dimanche, 14 octobre 2012 20:33

Feuilleton Ortb-Bell Bénin-Canal3: Saley et Akpaki bientôt au pénal

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Le Chef de l’Etat Yayi Boni ne se contentera pas des mesures administratives prises à l’encontre de l’ex-directeur général de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) qu’il accuse de mauvaise gestion, de faux et usage de faux et d’autres fautes graves dans l’exercice de ses fonctions

. Il songe à poursuivre Julien Akpaki au pénal, de même que celui qu’il présente comme étant son complice, le promoteur du réseau de téléphonie mobile Bell Bénin Communication et de la chaîne de télévision Canal3, Issa Salifou dit Saley.

 

 

 

Accusé de complicité de pratiques frauduleuses, de faux et usage de
faux, de mise à disposition des biens publics à quelques privilégiés
au détriment du contribuable béninois, Julien Akpaki devra répondre de
ces chefs d’accusation devant le Procureur de la République. C’est
bien l’intention du Chef de l’Etat, décidé à poursuivre l’ex-directeur
général de l’Ortb et son complice à propos de ce qu’il qualifie déjà
dans le Conseil des ministres du 03 octobre 2012, de pratiques
frauduleuses. Dans cette affaire, c’est aussi le promoteur du réseau
Bell Bénin communication qui est visé. L’homme d’affaires a sans doute
du souci à se faire. Présenté tel, Issa Salifou dit Saley répondra
également des soupçons de complicité de manœuvres frauduleuses devant
le Procureur. Le président de la République a indiqué à ses proches
collaborateurs, que le Procureur sera saisi du dossier pour que
justice soit rendue. L’idée d’une poursuite pénale dans cette affaire
montre la détermination du président de la République à demander des
comptes à qui de droit. Ce qui sera recherché, si l’idée devrait
réellement faire son chemin, c’est la responsabilité réelle des mis en
cause. Et en la matière, il faut d’abord que les faits reprochés à
celui-ci ou à l’autre soient avérés. Une fois que c’est le cas, les
poursuites pénales peuvent intervenir.

 

 

Et dans l’éventualité d’un
procès, il faut également aboutir à des implications à partir des
investigations. Des témoins devront être cités. Une chose est sûre, si
les poursuites étaient réellement engagées, il y a risque que le
dossier rattrape des personnes qui ont connaissance ou qui ont même
été parties prenantes dans le partenariat établi entre l’Ortb, Bell
Bénin communication et Canal3. De toute façon, ça risque de révéler
des points d’ombre, mais il n’est pas exclu qu’on se retrouve face à
une affaire qui montrera les failles de l’Administration béninoise et
sans doute la négligence au sommet. Devant le Procureur, il s’agira
pour les mis en cause de démontrer que les relations entretenues
jusqu’au jour de leur rupture, ne l’ont pas été dans l’intention de
nuire aux intérêts publics. Ou alors qu’il n’a jamais été question de
manœuvres frauduleuses entre les deux entreprises. La justice est
libre d’apprécier les faits et de les qualifier. En attendant,
rappelons que c’est suite à la mise hors tension le 20 septembre 2012
de la chaîne de télévision privée Canal3 que l’affaire a éclaté.
L’Ortb en vertu du partenariat qui le lie à Bell Bénin Communication a
loué ses pylônes au réseau de téléphonie mobile, qui à son tour a
autorisé Canal3 à greffer ses installations sur celles qu’il a
installées sur le site d’Abomey Calavi. Le gouvernement se dit surpris
de cette entente et veut enquêter sur ce qui s’est passé. Une
commission a été mise sur pied et les premières conclusions ont révélé
des faits graves imputables à l’ex-Dg Ortb Julien Akpaki. Alors que ce
dernier a nié être au courant de toutes ces connections sur le site
d’Abomey-Calavi.

Read 609 times Last modified on mercredi, 09 juillet 2014 15:06

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