vendredi, 09 mars 2018 22:03

Benin: le peuple doit se lever pour arrêter le désastre -Talon. Featured

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FRONT POUR LE SURSAUT PATRIOTIQUE (FSP)
Cél : 97983565 / 97980179

PREMIERE JOURNEE NATIONALE D’ACTIONS, LE 09 MARS 2018
MESSAGE CENTRAL DU COMITE DE SUIVI DU FSP

Aux manifestants et au peuple,

LE PEUPLE DOIT SE LEVER POUR ARRETER LE DESASTRE !

Peuple du Bénin,

Notre pays traverse une crise du fait de la politique de Talon qui nous conduit au désastre. La faim s’étend et s’aggrave dans les foyers. Le chômage s’étend. La mévente s’aggrave dans les marchés. Les entreprises sont en proie à des difficultés accrues, et des licenciements économiques hantent le quotidien des salariés. L’Ecole en ruine est bloquée. Le pays est gouverné dans une opacité jamais vue, au profit du clan autour du Chef de l’Etat. Ce dernier n’a de souci que de faire prendre des lois scélérates pour une gouvernance de dictature autocratique.

C’est contre tout cela que de partout, les travailleurs, les femmes, la jeunesse studieuse se rebellent. C’est contre ce désastre imminent que tout le peuple crie, dénonce et maudit le gouvernement mafieux et son Chef, Patrice Talon.

Mais le pire, c’est que ce Chef estime que tout va bien. Il l’a dit déjà dans son message à la Nation la veille du nouvel an 2018. Il vient de le redire, de l’extérieur, devant un Chef d’Etat étranger, le 05 mars 2018 : « Je vous ai dit qu’il y a quelques tensions, mais c’est bien le signe que ça va bien ». Autrement dit, "plus les gens de son pays souffrent, crient et protestent, mieux ça va pour lui".

Voilà la réponse du Président du Bénin face aux protestations populaires contre la faim qui tenaille les familles, contre la ruine accélérée de l’Ecole et du système de santé, contre les privatisations sauvages au profit de l’empire économique et financier de l’homme d’affaires Patrice Talon, contre le pillage de l’économie, contre les violations répétées des libertés publiques, des droits de grève et de manifestations pacifiques consacrés par la Constitution et enfin le mépris des décisions de la Cour Constitutionnelle et le piétinement répété de la Constitution elle-même.

Pour le Président du Bénin, « c’est le signe que ça va bien » lorsque l’Etat employeur confisque, pendant 15 jours, soit la moitié du mois, les salaires de ses employés, le salaire de l’instituteur ou de l’agent de santé sans égard à la vie, à la santé des femmes et des enfants et aux morts innocentes et anonymes que cela va entraîner, sans parler des propriétaires, des vendeuses qui vivent de loyers et du pouvoir d’achat de ces fonctionnaires, ni du système bancaire déjà mis à mal par le non payement des créances de l’Etat. Si ce crime de masse est « le signe que ça va bien », alors notre peuple a le droit et le devoir de se défendre contre la déchéance et la mort auxquelles on le destine, contre la soumission et le silence de cimetière qu’on veut lui imposer.

Travailleurs, jeunes, peuple du Bénin,

Doit-on continuer de subir la politique de famine d’un gouvernement qui demande des sacrifices pendant que les dirigeants se servent grassement, alors que le Chef de l’Etat, dès le premier conseil des ministres après son arrivée au pouvoir, s’est payé les dettes litigieuses avec l’Etat ?

Doit-on laisser celui qui a fait l’aveu par deux fois, ici et à l’extérieur du pays, qu’il a participé activement au pillage et à la ruine du pays, continuer dans la même voie avec la volonté affichée d’écraser et de soumettre le peuple ?

Doit-on continuer de croire au mirage des projets-phares, alors que tout le monde voit qu’il s’agit de propagande et que leur réalisation éventuelle, dans l’opacité totale comme dans l’affaire OFMAS, servira encore et toujours de vecteur au siphonage et au pillage des ressources publiques avec des dettes colossales multipliées pour les générations présentes et futures dont l’avenir est ainsi davantage hypothéqué ?

Doit-on continuer de vivre le cauchemar des violations répétées et arrogantes des libertés publiques, des envois de la police et de la troupe contre les manifestations pacifiques des femmes, des scolaires et étudiants, des citoyens ?

Le gouvernement actuel, par les violations répétées des libertés consacrées par la Constitution, par le refus d’exécution des décisions de la Cour Constitutionnelle, viole la Constitution elle-même et est dans l’illégalité. Face à cela, le peuple, comme le lui reconnaît la Constitution en son article 19, alinéa 2, est également délié du devoir d’obéissance envers un tel pouvoir et en droit d’observer la désobéissance civile.

Face à la faim, face à la ruine accélérée du pays, face à la dictature, face au parjure répété, le FSP appelle le peuple dans toutes ses composantes à se lever pour arrêter le désastre auquel nous conduit le pouvoir de la ruse et de la rage.

Cotonou, le 09 mars 2018

Pour le Comité de Suivi du FSP,

Le Porte-parole

Jean Kokou ZOUNON
 

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