Saidou DIALLO -  FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Saidou DIALLO - FMLiberte Conakry, Freetown, Monrovia

Viol, enlèvement, coups et blessures, mariage forcé, exploitations, abandons, violences physiques, les grands maux dont les enfants ont été victimes durant l’année qui s’achève.

Parmi ces préjudices causés à cette couche sociale, les viols sur mineure, les coups et blessures et l’abandon ont pris le dessus avec 179 cas enregistrés du début de l’année jusqu’à nos jours, selon l’Office de protection du genre de l’enfance et des Mœurs (OPROGEM).

Les gens sont sans état d’âme ? Comment comprendre qu’un homme d’une trentaine ou quarantaine d’années peut se jeter sur une fillette de 2 mois, 5 ans ou 11 ans ? Pourquoi avoir la facilité de descendre sa barquette contre une petite qui a encore l’odeur du lait maternel dans sa bouche ?

Pire, lors de la journée internationale de l’enfant, un enfant tombait déjà sous les balles à Conakry pendant qu’il réclamait son droit: celui de l’éducation ou le retour de leurs maîtres en classe. Dommage!

Il faut de surcroît être une personne d’une autre planète pour kidnapper un bébé d’une femme qui a souffert pendant 09 mois sans bien dormir, ni bien manger, encore moins avoir la tranquillité dans tout ce qu’elle entreprend.

Dans une société où la justice est laxiste, c’est la promotion de l’impunité, l’anarchie, la criminalité, le barbarisme et autres actes de terreur qui font souvent lésion. Chemin faisant, on finit par se retrouver dans un État sauvage ! D’ailleurs, il faut dire que c’est ce qui encourage un autre mal, la vindicte populaire bien, sûr !

Il ne faut jamais exclure la responsabilité des parents dans ces pratiques. Sur 10 filles de moins 18 ans interrogées, huit ne connaissent guère la ou les raisons qui les poussent à porter des mini-jupes, des pantalons collants, etc. Elles font cet accoutrement au vu et au su de leurs parents. Pourtant, les gens ont, de nos jours, un degré d’excitation extrême provoquée par un regard profond de ces modes vestimentaires de nos sœurs. On imagine.

L’enfant est innocent! Pourquoi détruire son avenir? N’a-t-il pas le droit de connaitre un radieux avenir? Si on ne les aide pas, qu’on les laisse s’épanouir dans leur croissance!

 

Le collectif des avocats de l’ancien aide du camp de Moussa Dadis Camara président du CNDD était en face de la presse ce mercredi 20 décembre 2017 à Conakry.  Il était question pour ce collectif d’annoncer leurs inquiétudes sur la vie de leurs client qui selon eux ce dernier risque sa vie dans la cellule où il est détenu depuis son arrivé du Sénégal.

A l’entame, Me Paul Youmba a déploré les conditions de détention de son client : « Depuis son extradition au pays, il occupe une cellule dans la maison centrale de Coronthie à Conakry.  Il est non seulement le seul détenu parmi tant d’accusés qui occupent d’ailleurs, des hautes fonctions dans le gouvernement, mais aussi il souffre de tous les maux dans sa cellule », a-t-il deploré.

Dans son intervention, maitre Paul Youmba a raconté le scenario que son client vient de s’échappé suite à un empoisonnement dans sa cellule par voix d’injection qui devrait être exécuté par ses médecins dit traitant.

«  Le chirurgien est venu poser un diagnostique, le biologiste aussi a fait son prélèvement   et le résultat a été mis dans un registre qu’ils tiennent là-bas. Pour une deuxième fois, Toumba ne comprenait plus, cette fois ci, c’est un cardiologue qui vient  pour une intervention chirurgicale pour qu’il s’assure le bon fonctionnement du cœur. Au même moment, un  biologiste surgi  le seringue en main et partait vers Toumba, ainsi le cardiologue lui demande que voulez-vous faire ? Le biologiste lui répond non je vais le faire un prélèvement, où est le prélèvement que vous avez fait pour la première fois, avant que ce biologiste réponde c’est le directeur  national de l’administration pénitentiaire qui répond, non nous avons perdu l’échantillon. Le cardiologue poursuit ses questions est ce que vous n’avez pas reporté les premiers examens ? Le directeur répond si.  Le cardiologue dit en référez vous alors », a-t-il dit.

 Allant dans le même sens, il dira ceci : «  c’est ainsi, ce nouveau prélèvement n’a pas eu lieu malgré que le directeur de l’administration pénitentiaire qui insistait pour qu’on fasse le prélèvement a nouveau. Apres cette scène, c’est le Directeur du l’Hôpital Ignace Deen qui est venu avec un chirurgien pour dire à Toumba  qu’il est prêt pour l’opérer  dans sa cellule, Toumba a dit ça ne passe comme ça j’ai besoin d’être évacuer ».

 Vu l’inquiétude de son client sur sa sécurité, et son état de santé, Toumba Diakité sollicite une intervention hors de la guinée, une évacuation sanitaire à l’étranger.

A rappeler que le collectif  a annoncé leur retraite dans ce dossier pour le non respect des procédures. « Le collectif des avocats de Toumba se retire du dossier par manque de volonté politique des autorités guinéennes dans ce dossier », a-t-il conclu.

 

 Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a procédé ce dimanche 17 décembre 2017 au Camp Alpha Yaya Diallo, au lancement des travaux de construction et d’extension de l’usine militaire de confection des tenues.

 Cette usine qui renait après 24 ans de fermeture, va s’étendre sur 8 400 m2 avec une capacité de 720 000 tenues militaires et scolaires par an. Elle sera composée d’un bloc de tissage, deux blocs de coupe et confection, un bloc de fabrication de chaussures et un laboratoire pour le contrôle du tissu.

La société guinéo-turque Karkat S.A est chargée des travaux pour un délai de 3 mois.

Avec un coût de réalisation de 32 millions de dollars US, cette infrastructure va créer 1 558 emplois.

Le représentant de la société  Karkat S.A, Roda Fawaz, a non seulement rassuré du respect du délai contractuel, mais aussi la construction prochaine d’autres unités telles que l’usine de matelas à ressort, prévue à la mi-février 2018.

Le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, le Dr. Mohamed Diané, a remercié le Chef de l’Etat pour l’appui qu’il ne cesse d’apporter à l’armée guinéenne avant de lui assurer de l’engagement de son département à l’accompagner dans sa politique de développement du pays.

Le Président de la République s’est réjoui du lancement des travaux de ce projet qui va permettre à l’armée guinéenne d’être dotée d’une usine de confection après plusieurs années.

Le Chef de l’Etat  a rappelé que l’un de ses objectifs est de donner à la Guinée son indépendance économique d’où le programme d’électrification du pays. C’est pourquoi, il a rappelé que l’armée guinéenne au-delà de sa mission régalienne de protection du territoire national, va s’investir dans les activités économiques du pays à travers les projets de construction des infrastructures et interviendra dans le développement agricole.

Après s’être félicité des résultats de la reforme de l’armée, le Président Alpha Condé a promis d’aider cette armée pour qu’elle retrouve sa gloire d’antan.

Toutefois, le Président Alpha Condé a invité les autorités militaires à veiller à l’amélioration des conditions sociales des soldats qui sont par ailleurs invités à la discipline.

Revenu au pays le 15 décembre 2017 après une longue tournée qui l’a conduit à Charlem Cheick, à Paris, Istanbul et Abuja, notamment dans sa tunique de président en exercice de l’Union Africaine, le Pr Alpha Condé a reçu vendredi dans la soirée, le reggaeman Elie Kamano, au palais Sékoutoureyah.

Au cours de cette rencontre, le représentant du Front International des Sociétés Civiles Panafricaines en Guinée (FISPA), Elie Kamano a remis un document au président Alpha Condé dans lequel, une plainte est mentionnée contre l’ex chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy à la CPI pour avoir provoqué la guerre en Libye et assassiné Kadhafi.

« C’est à ma qualité de représentant du Front International des Sociétés Civiles Panafricaines en Guinée (FISPA), que j’ai été mandaté par mes pairs de la sous-région pour remettre au chef de l’Etat, Alpha Condé, la plainte que nous avons portée contre Nicolas Sarkozy à la CPI pour avoir provoqué la guerre en Libye et assassiné Kadhafi, en sa qualité de président de l’Union Africaine », a déclaré Elie Kamano à la sortie de l’audience.

Poursuivant ses propos, le reggaemant engagé a également précisé qu’à ce jour, la procureure de la CPI a promis d’examiner ladite plainte lors de sa visite au Mali, et d’ouvrir des enquêtes si possibles pour établir la culpabilité ou non de Sarkozy même si l’opinion internationale connait déjà la vérité.

« Le président de l’union Africaine a promis de mettre la lumière sur cette plainte, et m’a fait savoir qu’il avait condamné l’intervention de la France en Libye », a conclu Elie Kamano.