La modification de la constitution porte sur les articles 13, 21, 116, 117 et 125 de la constitution de 1992. Les articles 13 et 21 portent sur les droits, devoirs et libertés du citoyen tandis que les articles 116, 117 et 125 portent sur le pouvoir judiciaire. Ces derniers visent à faire à la nomination du président de la République comme chef du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et à la réorganisation de la Chambre administrative de la Cour suprême.
L’opposition critique ces modifications en parlant de la violation de l’indépendance des pouvoirs, selon la constitution.
En outre, l’opposition dénonce le non-respect de l’Accord politique global (APG) par le pouvoir. L’APG avait prévu que les réformes constitutionnelles et institutionnelles se feraient dans un cadre de discussions entre pouvoir et opposition.
Faure Gnassingbé, chef de l’Etat, avait promis un dialogue inclusif dans son message de nouvel an le 31 décembre 2010. Mais depuis le dialogue tarde à venir. Apparemment, tout le monde n’a pas intérêt à ce que ce dialogue ait lieu.
D’autre part, le Togo entre dans une zone de turbulences sociales depuis quelques semaines. Aux manifestations du FRAC, s’ajoutent les convulsions au niveau du personnel de la santé en grève sur tout le territoire depuis deux semaines, les revendications corporatistes et comparatives des étudiants à l’Université de Lomé. Demain, les populations de Hahotoé, localité où est exploité le phosphate, organise une marche pour protester contre l’état de délabrement de leur préfecture.
Tout cela se passe sur fond de grogne sociale avec l’augmentation du prix du carburant de 30 Cfa soit 13%, avec interdiction aux transporteurs de renchérir sur le prix du transport. A suivre...



