Saidou DIALLO -  FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Saidou DIALLO - FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

La presse guinéenne était fortement mobilisée ce Mardi pour exprimer son ras- le- bol face aux agissements des autorités. Le but de cette marche été surtout de dénoncer certaines décisions prises par l’organe de régulation des médias dont la suspension de la Radio Espace et l’avertissement adressé au groupe Evasion Guinée.

La presse reproche également à la HAC son manque de solidarité vis à vis de la presse lorsque des journalistes qui  sont venus apporter leur soutien à un confrère arrêté , ont été violentés par des agents de l’escadron mobile N3 de Matam. Cette marche a été une réussite totale à la satisfaction du syndicat et des associations de presse à cause de la forte mobilisation des hommes de médias de toute catégorie confondue.

Mais, ce qui a surtout marqué les esprits, c’est le mépris et le manque d’intérêt que la patronne de la HAC accorde à la presse guinéenne. Aucun membre de cette institution sensée réguler les médias n’a daigné sortir  pour calmer les esprits. Et ce, malgré la forte mobilisation et les slogans que scandaient les journalistes. Martine Condé et son équipe se sont contentées de rester dans leurs bureaux, comme si la colère de la presse ne signifiait absolument rien pour eux ou ils avaient peur.

Ce qui complique d’avantages les relations entre la présidente de la haute autorité de la communication et la presse nationale.

Suite à  la rumeur qui faisait état de la mort d’Alpha condé le président de la république de Guinée, le personnel de la radiotélévision Ganga TV a été l’objet d’une arrestation par la gendarmerie, sous l’ordre du procureur de la première instance de mafanco depuis lundi.

Apres avoir était transférer au pm3 de Matam, les différentes associations de presse de la guinée se sont mobilisés devant cette gendarmerie durant toute la journée. Où il y a des altercations entre gendarmes et journalistes, bilan : une dizaine des journalistes molestés et blessés, leurs matériels de travaille cassés, « camera, dictaphones, téléphones ».

Des négociations en négociations entre journalistes et autorités. Avec la résistance des journalistes, il était question de se rendre au tribunal de la première instance de mafaco à 18h passé, pour que le procureur rende aux journalistes leur confrère, car c’est lui , qui s’est saisi de l’affaire. Aisi, les journalistes débarquent à mafaco, y compris bien sûr, Boubacar Camara le directeur du groupe de presse Ganga tv, après un court entretien entre le procureur et le doyen de la presse guinéenne  Boubacar Yacine Diallo, on remet Boubacar Camara aux mains des journalistes à 19h. Selon le doyen, le procureur était contrainte de libérer le journaliste parce que la loi sur la presse a dit qu’aucun journaliste ne doit être emprisonné, voilà ce qui a empêché  Boubacar Camara de  passer sa deuxième nuit a la gendarmerie.

 Dans sa veste le directeur du groupe de presse Gangan tv, n’a pas manqué de remercier ses confrères qui ne se sont pas laissé intimider par qui ce soit depuis au début de la situation, et toutes les catégories sociales qui ont participés à sa liberté.  Comme le procureur a décidé de poursuivre  l’affaire, au moins  une vingtaine des jours sont donnés pour mettre a l’accusé de consulter un avocat c’est ce que la loi dit. L’essentiel était de rentrer ce soir avec le confrère, c’est ce qui lisait sur les visages des journalistes qui étaient là durant toute la journée.

En ce qui concerne les journalistes qui ont été victime pour blessures et ceux qui ont perdu leurs matériels, ils doivent écrire des plaintes régulières pour les déposer au même parquet, car  l’infraction  des violences a été commise à Matam. A indiqué le doyen Boubacar Yacine Diallo

Saidou Diallo

La campagne de vaccination des enfants de 0 à 5 ans initiée par le ministère de la santé et hygiène publique a pris fin ce lundi 30 octobre 2017 à Conakry.

Comme dans tout le pays, du 27 au 30 octobre a été consacré pour la vaccination des enfants de 0 à 5 ans contre la poliomyélite. A Conakry, dans la commune de Matam, un bon nombre des enfants a été vacciné contre la maladie appelée poliomyélite, le centre médicale de coleah était en charge de cette opération, Docteur Kadiatou Traoré revient sur ces 4 journées.

« La poliomyélite est la maladie qui paralyse nos enfants et cette paralysie a attiré l’attention du gouvernement guinéen et les partenaires, c’est pourquoi chaque année une campagne de vaccination des enfants de 0 à 5 ans est initié pour éradiquer cette maladie à l’endroit des enfants » .Parlant de la mobilisation, docteur kadiatou Traoré ajoute « beaucoup des démarches ont été menées pour la réussite de cette opération, notamment la sensibilisation des parents. Grâce à  nos mobilisateurs sociaux qui vivent avec la population, les parents ont adhéré à cette vaccination et ils ont laissé leurs enfant profiter de leur droit,  malgré qu’il y a eu quelques réticences par endroit, certains parents refusent de faire vacciner ses enfants soit disant qu’ils viennent des Etats unis ou de la France. Ils oublient que la polio n’existe pas dans ces pays, une fois ici, les enfants peuvent contracter la maladie et le vaccin n’a aucun effet indésirable ».

16448 enfants ont été atteints par cette campagne de vaccination dans 6 quartiers situés dans la commune de Matam : coleah domino, coleah lanseiboumyi, coleah cité, sig madina, coleah imprimerie, coleah centre, secteur par secteur, s’est réjoui docteur kadiatou Traoré, car selon elle, l’objectif de la vaccination a été atteint. En guise de conseil, docteur Traoré lance un appel à l’endroit des parents réticents « pour les prochaines fois, je vais dire aux parents des enfants qui viennent de l’extérieur d’accepter de vacciner ses enfants le vaccin sert à protéger les enfants contre la polio est une maladie contagieuse, les enfants peuvent contracter la maladie même si tu viens n’importe où, donc la prochaine fois, accepter de faire vacciner les enfants ».

Saidou Diallo

 

En séjour à Conakry, le président de la maison des jeunes Tourcoing en France, Antoine Bailloeul nous parle de son regard porté sur le théâtre guinéen, dans un entretien accordé à votre site d’information. Interview

Lisez !

fmliberte : Quel constat faites-vous sur le théâtre guinéen depuis votre séjour à Conakry ?

Antoine : On peut avoir un musée national ou un théâtre national, balai national en guinée, mais comment on peut donner des moyens à ses structures là, pour transmettre, accompagner, ses jeunes comédiens pour mieux se former et être connu. Le théâtre national guinéen devrait être une  forme d’école, qui doit proposer des pièces pour tout le monde avec des comédiens qualifiés, en rémunérant ces comédiens.

fmliberte: Vous êtes là depuis quelques temps, qu’avez-vous constatés sur les comédiens  guinéens ?

Antoine : avec toutes les difficultés que doit avoir un comédien à Conakry entre survivre et vivre, je ne pense pas rencontrer des comédiens qui vivent de ce métier-là à Conakry, ils ont besoins d’un petit boulot à coté, et qu’il est appelé par la compagnie, le transport, le mangé, il assure tout en fonction de sa volonté, alors qu’ils voudraient vivre de leur art, de leur passion, comme ceux de l’Europe. Des talents y en a, mais aucune structure ne vienne pour appuyer et structurer ces talents, il faut amener ces compagnies, ces comédiens, à grandir, et à devenir professionnels.

fmliberte : Vous utilisez beaucoup le pronom « ON » on doit soutenir, on doit accompagner, vous voulez vous adresser à qui ?

Antoine : rire, y a une part importante du ministère de la culture qui permet à la formation , des financements des compagnies , des structures, pour permettre aux comédiens de trouver asile , un environnement où ils peuvent se développer, il faut que le fond public soit devant, après le public doit savoir que le comédien doit vivre de son métier, alors il faut payer en suivant un spectacle, c’est une façon de voir la société, de l’appréhender, et c’est une façon de lire la vie en société au biais de la culture, cela, est super important.

 fmliberte: Comment pouvez-vous définir la culture de façon générale ?

 Antoine : Si vous voulez, la culture est, ce que nous permet  d’être homme, par la culture, on construit notre esprit critique, on construit notre regard, on construit la relation qu’on doit avoir avec l’autre et proposer une vision d’être en société, une vision d’être ensemble, en un mot c’est le poil à gratter de l’homme. C’est pourquoi il faut toujours entretenir notre partie culturelle.

 fmliberte: Est-ce y a une différence entre la tradition et la culture ?

Antoine : la culture veut dire je me construis moi-même, il y a la culture familiale, la culture religieuse, la culture traditionnelle. La tradition, c’est ce que j’ai acquis.

A rappeler qu’Antoine bailoeul est l’homme qui a fait voyager pour la première fois, le premier groupe de rap guinéen « kill point » en France pour produire des spectacles.

Saidou Diallo