jeudi, 05 juillet 2007 00:05

Brice pense t-il que les 8.000 francais sont choisis par ce pays attractif sur le continent ?

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Brice Hortefeux à Libreville:L`execution du plan Sarkozien'' Immigration choisie qui devient immigration concertee'' s`annonce deja tres deliciat devant le ministre de l`interieur du Gabon , Andre Mba Obame.Ce dernier amene son homologue francais non seulement a l`ecole de droit mais aussi lui montre que l`Afrique aussi pourra parler le meme langage  qu`il invente en France .Si la loi d`immigration pourra etre appliquee aux 8.000 francais au Gabon, les consequences de leur invention changeraient beaucoup de choses.Que La France arrete de sous- traiter NOTRE AFRIQUE puis cesse de Piller  NOS RICHESSES intarrisables qui leur sont importantes...( Classio K .Devia)

Lire l`article de Simonet Pauline


« En matière d’immigration, nous parlons le même langage ». Le ministre gabonais de l’Intérieur, André Mba Obame, insiste sur le statut particulier du Gabon sur le continent africain. Il ne s’agit pas d’un pays de départ mais d’un pays d’accueil de migrants ; 35% de la population du Gabon est constituée d’étrangers, en provenance essentiellement d’Afrique de l’Ouest et centrale. La gestion concertée des flux migratoires est au cœur de discussions animées entre Libreville et Paris depuis de nombreux mois. Et la visite, ce jeudi à Libreville, du ministre français de l’Immigration et du Codéveloppement, Brice Hortefeux, devrait enfin déboucher sur la signature d’un accord sur une « immigration concertée », au terme d’un entretien avec le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba.

« Il existe des conventions de 1992 et de 2002 entre nos deux pays et elles ne sont pas appliquées », déplore le ministre gabonais de l’Intérieur, « elles stipulent que les ressortissants des deux pays doivent avoir les mêmes droits sur le territoire de l’autre ». Théoriquement donc, plaide André Mba Obame, il ne devrait pas y avoir de visa « court séjour » pour les ressortissants gabonais qui se rendent en France et vice-versa. Outre l’application de ces textes, Libreville avance plusieurs arguments en faveur de l’assouplissement des conditions d’entrée en France de ses ressortissants.

Préférer les Etats-Unis

Le solde migratoire est à l’avantage de la France. Environ 8 000 Français résident au Gabon alors qu’ils ne seraient que 4 à 5 000 Gabonais dans l’Hexagone. Autre spécificité : son statut de pays d’immigration permet au Gabon de bien connaître les problèmes liés à ce phénomène. Agitant la menace d’une suspension de certains avantages accordés aux ressortissants français (facilité d’octroi et faible coût des cartes de séjour), le Gabon fait par ailleurs valoir qu’il pourrait se tourner vers d’autres horizons. La coopération s’est renforcée avec Washington en matière de flux migratoires ces dernières années. Et les Gabonais peuvent obtenir sans grandes difficultés des visas de 5 ans pour les Etats-Unis, ce qui suscite une vague de départs d’étudiants préférant le continent américain à l’Europe.

De son côté, Paris se dit « limité » par les accords de Schengen, fixant la libre circulation des personnes dans cet espace européen, et soulève la nécessité d’une sécurisation des passeports et des documents officiels gabonais en cas d’assouplissement des conditions d’entrée dans l’Hexagone. La visite du ministre français intervient au lendemain de l'adoption par le Conseil des ministres de son projet de loi sur l'immigration qui doit être présenté en septembre au Parlement.

Opération de charme

Le texte français prévoit notamment le durcissement des conditions du regroupement familial -avec l’instauration d’un test linguistique-, et un rééquilibrage en faveur de l’immigration économique. Le ministre français profitera par ailleurs de son passage à Libreville pour évoquer cette question des flux migratoires devant l’Assemblée des parlementaires de la Francophonie. Une réunion annuelle rassemblant jusqu’à vendredi plusieurs centaines de parlementaires venus de tout l’espace francophone.

La visite de Brice Hortefeux s’inscrit aussi dans l’opération de charme entamée sur le continent par une visite au Bénin le 21 juin. Car bien que les autorités de Libreville disent «parler le même langage» que Paris, le concept d’« immigration choisie » et l’intitulé du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, ont fait grincer des dents à Libreville, comme dans d’autres capitales africaines. Celui d’« immigration concertée » devrait mieux convenir à la population gabonaise.

 

 

par Pauline  Simonet

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