privés de délibérations et de votes en attendant le retour effectif des neuf députés révoqués. C’est ce qui ressort du communiqué rendu public le 26 janvier dernier et qui fait les choux gras de la presse.
« Pour la formation de M. Fabre, fait observer Golfe Info n°767 du 30 janvier 2012, c’est la seule condition à sa participation au dialogue auquel il appelle de tous ses vœux. » Et de conclure : « si l’ANC se dit prête au dialogue à l’heure actuelle, l’on se demande d’une part, l’usage qu’il fait de certains de ses préalables exigés l’année dernière et d’autre part, le crédit à accorder finalement aux traditionnelles marches des samedis. »

 


Plusieurs journaux parus le 31 janvier 2012 en ont longuement parlé. « L’ANC réclame un dialogue avec les partis présents au Parlement : la peur d’un fiasco électoral est née », s’exclame L’Union pour la patrie n°468. A l’analyse du confrère, « la nouvelle demande des habitués des marches contient en elle sa propre  limite… La condition peut faire sourire, même s’il faut croire qu’elle implique indirectement que les neuf députés exclus de l’Assemblée nationale soient intégrés. » « Un  revirement qui démobilise davantage les militants », titre L’Eveil de la nation n°258. Pour l’hebdomadaire, « dès lors que le communiqué de l’ANC dont il est question a été rendu public, des inquiétudes ont commencé par se faire jour au sein des militants de premières heures de ce parti qui ne comprennent plus l’attitude de leurs premiers responsables. »

 


Que retenir à ce sujet dans les publications du 2 février 2012 ? Depuis l’annonce du désir de l’ANC de discuter avec les partis à l’Assemblée nationale, le  CAR rebondit sur la scène politique pour fustiger à son tour l’illégalité du CPDC rénové. « Le CAR et l’ANC condamnés à relever le défi du dialogue », s’exclame Le Perroquet n°166. Pour Le Changement n°312, « l’opposition ne doit rester pas assister les bras croisés à la mascarade en cours au CPDC pour noyer les réformes constitutionnelles et institutionnelles dans du folklore. » « Prochaines échéances électorales : l’ANC tacitement courtisée par des partis de l’opposition en quête de voix », révèle Flambeau des démocrates n°261 qui avertit que « les prochaines échéances électorales vont être une fois encore un test pour ces opposants qui se laissent facilement avoir par les ruses du pouvoir RPT. » Pourquoi un regain subit de l’ANC pour reprendre langue avec les députés siégeant à l’Assemblée nationale ? Peut-être, c’est dans l’attente du verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO attendu ce 2 février 2012. « Il s’agit pour la Cour communautaire de si oui ou non, les députés exclus doivent retourner à l’Assemblée nationale», rappelle Liberté n°1142.

 


La nouvelle du report au 13 mars prochain de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO est tombée après l’écoute des protagonistes dans le dossier ce jeudi 2 février 2012.  « On attend de voir si la décision qui sera rendue le 13 mars prochain permettra de fixer définitivement les protagonistes », écrit Forum de la semaine n°1117 du 3 février 2012. Liberté n°1143 du même jour craint fort qu’à cette date les juges de la Cour se déclarent incompétents pour statuer sur le cas. Selon Le Canard n°370 de la même date, la Cour retarderait au maximum le verdict, pour ne pas mettre le pouvoir dans une situation indélicate à l’approche des élections législatives. »

 


CPDC : le découpage électoral abordé


La 17ième séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) de ce jeudi 2 février s’est intéressée au découpage électoral. Les propositions font la une des journaux tout comme le retour à la table de discussion du PDP de Bassabi Kagbara. A retenir de cette séance la prévision de 9 sièges pour la grande circonscription électorale unique de Lomé, un minimum de 2 sièges par préfecture, le renouvellement de la CENI ainsi que ses démembrements et la mise à jour du fichier électoral.

 


L’information est traitée avec des photos à l’appui dans Togo-Presse n°8718 du 3 février 2012 sus le titre « Poursuite des discussions sur les questions électorales.»  Nouvelle Expression n°259 de ce jour  publie le communiqué sanctionnant les travaux  et met en exergue la proposition que le nombre de sièges à l’Assemblée nationale qui est de 81 soit porté 85 ou 87. Pour sa part, Forum de la semaine n°1117 de la même date  a titré sur la proposition d’une fusion des circonscriptions Lomé-Commune et Golfe et une augmentation du nombre de députés à l’Assemblée.

 


Augmentation de la valeur indiciaire : 5% seulement au lieu de 12%


Le gouvernement s’était engagé le 20 décembre  dernier à procéder à une augmentation de 10 à 12% sur  la valeur indiciaire à compter de fin janvier 2012 pour les fonctionnaires. Quelle n’a été leur surprise de ne voir sur leur fiche de paye qu’une augmentation de 5% seulement! Pourquoi le gouvernement n’a pas tenu à ses promesses. Déjà la colère gronde. La Confédération Nationale des travailleurs du Togo est déjà monté aux créneaux. L’Union Générale des Syndicats Libres (UGSL) aussi.

 


Les parutions de ce vendredi 3 février n’ont pas manqué d’en parler. « Légère augmentation de salaire des travailleurs : l’UGSL en désaccord avec le gouvernement rapporte Togo-Presse n°8718. «  Le spectre d’une grève plane sur le gouvernement », titre Liberté n°1143. « S’achemine-t-on vers un remake de la Grève Générale Illimitée ? », se demande le quotidien privé. « Menaces d’un débrayage dans l’administration publique », annonce L’Union pour la patrie n°469 qui invite à « l’adoption du nouveau Statut général de la Fonction publique pour régler les différends. »
Voilà pour l’essentiel et bonne réception, car ainsi va la presse togolaise qui vous invite à méditer  ce proverbe  africain:   Ce n'est pas parce que le crocodile a soif qu'il sort de son lac pour boire l'eau de la rosée du matin qui tombe sur les feuilles.

 


Lomé, le 3 février 2012
Amévi DABLA

Read 215 times Last modified on mercredi, 09 juillet 2014 15:06

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