lundi, 16 juillet 2012 14:29

Célébration du 14 Juillet au Bénin: Les à-côtés de la fête

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La commémoration à Cotonou du 223ème anniversaire de la prise de la Bastille a été ponctuée d’autres souvenirs.


Mention spéciale à la Chorale de la Cathédrale Notre-Dame de Cotonou
Un satisfecit lui a été décerné par l’ambassadeur Monchau et le parterre de personnalités invitées. La Chorale a simplement séduit par sa prestation. Bien habillés en tenue locale, les hommes et femmes composant cette Chorale ont émerveillé en interprétant la Marseillaise et l’Aube nouvelle, les hymnes de la République française et du Bénin.
Le professeur Honorat Aguessy et le premier Conseiller de l’Ambassade s’écroulent


Pendant que le diplomate français présentait son discours du haut de la tribune d’honneur où se trouvaient les ministres, les présidents d’institutions et certains cadres de l’Ambassade, un incident s’est produit dans le rang des invités debout, en face. Un coup d’œil, et c’est le Professeur Honorat Aguessy qui était déjà au sol. Ses nerfs l’ont lâché et il a momentanément perdu connaissance. Certainement sous le coup de la chaleur et de la fatigue, puisque la cérémonie a démarré aux environs de 13 heures. Une courte interruption et Jean-Paul Monchau poursuit son intervention. Le professeur ayant été déjà pris en charge par l’équipe médicale de l’Ambassade qui sera appuyée par le Samu. Une dizaine de minutes plus tard, en plein discours du ministre de Souza, c’est le premier Conseiller de l’Ambassade de France, Isabelle Edet qui subit le même sort. Alors qu’elle était debout sur le podium des officiels, elle tombe quelques instants après, à la surprise générale. L’attaché de défense, son collègue va la saisir du coup. Elle sera aussitôt transportée vers l’équipe médicale. Grosse frayeur dans les rangs. Mais plus de peur que de mal. Selon les dernières informations que nous avons reçues, elles auraient recouvré leur santé, selon nos sources.

 


Menacé physiquement à Moscou:L’Ambassadeur Vissinto Ayi d’Almeida appelle Yayi au secours


L’intégrité physique de l’Ambassadeur du Bénin à Moscou, Vissinto Ayi d’Almeida en fin de mission est menacée depuis peu. A travers une lettre ouverte adressée au président de la République Yayi Boni, il informe le Chef de l’Etat des exactions dont il est victime, sollicite son secours en vue d’une protection et d’un retour au pays en toute quiétude. Lire ci-dessous l’intégralité de la lettre.


Lettre ouverte à S.E.M Yayi Boni Président de la République Chef de I’Etat, Chef du Gouvernement
Président en exercice de l’Union africaine
Obiet : Menaces sur I’intégrité physique de I’Ambassadeur du Bénin à Moscou en fin de Mission et appel au Secours.
Monsieur le Président de la République,
J’ai I’honneur de venir très respectueusement m’adresser à vous pour solliciter de votre Haute Autorité, assistance et protection De quoi s’agit-il ?
Je suis I’Ambassadeur d’Almeida Vissinto Ayi, en poste à Moscou depuis fin 2004 et actuellement en fin de mission. Mon successeur vient d’être nommé du reste. Monsieur le Président de la République, permettez-moi de m’adresser à votre Autorité en votre qualité de premier magistrat du pays et le Haut responsable de la diplomatie béninoise. J’aurais pu emprunter d’autres canaux pour vous saisir, mais vu I’urgence et Ia gravité de la situation à laquelle je fais face, j’ai pensé qu’il était plus opportun et sûr d’utiliser la voie des médias.
Monsieur le Président de la République,
Le 04 juin 2012 un inconnu s’est infiltré dans ma résidence à Moscou (la chancellerie est au rez-de-chaussée et la résidence est à l’étage) et avait oublié sur mon lit un couteau automatique. J’ai découvert cette réalité aux environs de 20h20 quand je suis monté à la résidence après avoir travaillé au bureau au-delà de l’heure de fermeture qui est de 17h. Or aux environs de 17h30 j’avais déjà aperçu sur mon écran de surveillance vidéo du bureau une silhouette sortir furtivement du hall de la chancellerie ; c’est alors que j’étais sorti pour tenter d’identifier éventuellement l’inconnu, mais je ne vis personne. Après cette découverte de couteau, j’ai fait immédiatement appel à la police qui a ouvert une enquête, et qui a du reste procédé aux constats d’usage avec prise des empreintes. L’inconnu a emporté un téléphone portable qui contient certaines données privées et personnelles, une montre en or qui m’avait été offerte par un ancien collaborateur, ainsi qu’une veste. J’ai rendu compte au Département (Maeiafbe) de cette situation et exprimé mon inquiétude par 3 lettres dont 2 confidentielles. Il s’agit des lettres Confidentielles N°O18/ABM/CM/CC du 07 juin 2012, et 021/ABM/CM/CC du 14/06/2012 et celle ordinaire N’026/ABM/CM/SP du 09 juillet 2012. Quelques jours plus tard, après l’incident du 04 juin 2012 j’ai découvert que le système d’alarme incendie de la résidence a été saboté, et après interrogation et recherches l’auteur du sabotage a reconnu les faits. Ce sabotage doit être mis en relation avec une panne observée sur le système vidéophone du portail de l’Ambassade le 04 juin 2012, date de l’infiltration de l’inconnu à la résidence.
Monsieur le Président de la République
Tous ces faits méritent qu’on s’y attarde et qu’on y réfléchisse surtout en raison de certaines données antérieures qui semblent avoir des liens avec les faits actuels. L’incident du 04 juin 2012, ressemble à une tentative d’assassinat. L’inconnu avait certainement profité de mon départ à la banque entre 14h et 16h30 pour s’infiltrer dans la résidence à l’étage au moment où personne ne se trouvait dans le hall du rez de chaussée. Pensant que j’allais monter à l’étage à la fermeture du Bureau à 17 h, l’intéressé a attendu dans l’une des chambres jusqu’à 17h30 avant de fuir précipitamment, n’entendant plus rien et ne sachant pas si éventuellement une opération d’encerclement se préparait contre lui. L’inconnu savait également peut être qu’aux environs de 17h45, je lâche mon chien de garde. Le fait le plus troublant, demeure le silence de mon ministère, qui a toujours gardé ce silence face à trois importants rapports dont un verbal que je lui ai adressé suite à des missions suspectes non officielles envoyées à l’Ambassade à Moscou. Je fais allusion aux dites « missions » parce que maintenant au cours de mes dépositions sur l’incident du 04 juin 2012, il m’a été demandé si je touche à la drogue ou si je suis alcoolique. Des questions manifestement troublantes qui me rappellent la fouille corporelle dont j’ai été l’objet à l’aéroport d e Cheremetièvo en avril 2005, soit six mois après mon arrivée à Moscou au motif que l’on était à la recherche de la drogue. Cette opération fait suite certainement à une information mensongère, car procédera à une fouille corporelle sur un Ambassadeur, demeure une procédure exceptionnelle dans les us et coutumes diplomatiques, sauf si des informations précises et concordantes sont réunies. A l’évidence, cette fouille ne pouvait qu’être infructueuse, parce que je n’ai jamais vu de mes yeux ce que l’on appelle drogue. Revenant aux « missions suspectes » non officielles, je puis dire aujourd’hui que ceux qui dirigeaient lesdites missions avaient manifestement l’intention de « piéger » pour me « coller quelque chose » ; Je voudrais respectueusement rappeler, que l’objet des prétendues missions portaient sur deux différentes questions sensibles, alors que les intéressés n’avaient ni le mandat, ni la qualité, encore moins l’accréditation nécessaires pour engager de tels sujets avec moi. C’est pourquoi j’ai indiqué à mes interlocuteurs la procédure régulière et normale et ai immédiatement rendu compte au Département pour solliciter des instructions, par lettres N°023/ABM/CM/SAF du 24 février 2010 et N°058/ABM/CM/SP-C du 12 juillet 2011, pour attirer l’attention des responsables du ministère sur beaucoup d’irrégularités et d’anomalies concernant ces « missions ». Mais force est de constater que je n’ai jusqu’à ce jour aucune réaction.
Excellence Monsieur le Président de la République,
J’ai comme l’impression, après analyse des faits que je suis victime de mensonges et de manipulations provenant de gens décidés à me nuire voire m’éliminer physiquement. Le recoupement de certains faits et gestes m’amènent à penser que tout part de certaines personnes résidant au Bénin et relayées à Moscou par certains de mes compatriotes. C’est pourquoi je n’hésite pas aujourd’hui à affirmer sans contredire, au vu de l’enchainement des faits, de l’absence de réaction subséquente, et de certains propos, qu’il y a une conspiration autour et contre ma personne d’autant qu’il y a un an un groupe d’individus m’ont « flashé » alors que je déjeunais dans un restaurant à Cotonou en compagnie de mon épouse et d’un collègue de service.
Monsieur le Président de la République,
Je tiens respectueusement à dire à votre Autorité que je ne suis pas homme politique, je n’ai aucune ambition de pouvoir politique, je n’appartiens à aucun milieu « obscur » je vis de modestes moyens, après 28 ans de service, et que ma seule ambition est de servir honnêtement et fidèlement ma patrie, tel que je l’ai toujours fait jusqu’à présent. Mon intégrité physique semble être menacée c’est pourquoi j’en appelle à votre haute Autorité pour, me faire porter assistance et protection afin que mon retour au pays se fasse en toute quiétude. Dans tous les cas les Autorités russes m’ont rassuré, mais j’ai aussi et surtout besoin du soutien et de la protection de mon pays dont vous êtes la grande, respectable et respectée incarnation. Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, Les assurances renouvelées de ma très haute considération.
Moscou, le 10 juillet 2012
Vissinto Ayi d’Almeida
Ambassadeur

 

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