Il est reproché au prédécesseur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée d’avoir, pendant plusieurs années mis en place un système qui favorisait la création d’emplois fictifs payés par le cabinet du maire de la ville de Paris.
L’affaire dite des chargés de mission de la ville de Paris remonte aux années 90 mais n’a jamais pu être jugée, Jacques Chirac ayant bénéficié, en tant que chef de l’Etat, de l’immunité présidentielle.
Redevenu justiciable à la suite de son départ de l’Elysée, Jacques Chirac a ainsi été mis en examen, en novembre 2007, pour « abus de confiance » et « détournement de fonds publics » en compagnie de plusieurs de ses anciens collaborateurs.
Dans un communiqué rendu public par ses services, l’ancien président français s’est déclaré serein quant à l’issue de cette affaire étant convaincu qu’il n’y a pas eu « de système » durant la période où il a été maire de Paris.
« Le président Chirac prend acte de cette décision en justiciable comme les autres. Il est serein et décidé à établir devant le tribunal qu’aucun des emplois qui reste en débat ne constitue un emploi fictif », lit-on dans le communiqué.
Président de la République française de 1995 à 2007, Jacques Chirac a été maire de la ville de Paris pendant 18 ans de 1977 à 1995. C’est sa gestion en tant que maire qui lui vaut aujourd’hui d’être poursuivi par la justice.
En plus de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, l’ancien président a également été cité dans plusieurs autres affaires notamment les emplois fictifs du RPR, la SEMPAP, société d’impression des documents pour la mairie de Paris, les HLM de Paris, les lycées d’Ile de France ainsi que l’affaire des billets d’avion. La plupart de ces affaires ont été closes.
(Apanews)



