Saidou DIALLO -  FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Saidou DIALLO - FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

A Labé dans la moyenne Guinée, une jeune demoiselle a été victime d’une arnaque sur les réseaux sociaux en pensant avoir rencontré l’homme de sa vie sur Facebook. Cette histoire à dormir débout s’est propagée dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé comme une trainée de poudre.

Il y a des semaines, Mouctar Chérif Haidara a rencontré une jeune fille, la vingtaine d’âge, à qui il a promis monts et merveilles. L’homme qui dit résider au camp Alpha Yaya Diallo a savamment monté son plan pour parvenir à ses fins.

La rencontre sur Facebook

Larmes aux yeux, sous le sceau de l’anonymat, la victime raconte sa mésaventure. ‘’On s’est rencontrés sur Facebook. Il m’a dit qu’il réside à Conakry précisément au camp Alpha Yaya, qu’il est divorcé et cherche une nouvelle épouse. Il m’a demandé en mariage. Ce que j’ai accepté après une longue période d’hésitation’’, relate-t-elle.

Et de poursuivre : ‘’Il m’a demandé si j’ai des parents à Conakry, je lui ai dit que j’ai ma sœur y est et lui ai remis son contact. Aussitôt, il est allé rencontrer celle-ci et a réussi à la convaincre qu’il voulait m’épouser. Ma sœur m’a demandé d’accepter sa demande en mariage. Par la suite, il a décidé de venir saluer mes parents’’.

Ainsi dit, ainsi fait. Mouctar qui dit être issu de la famille Chérif de Sagalé débarque à Labé le weekend dernier. ‘’Il m’a appelé pour me demander de faire une réservation d’hôtel. Je lui ai répondu que je ne sors pas chez moi et que je ne connais aucun hôtel. Peu de temps après, il m’a dit qu’il a contacté le gérant de l’hôtel Safatou et m’a demandé de m’y rendre. Une fois là-bas, de l’appeler pour qu’il réserve lui-même sa chambre d’hôtel’’, rembobine la victime.

L’arrivée à Labé

L’arnaqueur arrive à Labé à 3h du matin et joint sa proie. ‘’Il m’a demandé de l’envoyer son petit-déjeuner le lendemain à l’hôtel et des effets de toilettes. Ce que j’ai fait. Il avait des condiments avec lui qu’il a achetés en cours de route pour mes parents. Il a rencontré mon père avec qui il a longuement échangé. Il lui a dit qu’il a ses parents à Sagalé et qu’il voulait s’y rendre avec moi et un homme de ma famille. Mon père a accepté’’, se rappelle notre interlocutrice.

Pour aller saluer ses parents, Mouctar prévoit d’acheter des habits pour sa maman, mais affirme qu’il n’a plus de liquidités. ‘’Il m’a dit d’acheter des habits pour sa maman qu’il va me rembourser une fois à Sagalé ou verser sur mon compte Orange money’’, poursuit-elle. La pauvre se confie à sa sœur qui lui déconseille de le faire.

‘’La coépouse de ma grand-mère et d’autres membres de ma famille m’ont demandé de chercher les habits pour la mère de Mouctar. Mardi matin, je me suis rendue au marché. Il m’a appelé pour parler directement avec la vendeuse. On a pris 5 complets d’une valeur de 2.800.000 GNF. Je les ai déposés à l’hôtel avec sa nourriture’’, précise-t-elle.

Il cherche des bénédictions

Mouctar qui avançait lentement, mais surement, demande à sa dulcinée d’acheter des colas pour lui afin d’aller solliciter des prières et bénédictions à Koula. Pour s’y rendre, un conducteur de taxi-moto lui demande 250.000 GNG. Une fois à Sagalé, l’érudit a confié au taxi-motard qu’il ne connait point Mouctar.

‘’Il m’a demandé d’aller me préparer pour aller à Sagalé. A l’hôtel, puisque je recevais beaucoup d’appels, il m’a retiré mon téléphone. Il m’a remis 20.000 francs guinéens pour que j’aille me changer et revenir. Arrivée à la maison, mon père m’a dit qu’il est 17h et que je ne peux pas bouger à cette heure pour Sagalé. Le conducteur de taxi-moto est revenu seul à l’hôtel’’, détaille l’arnaquée.

Comme si de rien n’était, Mouctar demande à ce conducteur de lui passer sa moto pour aller chercher sa fiancée. Il joint cette dernière pour l’informer qu’il arrive à son domicile.  Il quitte l’hôtel et éteint son téléphone. Sa dulcinée, qui essaie d’entrer en contact avec lui, se rend compte qu’elle est tombée dans un piège. ‘’A cause de lui, je me retrouve avec une dette de 2.800.000, une moto d’une valeur de 7 millions à rembourser. Il est parti avec mon téléphone avec près d’un million sur mon compte Orange money’’, se plaint-elle, assurant avoir saisi les services de sécurité pour des fins d’enquêtes.

 

Depuis quelques mois, une réclame de la chicha est exposée dans certains lieux publics de Conakry. Ce tabac était interdit par les autorités avant d’être autorisé. Une image, qualifiée d’outrage public à la pudeur par certains hommes de droit.

Une jeune habillée d’un décolleté couleur cendre avec un soutien-gorge noir, exposant une partie des seins, pipe à la bouche avec une fumée qui se dégage, est une affiche qui fait réagir plus d’un à Conakry.

Pour une image d’un produit interdit avant d’être réglementé, les réactions ne se font pas attendre. Cette publicité exposée à tous les âges et couches sociales, est considérée comme une atteinte à la morale. « L’affiche ne doit pas exister. La femme représente le respect et la considération. Mettre une femme dans de telles situations n’est pas du tout honorable et éducatif » soutient Boubacar Sidiki Kéita, fonctionnaire à l’Assemblée nationale.

Selon M. Abdoul Aziz Diallo, professeur de droit, cette réclame viole les articles 175 et 275 du code pénal, qui statuent sur l’outrage public à la pudeur: « Du point de vue juridique, une image où c’est noté -18 ans est illégale, du moment où tous les âges passent par cette voie. Aussi, vu sur le plan social, ce portrait sape nos coutumes et mœurs. Donc le mieux c’est de mettre une autre illustration accessible à tous« .

Hormis l’image controversée de ce panneau publicitaire, le produit exposé donne un autre sujet à débat. Avec les risques de cancers du poumon, des lèvres, de la vessie et des voies aérodigestives supérieures dont sont exposés les consommateurs, selon une étude de l’OMS, pour certains, la promotion de la chicha doit être prohibée.

« Un produit qui nuit autant à la santé de nos enfants et les conduit à la débauche, ne doit faire l’objet d’une publicité. C’est incompréhensible et inacceptable que nos enfants soient exposés à ces genres de panneaux », s’indigne Aissatou Diallo institutrice.

Si dans les autres Etats la publicités du tabac est interdite ou réglementée, l’on se demande bien quelles raisons ont poussé l’Office guinéen de publicité (OGP) à approuver l’affichage d’un produit contesté sur une image aussi bouleversante.

 

Une des premières activités que les deux institutions envisagent d’organiser du 13 au 17 novembre à Conakry est un séminaire  dénommé «  rencontre des polytechniques »

Le rapprochement entre ces deux institutions tire son origine en 2012, depuis cette date, la synergie entreprise a permis d’apporter un contenu constructif et durable, à ce qui n’était qu’un projet de séminaire scientifique a l’intension des professeurs et étudiants de l’université polytechnique UGANC.

L’attente de ce rapprochement de deux établissements est de promouvoir : les échanges étudiants ; la coopération en matière de recherche ; la coopération en matière d’enseignants ; la mise en place en Guinée d’une école préparatoire aux grandes écoles internationales et Guinéennes. Cela est inscrit dans l’engagement du gouvernement Guinéen pour développer l’enseignement supérieur et de la recherche scientifiques par la promotion de l’excellence.

Jacques Biot président de l’école polytechnique de paris l’x a salué et a encouragé ce choix stratégique qui correspond à la politique d’ouverture de l’X « il s’agit pour la Guinée, d’accompagner, la dynamique d’internationalisation des grandes écoles de classe mondiale, dans le but de bâtir des partenariats permettant l’accès aux étudiants guinéens ».

Ce séminaire scientifique qui se déroulera du 13 au 17 novembre à Conakry  est une opportunité pour mettre la lumière sur l’enseignement supérieure Guinéen. Et aussi, une étape décisive qui va permettre à la Guinée d’enrichir son cercle de partenaires d’excellence à la hauteur de ses ambitions.

Le ministre guinéen de l’enseignement superieure et de la recherche scientifique Yero Balde a promis au nom du gouvernement de promouvoir et de développer « une société du savoir , construite autour d’une culture et technologique à travers un système d’enseignement superieure et de recherche scientifique performant et diversifié, répondant aux besoins du pays, capable d’accélérer l’émergence économique et sociale de la Guinée et de former des citoyens compétent, déterminés à vivre ensemble dans une société démocratique ».

Saidou Diallo

Dans un amphithéâtre d’une capacité de 500 places assises, conférenciers et étudiants ont échangé sur les finances publiques et les politiques publiques.

Une série des conférences débat sur les finances publiques  initiée par le ministère du budget dans les universités de Conakry a débuté ce jeudi 9 novembre 2017 à UGLC de sonfonia. Les politiques publiques et les finances publiques ont été expliqués dans toutes ses formes aux étudiants de la faculté des sciences économiques et de gestions et des sciences juridiques et politiques.

Pour le conférencier Sanni Yaya professeur à l’université Ottawa au Canada cette conférence n’était pas de donner un cours magistral aux étudiants, mais de débattre sur les politiques publiques en général «  les finances publiques est un instrument par lequel les pouvoir publics vont agir sur la qualité des vies de la population tant de la reformulation, de la conception  et la mise en œuvre de l’évaluation de cette politique». L’efficacité des politiques publiques, l’équité étaient tout de même aborder par cet expert en économie ; en parlant de l’équité, Yaya sanni ajoute « l’équité est un concept qu’on a tendance à perdre de vue dans les pays sous-développés, donc la population guinéenne n’est pas homogène il y a des enfants, des vieux, des jeunes, des commerçants des agriculteurs, lorsqu’on y est dans cette place des politiques publiques il faut être capable de penser à cette dimension d’équité, parce que cela va affecté très différemment les populations, selon leurs statut sociale ,leurs activité professionnelles, et leur origine. Il faut que les étudiants et les décideurs publiques puissent intégrer ce principe-là dans la formulation et dans l’évaluation des politiques publiques».

Professeur Mamady kourouma le recteur de l’université général lansana conté n’a pas caché sa satisfaction pour la tenue de cette conférence dans son université « La nécessité pour nos pays de maintenir le rythme de croissance de leurs économies a édifié l’auditoire davantage à travers la qualité du conférencier, car la croissance des économies africaines bénéficie depuis quelques années de la hausse des cours des matières premières elle n’en demeure pas moins caractérisée par une instabilité potentielle des recettes d’exportations ». a expliqué le recteur de l’université général lansana conté de sonfonia