Soutenant que « c’est en raison de la mission assignée au CPDC (négociations sur les réformes politiques) et de sa composition (partis politiques ayant réuni 5% de suffrages au plan national), telles que définies par le 3ème décret du genre en date du 04 Février 2009, que l’UFC a accepté d’y siéger », l’UFC affirme que « le cadre, dont le président et les membres viennent d’être nommés par décret, ne saurait discuter des réformes politiques préconisées par l’APG ». Aussi refuse-t-elle de cautionner ce qu’elle appelle « un coup de force. » « Le régime RPT et son gouvernement porteront l’entière responsabilité de l’aggravation de la crise togolaise qui découlerait de leur refus de rechercher un vrai consensus sur les réformes politiques. » conclut le communiqué.
Cette sortie fait suite à la nomination en conseil des ministres des membres du CPDC, qui fait entrer dans le cadre des personnalités de la société civile et des autres partis signataires de l’Accord Politique Global ; monsieur Jean Lucien Savi de Tové, de la CPP, ayant été nommé président du nouveau CPP.
En attendant la réaction du Comité d’Action pour le Renouveau ( CAR) qui avait annoncé comme l’UFC qu’il quitterait le cadre s’il venait à être élargi, on peut d’ores et déjà affirmer que le CPDC perde désormais beaucoup de son caractère consensuel, voire de sa légitimité puisque à eux deux, le CAR et l’UFC représentent près d’un million d’électeurs.
A quelques mois de l’élection présidentielle (qui aura lieu entre le 18 février et le 5 mars selon la Cour Constitutionnelle), le climat politique est parti pour être tendu.



