Saidou DIALLO -  FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Saidou DIALLO - FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Politique en Guinée : Le Chef de fil de l’opposition guinéenne s’est réjoui de la marche de ce mercredi  20 Septembre à Conakry.

L’opposition Guinéenne a marché ce mercredi à Conakry pour dénoncer la mauvaise gouvernance et le non-respect des accords politiques signés en 2016.

Devant une marée humaine, les opposants du régime d’Alpha Condé ont dénoncé les maux dont souffres les guinéens. Pour Cellou Dalein Diallo le chef de fil de l’opposition les militants sont sortis pour exprimer leur sentiment face à la gouvernance actuelle, en marchant 30 à 50 km. « Moi je me réjouis de cette manifestation, parce que, non seulement les militants sont sorti massivement en respectant les consignes données, mais aussi les forces de l’ordre ont été républicaine aujourd’hui, en refusant d’obéir aux ordres des gens qui ont l’habitude de tuer nos militants, nous avons 80 morts depuis l’arrivée de ce président au pouvoir en 2010  », a expliqué Cellou dalein Diallo.

Il y a eu quelques jets des pierres entre jeunes manifestants et forces de l’ordre à la fin de la marche à Hamdalaye, un quartier considéré comme l’un des fiefs de l’opposition, le chef de fil de l’opposition a promis de faire la lumière pour situer les responsabilités « S’il y a eu des dérapages coté des jeunes manifestants nous mènerons des enquêtes et s’il y a des preuves de désobéissance nous allons les verbaliser et s’il faut les déférer, parce que notre objectif n’était pas de s’attaquer ni aux forces de l’ordre ni aux édifices publiques mais dans l’ensemble on peut se satisfaire de la discipline qui a été observé durant la marche », a indiqué le chef de fil de l’opposition guinéenne Cellou dalein Diallo.

L’opposition Guinéenne a marché ce mercredi à Conakry pour dénoncer la mauvaise gouvernance et le non-respect des accords politiques signés en 2016.

Devant une marée humaine, les opposants du régime d’Alpha Condé ont dénoncé les maux dont souffres les guinéens. Pour Cellou Dalein Diallo le chef de fil de l’opposition les militants sont sortis pour exprimer leur sentiment face à la gouvernance actuelle, en marchant 30 à 50 km. « Moi je me réjouis de cette manifestation, parce que, non seulement les militants sont sorti massivement en respectant les consignes données, mais aussi les forces de l’ordre ont été républicaine aujourd’hui, en refusant d’obéir aux ordres des gens qui ont l’habitude de tuer nos militants, nous avons 80 morts depuis l’arrivée de ce président au pouvoir en 2010  », a expliqué Cellou dalein Diallo.

Il y a eu quelques jets des pierres entre jeunes manifestants et forces de l’ordre à la fin de la marche à Hamdalaye, un quartier considéré comme l’un des fiefs de l’opposition, le chef de fil de l’opposition a promis de faire la lumière pour situer les responsabilités « S’il y a eu des dérapages coté des jeunes manifestants nous mènerons des enquêtes et s’il y a des preuves de désobéissance nous allons les verbaliser et s’il faut les déférer, parce que notre objectif n’était pas de s’attaquer ni aux forces de l’ordre ni aux édifices publiques mais dans l’ensemble on peut se satisfaire de la discipline qui a été observé durant la marche », a indiqué le chef de fil de l’opposition guinéenne Cellou dalein Diallo.

 

Il était l’objet d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les violences basée sur le genre (VBG), qu’un forum appuyé par l’UNFPA en collaboration avec le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance s’est déroulé lundi 18 septembre 2017 à Conakry.

Selon l’enquête nationale sur les violences basées sur le genre, le taux de prévalence des VBG est de 97% en Guinée. Cette  initiative des femmes Africaines ministres et parlementaires vise une grande mobilisation des intervenants pour lutter contre ce phénomène afin d’insuffler une nouvelle dynamique dans les violences basées sur le genre. Il s’agira d’amorcer un travail en réseau et d’échanger sur les expériences réussies en vue de développer des synergies d’action à haut impact national.

Mariam Sylla, ministre guinéenne de l’action sociale et de la promotion féminine n’est pas passée sur le dos de la cuillère pour dénoncer cette pratique, « Depuis plus de 10 ans nous avons engagé cette lutte, mais le résultat des études montrent toujours que les violences existent et persistent dans le pays, alors que c’est un Etat qui a ratifié toutes les conventions qui protègent et font la promotion des droits des femmes et de l’enfant », a déploré la ministre guinéenne de l’action sociale et de la promotion féminine.

Pour le partenaire, le fond des nations unies pour le développement UNPA, par la voix de son représentant en Guinée, Cheikh Fall s’est exprimé sur la persistance du viol.  

«  Le viol d’enfants, de filles et des femmes s’est multiplié ces derniers temps à une échelle inquiétante, sur l’étendue du pays. 2 ans, 6 ans, 10 ans, 12 ans, 14 ans,  16 ans, est souvent l’âge des victimes alors les agresseurs ont un âge compris entre 20 ans à 60 ans » a-t-il rappelé.

Saidou Diallo

 

 

Haba Cece Michel, ’ingénieur bâtiments donne son point de vue sur la construction des bâtiments à Conakry, dans un entretien qu’il a accordé à notre site d’information.

Lisez !

Fmliberte : Etant spécialiste quel regard portes tu sur la construction des bâtiments à Conakry ?

Haba : le handicap de la construction des bâtiments à Conakry date depuis très longtemps, depuis la première république, la quasi-totalité des quartiers sont très mal lotis, surtout à kaloum tous les quartiers sont mal lotis les habitants ont occupé les lieux avant le lotissement, on remarque ça à Matam, à coleah, à madina, bonfi ces quartiers sont mal lotis depuis le début. Quand on s’intéresse un  peu à l’image de Conakry sur le plan de construction, on voit que c’est une mauvaise image à regarder, elle ne donne pas beau à voir.

Fmliberte : selon toi quelles  sont les  causes de ces constructions anarchiques ?

Haba : Le lotissement et la manière de construire sont les causes principales, quand on regarde les bordures des routes, notamment l’autoroute Fidel Castro, la route le prince, on voit des taudis, des maisons pavillonnaires,  des hangars qui appartiennent aux marchands, il faut que l’Etat prenne ses dispositions pour mettre fin aux  constructions archaïques en bordure des routes, parce que quand un étranger vient il regarde d’abord les bordures des routes .Il est inscrit par la direction de l’habitat que tous les bâtiments qu’on construit au bord de la route doivent être R+4, mais cela n’est pas respecté en Guinée, le grand problème des Guinéens, beaucoup ne consultent pas les spécialistes avant de construire.

Fmliberte : Qu’est ce qu’il faut pour remédier à tout cela ?

Haba : La direction de l’habitat est là, elle a tous les plans de lotissement de tous les quartiers, mais le problème est que même si on lotis un quartier après quelques années , les voiries tertiaires qui accèdent aux différents lots et parcelles ne sont pas entretenues par l’Etat, y a des voiries où l’accès n’est plus possible et une fois que ces voiries ne sont pas utilisées, les gens achètent ces lieux pour construire, ils bloquent la route complètement, on remarque cela à cobayah, beaucoup de voiries sont achetées par des particuliers, c’est ce qui modifie le plan de lotissement déjà établit, ça c’est un grand problème. Il faut que l’Etat prenne ses dispositions pour corriger cela, entretenir les voiries tertiaires ; pendant la saison pluvieuse l’accès est difficile voire impossible. Il faut que le plan de lotissement établi soit suivi et respecté à tout moment, pour ne pas que des personnes mal intentionnées arrivent à vendre ces parties réservées pour l’accès dans les concessions. Ce sont des problèmes qu’on doit résoudre, y a des concessions à Conakry où il y a même pas de l’accès, il faut marcher pour y accéder, avec la voiture tu ne peux pas c’est le cas de Coleah. Il faut que l’Etat  fait face aux logements sociaux pour aider les citoyens qui n’ont pas les moyens pour construire des jolies maisons, des logements pour toutes les catégories sociales , c’est dire la cité des médecins, des journalistes, des maçons, des militaires, des chauffeurs ainsi de suite et les revendre à un prix abordable avec des règlements, on achète pas pour revendre, mais pour loger ,normalement c’est la banque d’habitat qui s’occupe de cela mais elle n’existe pas ici.

Fmliberte : comment lutter contre la construction anarchique des marchés  à Conakry.

Haba : C’est un problème séculaire, les lieux choisis pour construire des marchés date de 30 ans ou 50 ans, donc si certains de ces lieux ne sont pas commode  à un lieu  donné on peut le déplacer ailleurs,  c’est pourquoi l’Etat doit avoir des zones réservées partout.

Fmliberte : ton mot de la fin

Haba : je vais dire à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités pour construire des routes, des bâtiments, des ponts en suivant la procédure, d’assurer le suivi de ces infrastructures c’est-à-dire entretenir les édifices publiques, il ne faut pas attendre qu’il y ait catastrophe sur ces routes et bâtiments pour  intervenir, la population aussi doit être exemplaire parce que le développement d’un pays passe forcément  par le changement de mentalités.

Saidou Diallo