Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9386

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9394

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9399

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9405

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9415

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9418

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9438

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9443

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9464

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/css/less.php/less.php on line 9471

Warning: file_get_contents(http://www.fmliberte.com//media/system/css/system.css): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.1 406 Not Acceptable in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/runless.php on line 40

Warning: file_put_contents(): Only -1 of 2678 bytes written, possibly out of free disk space in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/runless.php on line 47
Lome ; Togo: Conférence de presse OBUTS de fin d’année 2011

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/erica/public_html/components/com_k2/models/item.php on line 1412

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/erica/public_html/components/com_k2/models/item.php on line 877
jeudi, 22 décembre 2011 18:54

Lome ; Togo: Conférence de presse OBUTS de fin d’année 2011

Written by
Rate this item
(0 votes)

De prime abord, je voudrais saluer le courage politique dont a fait montre l’ensemble des médias togolais tout au long de cette édifiante année 2011 nonobstant toutes les tentatives de musèlement de Faure GNASSINGBE et de la Nomenklatura pour affaiblir le quatrième pouvoir. A onze jours de la fin de cette année 2011 riche en bouleversements, il me plaît de vous présenter mes vœux de Paix, de Lumière et de Bonheur pour vous-mêmes et vos proches.

L’enjeu de notre rencontre de ce jour est de faire le bilan de l’année 2011 du point de vue de notre formation politique OBUTS. Nous aborderons d’abord les questions nationales et secondairement l’année 2011 sur le plan international.

 


Mesdames, Messieurs,

Chers Amis Journalistes,

Mes Chers Amis,

I. SUR LE PLAN NATIONAL

1. Tableau social

L’emmurement du Pouvoir RPT/AGO et de la Nomenklatura dans une dictature implacable est en train de précipiter le pays dans une crise systémique jamais observée depuis l’ouverture du Togo à la démocratie multipartiste au début des années 1990.

Nonobstant les propositions pertinentes formulées par les différents acteurs politiques, de la société civile et de la diaspora, de même que les appels renouvelés de ces derniers, le Pouvoir RPT/AGO est resté de marbre, poursuivant dans sa logique de sabordage de la démocratie, préférant sacrifier le bien-être des Togolaises et Togolais sur l’autel des prétentions verticales de Faure GNASSINGBE et de la Nomenklatura claquemurés dans une logique suicidaire de confiscation du pouvoir.

2011 est sans conteste l’année de la plus grande ébullition du front social toutes catégories confondues 21 ans après la révolution du 05 octobre 1990 !

Face à la cherté de la vie et à la grande désespérance du Peuple togolais, le Pouvoir RPT/AGO a préféré le dilatoire et l’imposture en lieu et place d’un véritable dialogue social devant apaiser les tensions dans le pays, diminuer la fracture sociale et ramener la confiance. Le mépris avéré de la détresse de la population par Faure GNASSINGBE et la Nomenklatura claquemurés dans une tour d’ivoire ne peut que déboucher sur la situation de crise qui prévaut actuellement dans l’enseignement avec la manifestation des étudiants et des élèves de Kara, premier round de mécontentements de la jeunesse togolaise qui a vite fait de se répandre comme une traînée de poudre aux autres établissements du pays.

Pour la première fois, un mur de glace a été brisé. On assiste à une expression sans précédent de la prise de conscience des habitants de la partie septentrionale du pays longtemps instrumentalisés. Il est clair que face à l’ampleur de la pauvreté, de la corruption et de la fracture sociale ambiantes, les habitants du nord ne peuvent que réfuter les clichés et autres présuppositions longtemps brandies par le RPT pour les tenir dans un obscurantisme politique. La doxa politico-tribale longtemps serinée pour embrigader les habitants de la partie septentrionale de notre pays dans un schéma de repli et de soutien inconditionnel à la dictature néocolonialiste est en train de voler en éclat face au courage et à la clairvoyance des jeunes décidés à en finir avec l’imposture et la médiocrité du clan au pouvoir.

C’est l’enseignement que le Pouvoir RPT/AGO devra tirer des dernières manifestations des étudiants et des élèves d’autant plus qu’elle a engendré la tenue de deux conseils des ministres dont un extraordinaire.

Bien plus qu’une simple manifestation d’humeur d’étudiants et d’élèves, les tensions dans nos universités et écoles est le révélateur du profond malaise des Togolais frappés par la cherté de la vie, une inflation galopante et une misère rampante, et malheureusement sans cesse confrontés aux engagements non tenus de Faure GNASSINGBE.

Dans sa logique de repétrissage des méthodes de répressions policières brutales, le Gouvernement a cru bon circonscrire les légitimes demandes de la jeunesse, notamment des étudiants et élèves par la violence d’Etat, et la fermeture des deux universités du pays. Ceci alors que le mouvement des étudiants et élèves n’est que la face visible d’un mécontentement généralisé de la majorité écrasante de la population.

Dans le contexte actuel, le mécontentement des étudiants et élèves qui est en train de s’amplifier avec le risque d’embrasement du pays est imputable à l’inaction et à l’imposture du Gouvernement qui n’a pas honoré ses engagements pris en juillet dernier aussi bien avec les étudiants que les partenaires sociaux à qui il a demandé un sursis de trois mois pour trouver des solutions à même de soulager le panier de la ménagère.

L’incapacité notoire du Gouvernement de la contre-vérité des urnes et des comptes publics à tirer vers le haut le niveau de vie des Togolais malgré un substantiel apport de l’aide extérieure, de même que l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE justifie la honteuse place qu’occupe le Togo dans les rapports 2011 de Doing Business et de Transparency International.

La gestion calamiteuse des deniers publics, l’inflation outrancière et indécente des dépenses publiques de prestige, tels que les voyages « round trip » de Faure GNASSINGBE ont eu raison d’une politique de croissance coordonnée au service de la prospérité partagée pour tous, privant les pans entiers des secteurs sociaux vitaux des allocations de ressources incompressibles.

Tous ces manquements relevés semblent présider la récurrente ébullition du front social observée tout au long de cette année 2011. Il apparaît donc que nous sommes en face d’un mouvement fondamentalement systémique dont les manifestations actuelles ne sont que les premières coulées de larves d’un volcan en ébullition. L’ampleur de la crise sociale actuelle donne à penser qu’il s’agit là de l’harmattan politique togolais, un an après le début du printemps arabe déclenché le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid à la suite de l’immolation par le feu du jeune vendeur ambulant tunisien Mohamed Bouazizi excédé par ses conditions de vie!

2. Justice, droits humains et liberté d’expression

Au chapitre de la situation des droits humains, le tableau n’est guère reluisant. La justice n’a pas su se mettre à la hauteur des réformes de modernisation entreprises avec l’appui des partenaires extérieurs.

Que ce soit dans l’affaire du Premier Ministre Eugène ADOBOLI ou dans l’affaire du Député Kpatcha GNASSINGBE, la justice n’a pas su démontrer son indépendance vis-à-vis de l’exécutif, sortant des décisions qui vont à l’encontre du bon sens. Preuve est ainsi faite d’une justice sélective aux ordres à laquelle on a souvent recours comme une variable d’ajustement politique ou cosmétique soit pour solder le compte d’un adversaire politique, ou ériger des pare-feux face aux interpellation des partenaires économiques internationaux. Au même moment les crimes économiques et autres sabotages de l’économie nationale par les tenants du Pouvoir RPT/AGO tristement corrompus selon Transparency International, passent à la trappe.

Cette attitude de la justice togolaise fait le lit de l’impunité que ne cesse de dénoncer les acteurs politiques, la société civile notamment les organisations de défenses des droits de l’homme dont la dernière en date est la LTDH avec son rapport 2011 qu’épouse pleinement OBUTS et dont je tiens à saluer la clarté, la pertinence et la cohérence par rapport à sa mission première !

La Commission Vérité Justice et Réconciliation censée panser les plaies de la déchirante et tumultueuse histoire de notre pays afin de réconcilier toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier n’est pas arrivée à accomplir sa tâche. Cette commission a fait quasiment abstraction des crimes de 2005 dans la foulée de l’accession sanglante de Faure GNASSINGBE au pouvoir alors que ce sont bien ceux-ci qui ont présidé à sa création.

Il se dégage un sentiment d’injustice criard dans une atmosphère de déni de justice. Le summum du mépris est le refus de l’Etat togolais d’honorer sa condamnation par des instances sous-régionales dans l’affaire des députés apparentés ANC exclus de l’hémicycle, au mépris des règles procédurales et de la loi.

A ce tableau sombre, s’ajoutent les meurtres rituels qui ont semé la panique au sein des populations de la banlieue nord de Lomé. A ce jour, le Peuple togolais n’a eu droit à aucune élucidation si ce n’est la présentation par la gendarmerie de quelques malfrats arrêtés. Quel drôle de manière de promouvoir la sécurité nationale et les droits humains ?

Comment peut-on ne pas mentionner les tentatives de musèlement et d’intimidation orchestrées par le Pouvoir RPT/AGO et ses affidés pour faire taire les journalistes qui osent penser et écrire autre chose que ce que désirent entendre et lire la Nomenklatura et ses génuflecteurs. De ce que nous avons pu observer, il en faut bien plus pour changer l’écritoire de plus d’un !

Toutes ces constatations ne font que corroborer le recul constaté par la LTDH dans son rapport 2011 sur la situation des droits humains au Togo où se renforce le règne de l’impunité et de l’arbitraire.

3. Economie

Au plan économique, la situation n’est guère étincelante. Malgré la reprise de la coopération et l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE avec l’allègement du service de la dette en décembre 2010, le Pouvoir RPT/AGO peine à assurer une meilleure redistribution de la richesse nationale. On n’a pas besoin de chiffre pour décrire la misère galopante qui enlace la majorité écrasante de la population réduite à la diète et ne pouvant s’offrir le luxe d’une ration alimentaire journalière satisfaisante.

Cette année 2011, la réalité de l’économie nationale à la base se décline ainsi : envolée des couts des denrées de première nécessité, surendettement des agents de l’Etat en raison de l’insuffisance des salaires, pensions des retraités et anciens combattants réduits à un cache misère, cout de l’énergie quadruplé dans les ménages pendant que la compétitivité de nos entreprises est plombée en raison de la cherté hors norme des prestations de Global Contour pour la fourniture du courant électrique. Les commissions imposées aux investisseurs font fuir les hommes d’affaires, privant ainsi le pays des possibilités de création d’emplois pour les jeunes, frappés par le chômage de longue durée, sans aucun filet de protection sociale et de solidarité nationale. Les sociétés d’Etat sont devenues des Business Centers pour le Pouvoir RPT/AGO, ouvrant ainsi la voie à des prédations insoupçonnées des richesses nationales. L’Office togolais des phosphates qui a subi plusieurs changement d’identité pour ensevelir les crimes dont il est récurrencement l’objet peine à renouveler son matériel d’extraction et n’offre que moins du cinquième de son potentiel, alors que le marché est porteur et que les cours sont favorables pour doper l’économie nationale. Les revenus issus de l’exploitation des mines de fer de Bangeli, du clinker de Tabligbo et de Sikacondji, sont loin d’augmenter les recettes de l’Etat à cause des petits arrangements entre les exploitants et ceux qui nous gouvernent. La filière café et cacao reste atone tandis que celle du coton est à la traîne. Malgré le fait que le Port de Lomé demeure la desserte préférée des pays de l’Hinterland, il n’y a pour l’heure à l’horizon aucune mesure de prospective en termes de nouvelles voies de communication ferroviaires et routières, pour tirer meilleure partie de notre avantage comparatif.

Tous ces indicateurs récusent le statut actuel de l’orphelinat de l’Humanité du Togo. C’est la preuve manifeste d’une volonté politique délibérée de maintenir les Togolaises et les Togolais dans la sujétion et la misère. En se fondant donc sur les sources potentielles variées et diversifiées disponibles de financement de l’Etat, il est évident que le projet de budget 2012 chiffré à un peu plus de 600 Milliards FCFA avec une balance déficitaire est une imposture de plus qui fait violence à la vérité des comptes publics, d’où la justesse du rapport 2011 de Transparency International.

Le Togo ne peut plus s’inscrire dans ce mode de gouvernance économique, et dans le souci de la prospérité partagée pour tous, nous devons définitivement la proscrire sur la Terre de nos Aïeux. Il est temps que soient gravées dans le marbre de la Constitution togolaise la règle d’or de l’équilibre budgétaire et la loi de règlement, pour préserver le Peuple togolais des méfaits de l’’imposture budgétaire et des lendemains plus douloureux.

4. Politique

L’année 2011 hélas a vu se péjorer l’autisme politique de Faure GNASSINGBE et de la dictature néocolonialiste nonobstant les bouleversements politiques majeurs survenus de part et d’autre sur la planète. Ainsi à la triple crise éthique, identitaire et managériale que connaît notre pays depuis son indépendance nominale le 27 avril 1960 se superpose actuellement la triple crise de valeurs, d’efficacité et de légitimité du Pouvoir RPT/AGO !

Après l’échec cuisant de l’accord RPT /AGO un an après sa signature, en fin de premier semestre 2011 sous la double contrainte interne (ébullition du front social) et externe (pressions internationales), Faure GNASSINGBE dont la mauvaise foi légendaire est pathologique s’est résigné à entreprendre un ersatz d’ouverture politique. Ainsi a vu le jour CPDC rénové, une véritable escroquerie politique, où trois mois durant le pouvoir a manqué de volonté et d’audace pour entreprendre les réformes politiques nécessaires à la décrispation des tensions politiques et sociales dans le pays.

La participation de OBUTS au dialogue politique au sein du CPDC rénové était dictée par les enjeux géopolitiques dans lesquels se retrouve le Togo. Il fallait sortir de la logique du discours unidirectionnel en acceptant de confronter notre vision d’un Togo apaisé et réconcilié avec lui-même aux positions tranchées et partisanes du Pouvoir RPT/AGO dans le seul but d’arriver à un consensus politique censé sortir de façon durable le Togo des cycles de crises politiques infernaux.

Dans cette optique, OBUTS est loin de se laisser duper par la stratégie de Faure GNASSINGBE, et encore moins ne peut accepter servir de faire valoir à une quelconque entreprise destinée à flouer le Peuple togolais et faire de la Terre de nos Aïeux un ersatz de démocratie.

L’ampleur de la désespérance sociale nous imposait donc de rechercher de façon pacifique les voies et moyens pouvant permettre une sortie de crise porteuse d’espoir pour tout le Peuple togolais afin que la Nation puisse se réconcilier avec elle-même, et que toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier travaillent à la création de richesse et de la prospérité partagée.

C’est dans cette perspective que OBUTS, ensemble avec L’Alliance a élaboré une plate forme précisant les réformes essentielles à entreprendre sans délai ainsi qu’un agenda précis de leur réalisation pour ramener la confiance dans le pays, et créer les conditions de l’alternance politique et de la bonne gouvernance pour 2012.

Ce travail n’a malheureusement pas été pris en compte par le CPDC rénové. Pire la règle d’or de la limitation à deux du mandat présidentiel avec exceptionnellement le retrait de Faure GNASSINGBE de la course présidentielle de 2015 dans l’esprit de la Constitution de 1992 a été rejetée. Ce qui prouve à suffisance que le Pouvoir RPT/AGO n’est pas dans une logique de discussion pour une sortie de crise pacifique et heureuse mais plutôt dans une logique d’imposition et d’instrumentalisation du dialogue politique pour la perpétuation du système clanique et de réseautage mafieux dont le seul but est la conservation à tout prix du pouvoir.

Dans ces conditions, OBUTS constate l’échec du dialogue politique en cours au sein du CPDC rénové, et l’impasse de l’action politique traditionnelle pour une sortie de crise heureuse et pacifique au Togo.

Fidèle à sa philosophie politique axée sur l’éthique au cœur de l’action politique, et dans la constance de son engagement résolu aux côtés du Peuple togolais, OBUTS estime que la poursuite de sa présence au sein du CPDC rénové est sans objet. Elle informe donc l’opinion nationale, la diaspora et la communauté internationale qu’elle se retire définitivement du CPDC rénové car cette structure n’est en réalité qu’une opération d’enfumage. En tout état de cause, OBUTS se réjouit d’être allée au bout pour montrer que l’opposition togolaise est constructive, ouverte à la discussion pour peu qu’elle soit franche et sincère. La preuve une fois de plus est faite de la perversion de Faure GNASSINGBE qui n’est crédible en rien, et de la scélératesse du Pouvoir RPT/AGO !

OBUTS ne saurait passer sous silence l’admission en octobre dernier du Togo comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le biennum 2012-2013, mais elle constate avec amertume que Faure GNASSINGBE et la Nomenklatura gisent dans une ignorance pathétique des exigences qu’implique cette opportunité diplomatique pour notre pays. Pour preuve, l’éducation qui est l’un des dix domaines prioritaires du Programme d’action mondial pour la jeunesse inscrits sur l’agenda du Programme des Nations Unies pour la jeunesse est foulée au pied par la dictature néocolonialiste qui préfère la promouvoir par la violence d’Etat et l’arbitraire !

Il est clair que la survenue de l’harmattan politique togolais avec l’ampleur de la crise sociale actuelle requiert des forces de l’alternance et du changement démocratique (partis d’opposition, société civile et diaspora) de même que les déçus de tous horizons du Pouvoir RPT/AGO une dynamique unitaire forte à travers un vaste mouvement citoyen pour qu’à l’unisson soit définitivement mis un terme à la dictature néocolonialiste en cette fin d’année 2011.

5. Santé, Sports et culture

Cette année 2011 a été marquée sur le plan sanitaire par la grève du personnel hospitalier du Togo qui a défrayé la chronique en juin dernier, et abouti au limogeage du Ministre de la santé d’alors, Komlan MALLY. En cette fin d’année, les conditions de travail des agents de la santé sont loin d’être enthousiasmants et le niveau des soins dans les structures sanitaires reste très préoccupant. Il urge que la santé devienne véritablement une priorité de l’Etat !

La série noire qui se poursuit dans le football n’est que reflet du drame national que vit notre pays. Nos Précieuses Pensées vont à tous les martyrs du football togolais, et particulièrement en ces heures de déchirante douleur aux familles des victimes de l’accident de Gléi et aux instances dirigeantes de l’Etoile filante de Lomé et de la Fédération togolaise de football.

Il urge que les différents acteurs de notre football transcendent leurs divergences afin de créer les synergies indispensables pour exorciser le mal qui plane sur le sport roi et favoriser sa meilleure promotion au Togo. L’Etat doit pouvoir assumer pleinement et avec hauteur ses responsabilités pour ce faire !

Sur le plan culturel, on ne peut que déplorer la négligence du patrimoine culturel de notre pays comme en témoigne le peu d’appui du Pouvoir RPT/AGO aux artistes et à la production culturelle, avec l’abandon à leur triste sort des talents de la République telle la situation sanitaire actuelle désespérée de l’artiste Togan.

II. SUR LE PLAN INTERNATIONAL

Mesdames, Messieurs,

En ouvrant le volet international, souffrez que je m’incline devant la mémoire du jeune martyr tunisien, Mohamed Bouazizi par qui une nouvelle ère a pu poindre au Maghreb depuis le 17 décembre 2010. La main déchiquetée du jeune étudiant de l’Université de Lomé à qui vont mes Précieuses Pensées n’est pas sans rappeler l’auto-immolation du jeune Bouazizi, et plus simplement le drame de la jeunesse africaine désireuse de justice sociale et de bien être ! L’histoire récente des peuples de par le monde avec l’exigence plus accrue de démocratie directe et de prospérité partagée devrait en principe interpeller le Pouvoir RPT/AGO!

Les bouleversements dans le monde ainsi que l’extension de la carte des crises nous enseignent que tout peut aller vite dans un monde de plus en plus changeant où les peuples rejettent de plus en plus toute forme d’imposture.

En moins d’un an, nous avons assisté à des bouleversements majeurs occasionnant la recomposition politique de plusieurs Etats. Le printemps arabe a contribué à la recomposition politique des pays arabes et les foyers de tensions restent encore vifs au Proche-Orient, notamment en Syrie, au Yémen et en Egypte.

Cette reconfiguration appelle à une reconsidération de nos politiques nationales afin de nous adapter plus que jamais à l’exigence accrue de démocratie directe, de transparence et de vérité des urnes et des comptes publics des citoyens.

L’année 2011 est également marquée par le tsunami dévastateur qui a frappé le Japon avec en toile de fond la double catastrophe humanitaire et nucléaire de Fukushima sur laquelle travaille encore et sans répit les experts japonais. Un signal fort de la Nature pour nous rappeler la fragilité de la condition humaine et l’importance de l’éthique au cœur de toute entreprise humaine, et plus spécialement de l’action politique !

Plus près de nous, dans la sous région ouest-africaine, la crise ivoirienne a marqué les esprits avec l’accession sanglante de Alassane Ouattara au pouvoir après les soubresauts postélectoraux particulièrement meurtriers avec au moins 3000 morts. Tant de vies humaines qui auraient pu être épargnées si le souci de la Nation, la vérité des urnes et l’éthique au cœur de l’action politique avaient prévalu ! Les conditions du transfèrement de Laurent Gbagbo au Tribunal pénal international à la Haye posent hélas plus de problèmes qu’il n’en résout à la Côte d’ivoire quant à son processus de réconciliation nationale.

Dans l’Afrique des drames, 2011 a vu également tombé un digne fils de l’Afrique, Feu Colonel Kadhafi liquidé les armes à la main par une horde d’insurgés impitoyables et intolérants.

Il y aura tant à dire et à redire sur les crises de gouvernance en Afrique ! Il est à remarquer que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il y a invariablement une intolérance marquée des citoyens africains à toutes les formes de confiscation de pouvoir !

Face au problème posé à l’Afrique par les crises ivoirienne et libyenne, l’on ne saurait passer sous silence l’initiative des parlementaires panafricanistes Ghanéens regroupés au sein du Conseil Pan-Africain (CPA) qui vise à sensibiliser les populations sur la protection des intérêts de l’Afrique.

La crise postélectorale actuelle en RDC n’est hélas que le reflet de l’imposture et de l’emmurement de l’élite africaine au pouvoir, et relance le débat sur la vérité des urnes, le rôle des Cours constitutionnelles en Afrique, l’appréciation des missions internationales d’observation électorale et la sincérité de la communauté internationale dans sa rhétorique sur la bonne gouvernance et l’ancrage de la démocratie sur notre continent !

L’Afrique des crises, c’est aussi la corne de l’Afrique avec la situation alarmante de la famine qui y sévit.

C’est dans cette litanie de crises que le Sud-Soudan s’est émancipé du Soudan, constituant ainsi le 55ème Etat africain.

L’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’Unesco marque une nouvelle étape dans le conflit israélo-palestinien et constitue à n’en point douter un tournant majeur vers la naissance d’un Etat palestinien malgré les hésitations des Etats-Unis et la complexité des négociations avec Israël sur le sujet.

La tension montante entre l’Iran et les Etats Unis ne préjugent rien de bon pour la région du Proche Orient et la paix mondiale si chaque partie et ses alliés ne se ravisent pas à temps.

Le retrait retentissant du Canada du protocole de Kyoto, après le récent sommet de Durban en Afrique du Sud sur les changements climatiques marque le peu d’enthousiasme et le manque de volonté avec lesquels les questions sur l’avenir de la planète sont traitées. Même si ce retrait pourrait se justifier par la nécessité de refaire un « après Kyoto » où les pays émergents aussi bien que les pays occidentaux devraient se fixer les cibles de réductions de Gaz à effet de serre (GES), les Mécanismes pour un Développement Propre, malgré l’importance de leur enjeu, semblent demeurer un sujet auxiliaire qui ne tardera pas à nous interpeller davantage lors de cette décennie.

Pour clore ce survol de faits saillants de cette année 2011, nos regards ne peuvent qu’être portés sur l’Europe en pleine tourmente de la crise de la dette souveraine avec la monnaie unique objet d’une attention particulière. L’agence de notation Fitch vient d’abaisser le 16 décembre dernier sous perspective négative la France qui se prépare à perdre son triple A depuis qu’elle est mise sous surveillance négative par Standard et Poor’s, tandis que Moody’s a abaissé de deux crans la note de la Belgique à Aa3, et que d’autres pays européens sont menacés d’un abaissement d’un à deux crans leur note souveraine d’ici la fin du mois de janvier 2012 pour quatre raisons évidentes : la difficulté des dirigeants européens à s’accorder sur la thérapie idoine à la crise, l’envolée des taux d’intérêt, la crise bancaire et la récession de la plupart des économies de la zone euro.

La zone euro est elle « un radeau sur le point de sombrer » comme l’indique l’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn ? En tout cas, la crise existentielle de l’Euro soulève des inquiétudes justifiées quant au sort réservé au CFA qui lui est arrimé avec une parité fixe, quand on sait que plusieurs sources non confirmées prédisent la dévaluation du FCFA le 1er janvier 2012. Nous espérons que tout cela relève de simples vaines spéculations !

La somme de ces crises insolubles qui affectent la géopolitique mondiale, justifie l’impérieuse nécessité pour l’Afrique de se doter de son propre agenda pour éviter d’être l’éternel exutoire au malheur des puissances dominantes. D’où l’intérêt de la mise en place de l’AP3 (Agenda de la Paix et de la Prospérité Partagée). Cet outil élaboré par le CVU dans son analyse du 27 décembre 2010 mérite d’être approfondi dans un cadre de prospective afin de fixer un horizon où l’Afrique doit pouvoir préparer l’avenir de façon sereine et coordonnée loin de toute logique de prédation.

La condamnation du Président Chirac, « ami personnel du feu Général Eyadema », auteur de la célèbre boutade : « l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » à deux ans de prison avec sursis marque la fin d’une ère !

D’un autre côté, l’extradition du Général Noriega au Panama est la preuve que mutatis mutandis, la justice finit par prendre le dessus !

La fin 2011 s’inscrit à nos yeux dans une dynamique porteuse davantage de bouleversements et de changements au plan mondial comme en témoignent les inondations occasionnées par la tempête Washi qui a ravagé des villages entiers et fait plus de 700 morts le 18 décembre dernier en Philippines ; et la mort annoncée ce 19 décembre du dirigeant nord coréen Kim Jung-II.
Mesdames, Messieurs,

Chers Amis Journalistes,

Mes Chers Amis,

Voilà dans les grandes lignes du point de vue de OBUTS le bilan de l’année 2011 qui consacre l’effritement de la culture de l’imposture sous tous ses angles et la grande vulnérabilité de la condition humaine, appelant l’Humanité à plus de mesure, d’humilité, de vérité et à une véritable culture de valeurs.

Pour OBUTS, 2012 doit se décliner au Togo comme l’année de la logique de la Vertu, de la République et de la Prospérité partagée au détriment de la logique des coteries, de l’imposture et du déficit d’éthique à tous égards !

Faure GNASSINGBE doit devoir donc sans délai aller dans le sens des légitimes aspirations de respect de la souveraineté du peuple et de démocratie directe, de justice, de vérité des comptes publics et des urnes de même que de prospérité partagée de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier, ou à défaut rendre son tablier dans l’intérêt de la paix sociale et de la cohésion nationale. Discipline ou Démission, tel doit être désormais le crédo de tous les artisans de l’alternance et du changement démocratique sur la Terre de nos Aïeux!

Que la Grâce et la Paix soient multipliées en cette fin d’année 2011 à l’Humanité toute entière et particulièrement à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier, et que Dieu bénisse la Terre de nos Aïeux afin qu’elle devienne véritablement l’Or de l’humanité!

Je vous remercie.

Agbéyomé KODJO
 


Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/erica/public_html/templates/fmliberte/html/com_k2/default/item.php on line 248
Read 422 times Last modified on mercredi, 09 juillet 2014 15:06

Commentaire